Darkest Hour – Suffer Divine
Chronique Death Mélodique/Metalcore

Darkest Hour – Suffer Divine

beunz
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Auteur
30 octobre 2026
il y a 2 heures
20 vues
Année de sortie
2026
Note

Et voilà, Darkest Hour a la trentaine, le groupe de Washington mené depuis ses débuts par John Henry (dernier membre originel en compagnie du guitariste Mike Schleibaum) est bien installé sur la scène « mélodeath meets metalcore » depuis son album charnière Undoing Ruin (2016). Suffer Divine est donc un onzième album qui ne va pas vraiment […]

Darkest Hour – Suffer Divine

Et voilà, Darkest Hour a la trentaine, le groupe de Washington mené depuis ses débuts par John Henry (dernier membre originel en compagnie du guitariste Mike Schleibaum) est bien installé sur la scène « mélodeath meets metalcore » depuis son album charnière Undoing Ruin (2016). Suffer Divine est donc un onzième album qui ne va pas vraiment dénoter au sein de leur discographie.

En effet, pas de surprise à l’horizon, ce nouvel album poursuit dans ce rythme de croisière adopté depuis quelques albums, délivrant toujours des riffs d’école Gothenburg sur des rythmiques plutôt entrainantes, le tout surmonté du timbre toujours égal à lui-même d’Henry, monocorde mais à la rage communicative. Techniquement irréprochables, les musiciens délivrent de nombreux morceaux de bravoure, notamment des soli enlevés et même un moment guitar hero sur l’intro de « The Unforgiving End », accompagné d’une guitare acoustique (le titre s’énervera un peu par la suite, mais le « moment Joe Satriani » introductif aura déjà donné envie de zapper !).Le groupe a peut-être cherché à se renouveler, ça tombe ici malheureusement un peu à plat.

Au niveau des mélodies, nombreuses et très efficaces pour la plupart, certaines apparaissent parfois un poil forcées comme celles de « Salvation » ou bien de « Tribalist » (ramenant vers ce qu’ils faisaient sur Undoing Ruin). Mais à côté, certains titres préfèrent mettre les bouchées doubles en terme de violence (« Everydays Horror », très thrash dans l’âme), ce qui vient apporter quelques contrastes heureux à ce Suffer Divine.

Alors certes, on n’a sûrement pas ici le meilleur album de la discographie de Darkest Hour (à cause d’un peu trop de descentes de manche façon heavy metal à mon goût), mais bien assez d’éléments pour qu’il titille l’oreille de l’amateur de death mélodique propre et agressif à la fois. Zéro surprise donc, mais toujours du solide !

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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