On l’aura loupé l’an dernier avec son Rationale mais Glitterer aura connu alors une véritable étape dans sa carrière. En effet, le projet de Ned Russin (Title Fight) n’est plus solo puisqu’il a été alors rejoint par Nicole Dao (claviers), Jonas Farah (batterie, ex-Entrail Asphyxiation) et Connor Morin (guitare). Ces deux derniers ont été remplacés sur ce Erer par Robin Zeijlon (batterie) et Colin Gorman (guitare). Quoi qu’il en soit, le fait d’être une vraie formation donne à Glitterer une nouvelle impulsion.
Une impulsion qui n’altère cependant pas le leitmotiv du projet, celui de faire un rock qui se situe entre grunge et éléments pop naïf (provenant surtout de ces claviers, élément souvent central chez Glitterer). Plus intense qu’auparavant grâce à son nouveau dispositif, les dix nouvelles compos de ce Erer s’inscrivent pourtant dans la continuité, passant de sa fausse légèreté (« Look Down On Us » ou l’expédié « Remind Me » au clavier prédominant), quelques moments euphoriques (« New Mattress ») à des phases de mélancolie profonde, facette habituelle chez Glitterer (« Who Owns The Mountain? » ou la poignante conclusion « Self Sufficiant Bliss For All Eternity »).
Une qualité d’écriture toujours au summum de ce qui peut se faire en terme de rock accessible sans faute de mauvais goût, Erer ne surprendra pas pas mais compile une fois de plus des tubes en puissance donnant envie d’y revenir. Hey Ned, et Title Fight alors, on s’y remet ?
Glitterer
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