Corelia – Nostalgia
Chronique Metal Moderne Progressif

Corelia – Nostalgia

jonben
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Auteur
23 décembre 2011
il y a 14 ans
2,361 vues
Année de sortie
2011
Note

Corelia est un nom que j’entendais régulièrement, le groupe étant souvent cité dans le sillage de Periphery. Un groupe de la génération internet également, ils auront publié au compte goutte des vidéos de leurs premières démos, de scènes de répètes ou d’enregistrement, ce qui permit d’avoir un aperçu de leur évolution. Eux-aussi se chargent de […]

Corelia – Nostalgia

Corelia est un nom que j’entendais régulièrement, le groupe étant souvent cité dans le sillage de Periphery. Un groupe de la génération internet également, ils auront publié au compte goutte des vidéos de leurs premières démos, de scènes de répètes ou d’enregistrement, ce qui permit d’avoir un aperçu de leur évolution. Eux-aussi se chargent de la production, et ont enregistré eux-même ce 1er EP pour un résultat digne d’un studio pro.
Pour couronner le lien entre les 2 groupes, le chanteur actuel de Periphery a d’abord passé quelques mois à ce poste chez Corelia avant de les rejoindre et fait une apparition sur le 1er morceau de cet EP. Plus d’un rapprochement possible donc, même si leur musique est sensiblement différente.

Le premier riff de « Treetops » ne laisse planer aucun doute sur l’influence des anglais de Sikth, cela dit ce n’est pas comme si il y avait des centaines de groupes à s’être engouffré dans le sillage des anglais, ces riffs n’étant pas à la portée de n’importe quel musicien. Corelia est doté de 2 guitaristes de talent s’attachant à croiser des lignes complexes, à force de moults palm muttings, tappings, bends et harmoniques sifflantes. Ils parsèment tour à tour de fioritures mélodiques d’une fluidité étonnante leurs morceaux; sur des progressions d’accords tirés du jazz, se croisent lignes graves et aiguës au sein même des riffs.  Corelia s’est trouvé un style et le travaille plutôt que de s’éparpiller, l’album a donc une vraie cohésion, alliance de puissance et de limpidité, une tendance à juxtaposer riffs rythmiques groovy et mélodies frénétiques, avec une tension palpable entre agressivité et sensibilité libérée, dont la polyvalence de la voix est la preuve la plus flagrante.

Corelia possède d’ailleurs un chanteur particulièrement doué, original, prenant, qui maitrise le spectre hurlé avec coffre mais s’aventure surtout dans un chant clair aigu qui peut sonner un peu « cheesy » par moments, Rush ou Queen ne sont pas si loins au fond, ce genre de chant pop grandiloquent des 80s, mais cette fois sur du gros son et alterné avec des growls démoniaques sur structures couplet/refrains inattendues.

D’une technicité évidente, sur des morceaux aux tempi élevés, constamment chargés en information, tous les musiciens rivalisent d’adresse, mais ce serait frivole si les 7 titres que composent ce gros EP n’étaient pas chacun superbes au niveau composition, bourrés de variations comme de feeling, il suffit d’écouter le solo metal de « Glass Faces » comme celui jazz de « Blood petals » pour se convaincre de l’émotion que dégage leur musique, la technicité des musiciens n’est vraiment là qu’au service de cette dernière et passe sans démonstration excessive.

Ce gros EP est pour moi une réussite de bout en bout, certainement un des débuts les plus prometteurs de l’année. Ne reste plus au groupe qu’à trouver un label. J’espère que le passage de leur chanteur chez The Human Abstract sur leur dernière tournée les aidera de ce côté.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

metal moderne progressif

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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