Satanic Planet, c’est la rencontre de Dave Lombardo (batteur chez Slayer, Mr. Bungle et autres Misfits), Justin Pearson (chanteur de The Locust, Swing Kids et autres Deaf Club), Lucien Greaves (cofondateur du Satanic Temple, sorte de mise à jour du mouvement sataniste originel) et du producteur Luke Henshaw (Planet B). Auteur d’un premier opus en 2021 (sobrement appelé Satanic Planet), le groupe a depuis signé chez Relapse Records afin de livrer son second album.
Comme son prédécesseur, Dead Deities est un assemblage assez singulier de paysages sonores sinistres côtoyant des cris déments (à ce niveau Justin Pearson apparait toujours aussi fou avec son timbre strident) et des spoken words exposant les fondements de cette « jeune religion », à savoir le rejet de l’autorité, la dénonciation de l’hypocrisie des religions organisées ou encore la défense des libertés individuelles.
Un parti pris du quartet sonne aussi horrifique qu’expérimental, la majorité des titres installant un climat cru pas loin d’une indus primaire, ponctuée parfois de vocaux déformés ou passés à l’envers (l’intro « Damnatio Memoriae », « Cannibal Syndrome »), de sonorités issues de vieux films d’horreur (les claviers de « Antichrist » ou de « Church Burning » qui nous ramène pas loin d’un Skinny Puppy) voire d’éléments « ritualistes » comme sur « Ouroboros ». Et quand ça lui chante, le groupe mélange tout ça comme sur « Ammosexual » où l’on passe de l’incantatoire à un final punk/hardcore survolté, le tout sur fond d’onde hypnotique.
Alors oui, le côté avant-gardiste/religieux de Dead Deities ne va pas forcément parler à tout le monde, le climat étant sacrément tordu, ne sachant pas si le groupe se prend au sérieux ou fait tout au second degré. Quoi qu’il en soit, on a là un objet à part qui trouvera toute sa place en guise de bande-son de vos soirées d’Halloween, et par chance, il sort la veille, c’est-y pas beau ça ?
Satanic Planet
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire