A Sight in Veracity – Film Burns
Chronique Pop Djent Metalcore

A Sight in Veracity – Film Burns

beunz
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Auteur
15 août 2026
il y a 2 mois
7,177 vues
Année de sortie
2026
Note

Duo australien déjà auteur de quelques albums (dont un diptyque intitulé Trivial Imagination terminé il y a deux ans), A Sight in Veracity joue une musique aux confluents de genres: djent, metalcore façon 2010, pop, rock alternatif, shoegaze et metal progressif se rencontrant dans un alliage paradoxal sur le papier, aussi propre que heavy. Leur […]

A Sight in Veracity – Film Burns

Duo australien déjà auteur de quelques albums (dont un diptyque intitulé Trivial Imagination terminé il y a deux ans), A Sight in Veracity joue une musique aux confluents de genres: djent, metalcore façon 2010, pop, rock alternatif, shoegaze et metal progressif se rencontrant dans un alliage paradoxal sur le papier, aussi propre que heavy.

Leur nouvel album, Film Burns, apporte comme son titre l’indique une vision cinématographique à leur son, comme l’atteste l’introductif « Night Tale » et son côté planant et vaporeux. Une entame complétée par « A Room Full Of Acquaintances » qui opte pour un chant un brin trafiqué (saturé) mais terriblement catchy tandis que le reste est occupé par une guitare pleine de delay, planante mais puissante à la fois. Un single en puissance qui est suivi par un autre. « Cinemarker » et ses riffs chaloupés d’obédience djent contenant un refrain familier mais tellement efficace, tel un Fear Factory version juvénile.

Après un interlude très délicat (« Auburn »), « Everyone Leaves At Some Point » arrive dans sa continuité, doté de couplets doucereux (pouvant faire un peu grincer des dents) suivi d’un refrain enlevé et poignant, là encore une optique pas inédite pour un sou mais terriblement accrocheuse. Après les émotions, « Split Frame » puis « Fixed In Post » débarquent comme les titres les plus « metal » de l’album, le chanteur Bob McGonnell y apparait déchainé tandis que son comparse nous gratifie de breakdowns nerveux (façon Periphery ou Northlane) avant de nouveaux refrains planants, fonctionnant autant que les précédents.

On obtient là un album plutôt curieux, doté d’une production façon vaporwave (genre dont ils se revendiquent depuis leurs débuts), à la délicatesse se transformant en surpuissance au finish, ce qui les fait sonner un peu à part dans cette scène si surchargée. A Sight in Veracity signe là un court album très facile d’accès grâce à ses refrains calibrés et entêtants, agréablement sucré comme un fruit d’été.

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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