En voilà une surprise ! Alors qu’on le pensait mort et enterré depuis 2010 (date de son dernier album Evil Power), le minotaure a fini par trouver la sortie du labyrinthe ! Seize ans après, voici donc le trio de Chicago de retour, légèrement remanié puisque qu’un certain Sanford Parker (Buried At Sea, ex-Nachtmystium ou encore ex-Minsk, aussi producteur de plein de groupes importants comme Eyehategod, Indian ou encore Yakuza) est arrivé à la basse.
Et comme si le temps ne s’était pas arrêté, Lair Of The Minotaur reprend sur I Hail I son bonhomme de chemin mixant sludge, hardcore, doom, thrash, death et rock’n’roll (oui tout ça !). Et malgré l’âge des gaillards qui doivent être aujourd’hui autour de la cinquantaine (je me souviens les avoir vus en live en 2007 en ouverture des regrettés Capricorns, ça ne nous rajeunit pas !), l’alliance d’énergie et de gras fonctionne toujours à merveille, accompagnée une fois de plus de cette aura « evil » qui leur est propre (l’interlude malsaine « Vulture Worship »), signifiée par la voix monstrueuse de son vocaliste.
Agrémenté d’un son maousse (signé Parker lui-même, bien entendu !), ce cinquième album qu’on attendait plus trouve l’équilibre entre le groove « Entombedien », le poids suffocant (avec comme point d’orgue l’énormissime final « Tartarus Apocalypse ») et les accélérations touchant au grindcore (« Deepest Hell ») voire au black metal (« Family Tree » et ses trémolos entraînants).
Aucune révolution à l’horizon, la finesse est restée aux vestiaires mais ce n’est définitivement pas ce qu’on venait chercher ici. Un très convaincant retour pour ces trois bucherons de l’enfer !
Lair Of The Minotaur
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