Martröð – Draumsýnir eldsins

Martröð – Draumsýnir eldsins

beunz
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Auteur
2 janvier 2026
il y a 8 mois
13,706 vues
Année de sortie
2025
Note
Retour après neuf ans de silence pour le duo américano-islandais, Martröð a sorti en toute fin d'année l'un des meilleurs albums de black metal de 2025.
Martröð – Draumsýnir eldsins

C’est toujours la même chose en fin d’année. Les sites/webzines spécialisés se hâtent pour sortir leurs tops de l’année écoulée dès novembre, occultant complètement les albums sortant en décembre, et laissant par la même occasion passer des pépites. En voici une.

Martröð, c’est une collaboration entre Islande et Etats-Unis, plus précisément entre deux hommes tellement prolifiques qu’on pourrait écrire un bouquin en listant leurs groupes/projets: l’islandais, c’est H.V. Lyndgal (chant/guitare), tête pensante de Wormlust ou Vörnir, tandis que le ricain, c’est l’infatigable Alex Poole (Chaos Moon, Krieg, Ringarë…). Un groupe plus minimaliste qu’il ne l’était à ses débuts – le premier EP date de 2016 – puisque l’on y trouvait aussi Wrest (Leviathan, Lurker Of Chalice), Thorns (Chaos Invocation, Darvaza), D.G. (Misþyrming) et le français MkM (Antaeus). Pour celui-ci, ils auront eu recours à des musiciens de session

Les deux sortent donc après neuf ans de silence un premier album du genre massif, optant pour la dissonance qu’ils nous calent par tourbillons dès l’ouverture « Sköpunin ». Une entame façon Deathspell Omega ou Ulcerate, soient de très nombreux riffs qui se télescopent et se superposent, ce que le duo va continuer à faire sur de longues durées.

Avec seulement quatre titres (dépassant les huit minutes), ce premier long-format créée une atmosphère qui aurait pu paraître bordélique et incompréhensible, or le duo se plait à caler des nuances bienvenues comme des breaks plus « sensibles » ou même des chœurs et des instruments acoustiques (toujours sur « Sköpunin »), venant ajouter par là un côté humain à leur agression quasi constante.

Le rendu final est une sorte de vortex inextricable, exigeant avec ses variations psychédéliques et complexes entre deux salves de violence frontale, mais contenant beaucoup d’émotions sous-jacentes allant jusqu’à la transe. Un album malheureusement absent de nombreuses top listes de l’année, mais qui figurera bien sur la mienne.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

black metal

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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