Blood red throne – Blood red throne

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Style: Death metal rouleau compresseurAnnee de sortie: 2013Label: Sevared Records

Lorsque, au bout de plusieurs années (15 en l’occurrence), un groupe décide de sortir un album homonyme, on est en général face à une volonté de remettre les pendules à l’heure histoire de rappeler aux Cassandre que le feu est toujours présent, de marquer clairement qu’on a affaire à l’essence même de l’âme du groupe. Blood red throne ne semblent pas échapper à la règle.Autant ne pas vous conter fleurette, je n’ai jamais accordé une importance excessive aux deatheux norvégiens ; tout ce qui me ramenait de temps en temps à eux résidait dans le fait que le groupe avait été formé par 2 figures du black scandinave (Dod et Tchort ayant officié chez les grands noms) et qu’il pratiquait un death metal de bonne facture comme on dit quand on est face à un produit bien fait mais qui ne maintient pas l’érection plus de 5, 6 titres.

En 2011, débarque Brutalitarian regime, 6ème méfait et premier album sans l’un des piliers fondateurs : Tchort. Le départ de ce dernier a visiblement laissé quelques traces car la sortie est moyennement convaincante. Les die hard fans ont probablement dû commencer à s’inquiéter et ont peut-être accueilli ce successeur Blood red throne avec d’autant plus de craintes que les cartes ont encore été rebattues : exit le chanteur et le bassiste. En peu de temps beaucoup de changements donc. J’ignore si le line up  a aujourd’hui trouvé son équilibre mais, vue la qualité de l’album, ce serait à mon avis une grave erreur de le chambouler une nouvelle fois car ici tous les éléments trouvent leur place et l’occupent sans vouloir en être délogés même s’il fallait faire face à une armée de tractopelles.

Bien que le groupe ait trouvé refuge chez Sevared, label qui n’est pas vraiment réputé pour accueillir des fauves édentés et émasculés, la tendance est globalement plus au groove qu’au tabassage pur et dur façon Cannibal Corpse ou Vomitory comme c’était un peu la tendance aux débuts. Attention, le côté mélodique n’est pas non plus une caractéristique absolue de Blood red throne (c’est pas Dark Tranquillity hein), ne craignez donc pas de vous aventurer sur les terres du groupe si vous abhorrez le melodeath ; d’autant que certains titres frôlent la perfection en proposant un équilibre brutalité/mélodie redoutable.

Dès l’introductif « Soulseller », les bases sont posées : la machine à riffer et à faire headbanguer a sorti l’artillerie lourde et nous fait comprendre qu’elle ne se privera pas en plus pour nous claquer des soli particulièrement inspirés (« Torturewhore »). Les petites tueries s’enchainent comme à la parade, Blood Red Throne ont rarement autant excellé à proposer un songwritting totalement abouti (c’est le festival du break qui tue : « In hell I roam », « March of the undying »)

Le trône laissé vide sur la pochette reste à conquérir, le groupe n’est pas dupe. Mais en matière de gros death puissant, groovy et guerrier, les Norvégiens ont cette année marqué le territoire à grandes « eaux ».

Site officiel

Track list :

1/ Soulseller

2/ In Hell I Roam

3/ Hymn of the Asylum

4/ Primitive Killing Machine

5/ Deatholation

6/ Torturewhore

7/ Exoneration Manifesto

8/ Dødens makt

9/ March of the Undying

 

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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