Trois ans après l’excellente surprise qu’était Thirst, les lorientais Trainfantome retournent à la fête foraine, toujours habités d’une profonde mélancolie s’exprimant au travers de tout plein d’influences s’imbriquant à leur indie/shoegaze. Le quartet monté autour d’Olivier Le Tohic vient donc offrir onze nouvelles compos dans le prolongement de l’album précédent, riches en arrangements pour mieux surprendre l’auditeur dans son exploration à haute teneur en mélancolie.
Dès « Avoider », on peut déjà bien la ressentir cette profonde mélancolie. Une ouverture plutôt douce aux contours plutôt sombres, mais les mélodies émotionnelles font immédiatement effet. Et ça, Trainfantome va s’employer à le faire durant l’intégralité de ce Constant Farewells, ajoutant quelques riffs plus musclés à sa douceur (« Here The Mermaids Play » dans un esprit proche de Cheatahs), avec aussi quelques incursions post-hardcore (« rituals ») et nerfs plus enlevés sur « Bleeding at the door ».
Et leur pendant shoegaze/indie apaisé va souvent prendre le dessus comme sur « Silhouette » (aux agréables réminiscences de Pile), « Skins Made One » ou encore « Origami » qui sonne du côté de Nothing. Ajouté à cela quelques envies plus surprenantes comme les éléments electro de « RED HERRING » qui ne paraissent pas du tout en décalage dans leur univers (au contraire même, l’hypnose opère totalement) sonnant toujours autant 90’s sans en avoir l’air.
Marqué par une ouverture d’esprit encore plus large qu’auparavant, ce nouvel album aligne tube sur tube et vient durablement marquer les esprits.
Trainfantome
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