Voici un oublié de 2025 valant le détour ! On ne va pas se le cacher, No Heroes tient son nom de l’album éponyme de Converge (2006), influence notable du groupe donc. Cependant le groupe originaire du Minnesota (formé en 2014, notamment par un membre d’Ashbringer) ne se contente pas de faire comme son apparent modèle mais vient à ajouter de très nombreux éléments annexes à son chaos.
En effet, le groupe développe un univers très sombre auquel s’imbriquent diverses influences allant du sludge au black metal en passant par le grind et les bidouillages noise. Un conglomérat de violence sous quasiment toutes les formes possibles qui permet à l’auditeur une écoute active pleine d’imprévisibilité durant cette petite demi-heure.
Passant du hardcore chaotico-grindisant avec des rappels de Converge (forcément !) mixés à du grind à la Discordance Axis/Full Of Hell (« Brood ») à des passages plus lourds et atmosphériques comme sur « Erase Me » (qui va du coté du post-black grâce à quelques riffs en trémolo s’intégrant très bien au reste) ou encore « White Walls » qui intègre, lui, un peu d’indus façon Godflesh à leur hardcore. Les contrastes entre leurs fulgurances brutales (« Husk Of Heaven ») sont d’autant plus larges avec les deux derniers titres, notamment « Eternal » qui se développe pendant presque douze minutes avec une progression atmosphérique allant du malaise à une certaine forme de délicatesse.
On obtient au final un premier album ouvert et ambitieux tout en étant construit avec minutie. Un inclassable de 2025 sorti de nulle part méritant amplement de se faire connaitre !
No Heroes
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire