Un an après leur split en compagnie de Temple Of The Fuzz Witch (Conjuring), les franco-québécois Seum reviennent avec un nouvel album interpelant déjà rien que par sa cover (qui semble être une photo originale). Parking Life propose huit nouveaux titres, ou plutôt sept puisqu’il reprend son « 666 Problems » (présent sur le split) mais dans une version réenregistrée en compagnie de Vincent Houde (Dopethrone), un titre doté d’un son beaucoup plus accessible que sa première version.
Et c’est là la principale nouveauté chez Seum. Un son connaissant une évolution très notable sur ce Parking Life. En effet, l’approche doom’n’bass du trio pouvant paraître jusqu’alors très sèche avec un grain auquel s’adapter demandait un certain temps (et pouvant paraître redondante pour certains), les choses sont ici plus mélodiques et « confortables ».
Sans pour autant trop modifier sa recette personnelle qui demeure brute (les deux premiers titres étant particulièrement râpeux), Seum s’ouvre donc à des évidences et ose même le chant clean (attention, pas si clean que ça, on reste dans le rugueux !) sur des titres comme « Labrador », irrésistiblement groovy, « Right Swipe Blues » et « Always On My Mind », très surprenant mix de High On Fire et de Monster Magnet (les mélodies vocales planantes sur les couplets).
Et même si le trio gagne en lisibilité, il conserve malgré tout cette aura crue et sans compromis, comme un Bongzilla qui rencontrerait Corrosion Of Conformity. Un renouvellement de leur style – leur âcreté caractéristique rencontrant des émotions inattendues – leur allant comme un gant. Keep it doom (et toujours sans basse) !
Seum
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