Voici un album sorti de nulle part parti pour devenir la sensation de l’été ! Quartet basé à Phoenix, deathdotgov débarque comme un groupe ayant de la bouteille, fort d’un son très particulier aux champs bien ouverts ainsi qu’un artwork original (dans la lignée des singles) marquant les esprits.
Œuvrant dans un mélange personnel de mathcore, emo, screamo, noise rock et d’autres inserts plus ou moins chaotiques, la musique du groupe n’est pas si simple à décrire. Passant de nerfs à vifs à des passages mélodiques hautement addictifs en un clin d’oeil (dès « Galleria »), ce premier album n’y va pas de main morte question intensité. Le saxo sur de nombreux titres comme ce dernier, « Noisedotgov » ou le funky « Magic Guns » viendra même lui ajouter une touche épique.
Vous l’aurez compris, deathdotgov se joue des codes en affichant une belle diversité et un pouvoir d’accroche dingue. Tenant aussi sa personnalité de par son vocaliste haut perché maîtrisant autant les cris perçants screamo que le chant clean dans l’esprit de l’emo des 2000’s (sans jamais verser dans le trop sirupeux, même si l’on s’en approche), le groupe multiplie les bifurcations, souvent surprenantes (« Potion Seller », entre agression et progressions iconoclastes) et énergiques tout en retombant à chaque fois sur ses pattes.
On se retrouve au final avec un hybride euphorisant difficilement classable, quelque part entre Dance Gavin Dance, The Blood Brothers, The Armed, Down I Go et Foxing. D’une furie furieuse au lyrisme le plus sensuel, il n’y a qu’un pas que deathdotgov franchit volontiers (sur « The Observer » par exemple). Un premier album hors des clous et juste irrésistible.
- The National Anthem
- Galleria
- The Observer
- Noisedotgov
- Magic Guns
- Potion Seller
- Laces
- Froth
- Thorn Daughter
- Tweak
- Thy Daily Head
deathdotgov
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire