Dans la famille revival metalcore des années 2000, je demande les p’tits gars du Tennessee ! Tenant son patronyme du film du même nom avec Matt Dillon, A Kiss Before Dying débarque avec un second album (deux ans après The Death Of All I Once Held Dear) prenant le parti de l’abrasion permanente.
De la cover avec logo dans l’esprit à la prod un brin étouffée, c’est comme si on avait fait un bond dans le passé avec ce type de metalcore tranchant fait de breakdowns alternant avec séquences chaotiques puis des riffs en trémolos façon mélodeath (« Dead People Can’t Sing »), le tout avec une production assez sèche (à l’ancienne, mais bien adaptée à nos oreilles d’aujourd’hui). Le chant, quant à lui, donne doublement dans le criard, l’un aigu, l’autre un peu plus rauque. Mais d’autres voix se feront entendre puisque pas mal d’invités parsèment ce nouvel album comme Peter Rono (Kaonashi) et son timbre si particulier sur l’explosif « Qualifing Factors of a Sacrifice to Hellfire », Vulgarity sur « Rage Of Caliban » ou encore Officer Down sur « Rose Of Sharon Cassidy » (excellent titre offrant un pont plus aventureux).
Sans inventer la roue, ni chercher à révolutionner quoi que ce soit (« The Most Heartfelt of All Fallacies » contenant d’agréables réminiscences de vieux Poison The Well), A Kiss Before Dying livre ici une prestation très solide, tendue de A à Z et aux breakdowns bien méchants. Sa violence crue et frontale contraste de toutes les sorties actuelles du genre. Les nostalgiques des prémices du genre devraient être ravis.
A Kiss Before Dying
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