Yawn – Materialism
Chronique Djent/Expérimental/Ambient

Yawn – Materialism

beunz
beunz
Auteur
7 mars 2022
il y a 4 ans
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Année de sortie
2022
Note

Jeune quintet originaire d’Oslo, Yawn débarque avec un premier album fruit d’influences diverses et d’expérimentations. Et si un tel nom pouvait faire penser à une piètre estime de leur musique (« bâillement »), les norvégiens tentent au contraire de prouver ici que l’ennui ne fait pas partie de leur répertoire.

Yawn – Materialism

Jeune quintet originaire d’Oslo, Yawn débarque avec un premier album fruit d’influences diverses et d’expérimentations. Et si un tel nom pouvait faire penser à une piètre estime de leur musique (« bâillement »), les norvégiens tentent au contraire de prouver ici que l’ennui ne fait pas partie de leur répertoire.

Totalement instrumental, Materialism est improvisé, décomposé en quatre chapitres principaux eux-mêmes fragmentés entre trois et cinq parties. Je vous vois bâiller là. OK, Yawn mélange ici des influences jazz et djent grâce à ce jeu précis sur les polyrythmies et gros riffs balancés par des guitares ayant vraisemblablement trop de cordes. Ainsi le nom d’Animals As Leaders vient en tête régulièrement quand les choses s’enveniment et que le climat se fait plus groovy. Mais Yawn va au gré de ses envies, mélangeant passages atmosphériques envoûtants (voire oppressants), moments bruitistes et riffs complexes durant ces trente-sept minutes.

Materialism est de ces albums exigeants et imprévisibles même après quelques écoutes, baignés d’une telle richesse que les surprises subsistent entre deux mouvements (les notes orientales de « Critical Mass » par exemple) et qu’on s’y égare souvent. Le djent teinté d’ambiances sci-fi (avec forte présence de synthés) des norvégiens demande un véritable investissement de l’auditeur tant il est singulier. Une curiosité baignée d’expérimentations pour un album « challenging » à défaut de donner envie d’y revenir. Et si par hasard vous ne parveniez pas du tout à vous immerger dans l’univers de Yawn, il y a malheureusement des chances que votre bouche ne suive l’exemple prôné par son patronyme…

  1. Cement III : Gobsmack
  2. Cement III : Fall Out
  3. Cement III : Restart, Reload, Rebuild

    Chaos I : Artificial Superstition

    Chaos I : Greed

    Chaos I : ISM

    Chaos I : Untelligence

    Chaos I : Order

    Lachrymator II : Lignite

    Lachrymator II : Erebus & Terror

    Lachrymator II : Tripwire

    Lachrymator II : Unstoppable force

    Tokamak IV : Immovable Object

    Tokamak IV : Critical Mass

    Tokamak IV : Fluorescence & Entropy

    Tokamak IV : Confluence

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

djent/expérimental/ambient

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

1 commentaire

Phileas Prog

il y a 4 ans

Tout à fait d’accord avec la chronique.

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