Projet solo d’un certain Matteo Balzarini, Marea existe depuis 2023 et a déjà sorti un album en 2024 (The Silence of Rust) et un EP l’an dernier (Adrift). A Caress of Autumn for All the Lost arrive parfaitement à la bonne saison, offrant là un black metal aux atmosphères mélancoliques, alternant délicatesse et rugosité.
« A Caress of Autumn » débute l’album avec une douce guitare acoustique avant que l’on ne parte dans des trémolos tendus devenant ensuite plus tristounets (« The Beauty Of Broken Things »). Une ouverture épique bardée de changements rythmiques, d’accélérations en cascades, d’incursions folk, de langueurs doom avec des vocaux acérés (dans un registre assez criard) mais s’ouvrant parfois à des growls ou à des chuchotements. Tout ça pour un rendu final sensiblement dans la veine de Woods of Desolation et surtout d’Agalloch.
Comme pour les papas du mythique The Mantle, l’italien trouve là une combinaison d’éléments et de textures qui, ensemble, créent un univers aux mélodies fignolées dans les règles de l’art. Les progressions sont toujours engageantes grâce à des mélodies très subtiles venant soudain télescoper cette facette black metal très agressive, et il leur arrive de se rejoindre (la première partie de « Still Horizon » ou « Aurora »).
Avec ses innombrables sautes d’humeur sur des formats plutôt longs (de cinq à onze minutes), ce second album se suit de manière très plaisante grâce à ses accalmies régulières, montrant là un aspect fragile derrière les phases énervées. Un compagnon tout trouvé pour vos futures randonnées forestières en solitaire.
Marea
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