Septa – Bitten By The Serpent Of The Kingdom Of The Spirit

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Style: alternative/progressive/post-hardcoreAnnee de sortie: 2019Label: Venona Records

On n’avait pas pris de nouvelles de Septa depuis 2014 et son EP Destroyer, c’est que le temps file ma bonne dame ! Depuis, le groupe ukrainien a poursuivi son bonhomme de chemin, alternant albums, EPs, live, covers et rééditions (tandis que son chanteur a aussi officié chez The Nietzsche en même temps), bref pas de temps mort pour eux ! Bitten By The Serpent Of The Kingdom Of The Spirit n’en contient pas non plus de temps mort, le nouvel album du groupe originaire d’Odessa est un nouveau mélange d’influences très variées sur fond d’une thématique plutôt originale: le Golem.

Ce concept-album est en effet basé sur la nouvelle de Gustav Meyrink (et du film The Monster Of Fate), traitant de cette créature de la mythologie juive, sorte de monstre d’argile dénué de parole, défenseur de son créateur malgré son absence de libre arbitre. Chaque titre possède donc des paroles traitant de cette légende, mais niveau musique qu’est-ce que ça donne ?

Comme à son habitude Septa aime aller où bon lui semble, brouiller les pistes et tenter de se renouveler. Ainsi l’on trouve sur ce nouvel album beaucoup de Tool, une influence on ne peut plus prégnante ici. Le mimétisme vocal est évident mais le groupe ukrainien y adjoint de nombreuses cassures nous entraînant dans d’autres contrées, tantôt proches d’un Faith No More (« Clay Boy », « Golem/1915 », la partie plus virulente de « Pogroms »)ou d’un Opeth (« You were created by the sages; return to your dust »), le tout avec une recherche mélodique constante.

On notera aussi quelques trouvailles sonores renforçant l’intérêt de cet album comme l’étrange intro de l’excellent « Tannhäuser Gate », le passage brutal de « The Tin Man » ou encore le combo guitare acoustique/harmonica de « Met, « dead » », ballade un peu simple mais touchante.

Bitten By The Serpent Of The Kingdom Of The Spirit mérite beaucoup d’attention car il est plus imprévisible qu’il ne parait. Certaines mélodies vous paraîtront peut-être un peu trop forcées lors des premières écoutes, cette impression s’estompera lors des suivantes devant la fraîcheur dégagée par Septa. Les déçus du dernier Tool peuvent venir s’aventurer par ici sans crainte.

  1. Emet, « truth »
  2. Clay Boy
  3. Pogroms
  4. New Motive Power
  5. Tannhäuser Gate
  6. Golem/1915
  7. The Tin Man
  8. Met, « dead »
  9. You were created by the sages; return to your dust

beunz
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