Uranium – An Exacting Punishment
Chronique Power Electronics/Black Metal/Indus

Uranium – An Exacting Punishment

beunz
beunz
Auteur
26 janvier 2023
il y a 3 ans
3,644 vues
Année de sortie
2023
Note

Découvert avec l’effroyable Wormboiler (2021), Uranium fait déjà son retour avec un nouvel EP cinq-titres tout aussi difficile d’accès. Comme son prédécesseur, An Exacting Punishment interroge notre perception dès sa pochette où l’on distingue une tête (?) sous ces restes d’effondrement. Musicalement aussi, on peut rester perplexe devant ces sons distordus modelés par AA (seul […]

Uranium – An Exacting Punishment

Découvert avec l’effroyable Wormboiler (2021), Uranium fait déjà son retour avec un nouvel EP cinq-titres tout aussi difficile d’accès. Comme son prédécesseur, An Exacting Punishment interroge notre perception dès sa pochette où l’on distingue une tête (?) sous ces restes d’effondrement. Musicalement aussi, on peut rester perplexe devant ces sons distordus modelés par AA (seul maître à bord), bien décidé à nous étouffer sous ces émanations malsaines.

Mélangeant à nouveau power electronics, noise-industriel et black metal, Uranium entend mettre en musique (si on peut encore l’appeler ainsi) la désintégration de l’humain suite à un soulèvement des machines. Une impression qui nous cueille dès « Trinity » où les superpositions de textures et le grésillement permanent nous place dans l’inconfort. Une sensation qui se voit doublée lorsque les vocaux criés s’amènent, appuyant encore plus sur le malaise.

Jouant sur les effets de stridence, de bidouillages irritants et de voix monstrueuses (« Prison Of Flesh »), Uranium semble prendre un malin plaisir à nous torturer les oreilles, y glissant des clous rouillés en plus de cette aura générale donnant l’impression d’une visite (au choix) d’une usine ou d’un asile psychiatrique abandonnés. Le climat de terreur est permanent, même lorsque l’on est dans du « minimaliste » (« Gnawing At The Bones », bande-son parfaite de film d’épouvante). Même effet sur de plus longues durées comme sur le morceau-titre aux dix minutes où l’on se prend des radiations sonores entre deux phases plus « ambiantes » ou bien la pesante conclusion « No Light » qui nous offre une sorte de Godflesh version sludge/doom de l’enfer.

Un nouveau cauchemar éveillé de la part d’Uranium, passé maître dans l’art de l’annihilation sonore, les corps font fondre (ou finir vaporisés).

  1. Trinity
  2. Prison Of Flesh
  3. Gnawing At The Bones
  4. An Exacting Punishment
  5. No Light

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

power electronics/black metal/indus

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article