Darkest Hour – Godless Prophets & The Migrant Flora
Chronique Metalcore/Death Mélodique

Darkest Hour – Godless Prophets & The Migrant Flora

beunz
beunz
Auteur
10 avril 2017
il y a 9 ans
3,622 vues
Année de sortie
2017
Note

Alors celui-là j’ai pas mal hésité avant de poser mes oreilles dessus. Darkest Hour m’ayant très fortement déçu avec son album éponyme sorti chez Sumerian Records il y a presque trois ans, convenu et tout plein de sirop dégoulinant de partout. Bref un Darkest Hour méconnaissable qui a finalement signé non pas chez Rise Records […]

Darkest Hour – Godless Prophets & The Migrant Flora

Alors celui-là j’ai pas mal hésité avant de poser mes oreilles dessus. Darkest Hour m’ayant très fortement déçu avec son album éponyme sorti chez Sumerian Records il y a presque trois ans, convenu et tout plein de sirop dégoulinant de partout. Bref un Darkest Hour méconnaissable qui a finalement signé non pas chez Rise Records mais chez Southern Lord (label de Black Breath, Pelican et autres Wolfbrigade), c’est que le label se serait ouvert aux groupes ayant des passages emo ? Ou bien c’est le groupe qui a changé ?

Réponse 2 mon capitaine ! Darkest Hour opère avec Godless Prophets & The Migrant Flora un complet bond en arrière en privilégiant totalement son côté agressif et met au rebut les refrains emo rédhibitoires pour notre plus grand bonheur. Certes les mélodies n’ont pas été totalement gommées, elles n’arrivent cependant plus du tout avec du chant geignard comme cela été le cas sur l’album précédent (John Henry privilégiant ses hurlements caractéristiques), mais par des guitares aux riffs puissants et des soli parfois déchaînés (« The Flesh & The Flower Of Death » par exemple).

Bref, on se retrouve avec une impression entre Undoing Ruin (les mélodies souvent surpuissantes) et un peu de ce qu’ils faisaient avant (les phases les plus agressives), en gros un mélange entraînant de metalcore et de death mélodique, avec un son aux petits oignons signé Kurt Ballou (Converge). Les détracteurs pourront leur reprocher un côté compact un peu redondant ou l’absence de prise de risque en sonnant exactement comme il y a douze ans (ah oui Undoing Ruin a déjà douze ans !), mais si la prise de risque est aussi inintéressante que l’album précédent, alors autant qu’ils restent sur leurs acquis comme ici. Darkest Hour n’est pas mort et réalise un retour très convaincant, les fans de la première heure peuvent revenir en totale confiance…

  1. Knife In The Safe Room
  2. This Is The Truth
  3. Timeless Numbers
  4. None Of This Is The Truth
  5. The Flesh & The Flower Of Death
  6. Those Who Survived
  7. Another Headless Ruler Of The Used
  8. Widowed
  9. Enter Oblivion
  10. The Last Of The Monumets
  11. In The Name Of Us All
  12. Beneath It Sleeps

Bandcamp

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

metalcore/death mélodique

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3087 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article