Retour au bercail pour Fuming Mouth, le groupe du Massachussetts étant revenu chez Triple B Records (chez qui était sorti leur début The Grand Descent – 2019) après un bref passage chez le géant Nuclear Blast (le finalement assez moyen Last Day Of Sun – 2023). Une sorte de retour en arrière aussi caractérisé par le fait que son frontman Mark Whelan a complètement modifié le line-up du groupe, recrutant à la batterie Jay Weinberg (Infectious Grooves, ex-Slipknot, ex-Madball, ex-Suicidal Tendencies…) en lieu et place du regretté Cayle Sain (décédé fin 2023), et… c’est (apparemment) tout !
Totalement maître à bord, le frontman opère donc ici un retour aux fondamentaux qui se manifeste aussi dans le son, retrouvant tout le punch ainsi que le grain du premier album, soit cette mixture maison de death groovy à la Entombed (influence flagrante) mixée à du Gatecreeper et de hardcore lorgnant sur le crust, avec une touche Nails pas dégueulasse (« Cheat Death » aux lyrics revanchards comme « I have survived, I refuse to die » faisant écho au cancer que Whelan a dû affronter). Souvent direct entre moshparts, vocaux aboyés (contrasté de quelques growls de temps en temps) et cavalcades ponctuées de soli à l’ancienne (« Self-Exhumed » pour n’en citer qu’un), Fuming Mouth ralentit aussi le tempo pour mieux caler des envolées (de guitare comme vocales) histoire d’avoir un renouvellement de leur pouvoir épique (plus lumineux ici, vous l’aurez compris).
Méchant mais grisant, ce nouvel album va réconcilier les déçus du précédent, valant surtout pour le retour au son rentre-dedans bien gras grâce à une HM2 surchauffée. Death à la suédoise et hardcore sont ici dans de très bonnes mains.
Fuming Mouth
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