Et voilà, Darkest Hour a la trentaine, le groupe de Washington mené depuis ses débuts par John Henry (dernier membre originel en compagnie du guitariste Mike Schleibaum) est bien installé sur la scène « mélodeath meets metalcore » depuis son album charnière Undoing Ruin (2016). Suffer Divine est donc un onzième album qui ne va pas vraiment dénoter au sein de leur discographie.
En effet, pas de surprise à l’horizon, ce nouvel album poursuit dans ce rythme de croisière adopté depuis quelques albums, délivrant toujours des riffs d’école Gothenburg sur des rythmiques plutôt entrainantes, le tout surmonté du timbre toujours égal à lui-même d’Henry, monocorde mais à la rage communicative. Techniquement irréprochables, les musiciens délivrent de nombreux morceaux de bravoure, notamment des soli enlevés et même un moment guitar hero sur l’intro de « The Unforgiving End », accompagné d’une guitare acoustique (le titre s’énervera un peu par la suite, mais le « moment Joe Satriani » introductif aura déjà donné envie de zapper !).Le groupe a peut-être cherché à se renouveler, ça tombe ici malheureusement un peu à plat.
Au niveau des mélodies, nombreuses et très efficaces pour la plupart, certaines apparaissent parfois un poil forcées comme celles de « Salvation » ou bien de « Tribalist » (ramenant vers ce qu’ils faisaient sur Undoing Ruin). Mais à côté, certains titres préfèrent mettre les bouchées doubles en terme de violence (« Everydays Horror », très thrash dans l’âme), ce qui vient apporter quelques contrastes heureux à ce Suffer Divine.
Alors certes, on n’a sûrement pas ici le meilleur album de la discographie de Darkest Hour (à cause d’un peu trop de descentes de manche façon heavy metal à mon goût), mais bien assez d’éléments pour qu’il titille l’oreille de l’amateur de death mélodique propre et agressif à la fois. Zéro surprise donc, mais toujours du solide !
Darkest Hour
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire