Deliverance – The Voyager Golden Banquet
Chronique Black/Sludge Psychédélique

Deliverance – The Voyager Golden Banquet

beunz
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Auteur
22 mai 2026
il y a 4 mois
9,822 vues
Année de sortie
2026
Note

Quatre ans après le très bon Neon Chaos In a Junk-Sick Dawn, les parisiens de Deliverance reviennent avec un quatrième album aux champs encore plus ouverts qu’à l’accoutumée. Partant toujours d’un mix de black metal et de sludge, le quartet – contenant des ex-Memories Of A Deadman, Aqme ou encore Abrahma – y adjoint de […]

Deliverance – The Voyager Golden Banquet

Quatre ans après le très bon Neon Chaos In a Junk-Sick Dawn, les parisiens de Deliverance reviennent avec un quatrième album aux champs encore plus ouverts qu’à l’accoutumée. Partant toujours d’un mix de black metal et de sludge, le quartet – contenant des ex-Memories Of A Deadman, Aqme ou encore Abrahma – y adjoint de très nombreuses envies annexes.

A commencer par une belle dose de psychédélisme, influences déjà perceptibles sur leur opus précédent mais qui prennent encore davantage de place. Au détour de notes de claviers planants à la manière d’un Pink Floyd, on se détourne de l’agression pour laisser notre âme divaguer. Ainsi des titres comme « Hellisual. » ou « Chasing The Dragon » (ce dernier possédant aussi une touche black mélodique épique) viennent apporter des idées fraiches, mais alors que dire de la suite !

Car en effet, « Headspace Collapse » vient soudain virer du côté du space rock avec vocaux cleans pris dans la réverb. On obtient là l’une des justifications de voyage stellaire annoncé… avant que le gras et les vocaux énervés ne refassent leur apparition sur sa seconde partie. Un aspect spatial qui va revenir à plusieurs reprises comme à mi-chemin de « Turn On, Tune In, Drop Out », titre débutant pas loin d’un Cult Of Luna avant de s’enrichir dans toujours plus de textures.

Le voyage vient s’achever par un diptyque très spectaculaire: « The Banquet » dont la « part.1 » démarre de manière très enlevée avant de bifurquer dans un groove finalement rejoint par ces claviers aventureux pour terminer. La « part.2 » quant à elle choisit le minimalisme pour commencer avant que des spoken words robotiques ne viennent épaissir le climat.

Un final qui aurait peut-être mérité de se développer davantage car cet ultime titre se termine un peu brusquement. Il n’empêche cependant pas du tout la satisfaction d’avoir participé à une épopée très mouvementée. Dans le sillage de son prédécesseur mais en relativement plus « calme », bourré d’idées et de sorties de pistes, The Voyager Golden Banquet brise bien des cloisons pour se révéler. Et donner envie d’y replonger…

Genre selon le Chroniqueur

black/sludge psychédélique

Catégories

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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