Ça commence comme un nième groupe de post-rock, tout pathos dehors, et on se dit qu’on ne tiendra pas longtemps avant de bailler aux corneilles, et ce bien que la musique soit plutôt jolie et tienne bien la route. Heureusement, à 4 minutes et quelques, la batterie blastée et la voix black font leur apparition et on se retrouve dans un univers un peu plus original, bien que le mélange des deux genres ait finalement déjà été touché du doigt partiellement auparavant (on pense à certaines influences d’un Wolves in the Throne Room par exemple ou en plus chiant d’un Altar of Plagues).
Du black, Deafheaven ne retient pas la haine ou la rage, mais plutôt la tristesse, expulsée avec la violence qu’on connaît au genre.
L’album est court, ce qui est une bonne chose, car il n’est pas sûr qu’une telle recette très riche en guimauve ne devienne pas écœurante sur la durée. Roads to Judah passe bien, car le groupe a l’intelligence de ne pas enchaîner les pièces de 12-15 minutes, mais de proposer aussi des morceaux plus courts (tout est relatif cela dit) et plus frondeurs.
Deafheaven
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