Double Dragon – Replicant
Chronique Synthwave

Double Dragon – Replicant

beunz
beunz
Auteur
13 septembre 2025
il y a 1 an
1 commentaire
8,877 vues
Année de sortie
2025
Note
Le projet de synthwave montpelliérain, actif dans les années 2010, revient après une longue pause avec une œuvre qui explore des atmosphères typées années 80, mêlant mélancolie, rythmiques dansantes et textures variées, tout en offrant une densité sonore enrichie et immersive.
Double Dragon – Replicant

Pas mal actif durant les années 2010 avec des sorties diverses comme Monarch, Jessica93, Hangman’s Chair ou encore Bagarre Générale, Music Fear Satan a petit à petit diminué leur nombre avant d’être silencieux pendant quatre longues années (sa dernière sortie en date étant Ruin de Cult Of Occult en 2021). Aucune idée de la raison de ce silence, mais quoi qu’il en soit celui-ci se voit aujourd’hui brisé avec la seconde sortie de Double Dragon.

On vous avait déjà parlé en 2017 de ce projet de synthwave montpelliérain et de son premier album sans titre, héritier des Carpenter Brut et autres Pertubator tout en occultant presque l’aspect « metal » de ces derniers (mais en empruntant tout de même leur noirceur comme sur « swan song » par exemple). Le duo préfère en effet nous plonger dans une atmosphère typée années 80, majoritairement instrumentale, minutieusement composée entre saccades et bidouillages cadencés. Avec sa multiplicité, tant de textures que de rythmiques, parfois dansantes (« night ») ou frénétiques (le tendu « run »), chaque morceau dévoile ses charmes avec d’entêtantes mélodies allant à l’essentiel quand d’autres cherchent à les rendre plus hâchées.

Osant le grand écart entre mélancolie (« phoenix »), les ambiances cinématographiques avec samples de film (« monsters », « film noir ») et la pop (« energy » ou « les lieux perdus » où une voix féminine vient accompagner le duo), Replicant offre une densité sonore encore plus étendue que son prédécesseur.

Titre après titre, on passe de l’hystérie à base de rythmiques très enlevées (« beyond the stars ») au mystère s’installant via un côté vaporeux plus prégnant (« blackwater »). La nostalgie, elle, fait bien toujours partie du package, immersif et riche en sensations diverses, d’accompagnement de films un brin kitsch aux sueurs froides nocturnes. Huit ans d’attente pleinement comblées pour l’amateur du genre !

  1. intro
  2. beyond the stars
  3. final round
  4. replicant
  5. energy
  6. galaxy
  7. swan song
  8. night
  9. run
  10. phoenix
  11. les lieux perdus
  12. monsters
  13. son of crom
  14. film noir
  15. black water
  16. the empire
  17. energy (romantic rmx)

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

synthwave

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

1 commentaire

RBD

il y a 1 an

Ils sont discrets et on aurait pu les oublier s’ils ne revenaient pas, alors qu’ils ne sont pas les derniers arrivés dans la scène synthwave loin de là.
À Montpellier on parle pas mal de Denuit, dans un style très voisin mais plus chanté et plus doux encore.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article