Reekmind – Glints From the Crematorium
Chronique Death/Doom/Sludge

Reekmind – Glints From the Crematorium

beunz
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Auteur
24 juillet 2026
il y a 1 mois
11,627 vues
Année de sortie
2026
Note

Quartet australien débuté il y a deux ans seulement, Reekmind propose déjà une seconde livraison un an après son premier album (Mired In The Reek Of Grief). Une rapidité au niveau des sorties laissant à penser qu’il en est de même au niveau de la brièveté de leurs compos, erreur, c’est même tout le contraire […]

Reekmind – Glints From the Crematorium

Quartet australien débuté il y a deux ans seulement, Reekmind propose déjà une seconde livraison un an après son premier album (Mired In The Reek Of Grief). Une rapidité au niveau des sorties laissant à penser qu’il en est de même au niveau de la brièveté de leurs compos, erreur, c’est même tout le contraire !

Reekmind propose en effet un alliage aussi glauque qu’épais de doom, death et sludge que le gang de Sydney se plait à faire trainer en longueur pour mieux accabler l’auditeur dans cette sinistrose en slow-motion. Ce nouvel EP débute en effet par « Flesh Draped on a Pitiful Frame », soient treize minutes débutant de manière ultra lugubre (guitare acoustique et échos étranges sonnant plus hostiles qu’il n’y parait) avant que le doom/death des cavernes australiennes ne viennent nous submerger. On retrouve là cet amas de saindoux typique du genre surplombé de vocaux putréfiés, bien en adéquation avec l’ambiance moribonde (et pour le coup, on a là un invité en la personne de Daniel Butler, vocaliste de Vastum et Acephalix, pour ajouter une bonne louche de gras en plus, tant qu’à faire !).

Une entame aussi sale que ronronnant, mais paradoxalement accrocheuse qui va être suivie par un « Cyst Megalith » durant moitié moins de temps, et pour cause, le groupe a décidé ici d’accélérer un tantinet. Enfin, seulement un peu car les stalactites vous tombent perpétuellement sur les cervicales durant cette séance de spéléologie des enfers. Et si vous n’en aviez pas eu assez sur le dos, un petit bonus-track vous est proposé pour vous remettre. « Rehearsal in a Body of Death » est dans l’esprit des deux autres titres: peu de variations mais un conglomérat inconfortable de gerbe et de sang qui viennent enduire vos esgourdes.

Un nouvel EP morbide à la lenteur agonisante créant là une oppression malsaine donnant lors des premières écoutes un vertige nauséeux avant qu’on prenne finalement plaisir à y revenir. Les fans de Coffinworm, Krypts ou encore Spectral Voice y trouveront ici leur bonheur.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

death/doom/sludge

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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