Les anglais de Don Broco poursuivent leurs aventures musicales avec la sortie de ce 5ème album, Nightmare Tripping qui s’est quelque peu fait attendre, puisque le groupe nous avait habitués à une cadence d’un album tous les 3 ans. En effet, il aura fallu attendre un peu moins de 5 années cette fois, pour que le successeur du très bon Amazing Things voit le jour.
Soyons clairs et rassurons les fans (qui le savent certainement déjà), pas de révolution au menu de ce nouvel opus, le groupe affirme encore un peu plus son style, et même si l’on a pu lire que Rob Damiani (le chanteur) n’avait pas hésité à pousser sa voir et crier davantage sur ce disque, Don Broco est encore loin de surfer avec le deathcore ou tout autre forme d’extrémisme musical.
Et tant mieux puisque ce n’est absolument pas ce que l’on attend des anglais. On retrouve donc les couplets nerveux, les riffs simples et entraînants et les refrains accrocheurs qui ont fait la marque de fabrique du groupe et qui le situent aux frontières du rock alternatif et du néo métal. Il est vrai que Damiani se lâche un peu plus (dès « Cellophane » d’ailleurs et encore plus sur le morceau titre) et quand l’on repense à Automatic, leur deuxième album de 2015, on mesure effectivement à quel point le groupe a fait le choix de durcir un peu le ton dès son 3ème album Technology pour s’éloigner de penchants pop qui avaient encore droit de cité à l’époque. Et ceci même si la science du refrain du groupe continue à évoquer ses appétits pop et que Don Broco reste toujours très friand de mélodies, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Vous l’avez deviné, ceux qui n’accrochaient déjà pas aux propositions de Don Broco, ne changeront probablement pas d’avis avec Nightmare Tripping d’autant que le groupe n’hésite pas à inviter les canadiens particulièrement honnis par la communauté métal, Nickelback, sur le morceau-titre de l’album. Et le résultat est tout à fait probant, sur une rythmique de prime abord électronique et dansante, Damiani gueule fort pour appuyer les riffs féroces de Simon Delaney, le tout débouchant sur un refrain mélodique et plutôt réussi assuré par Chad Kroeger. Plus loin c’est cette fois Sam Carter (Architects) qui vient partager les vocaux avec Damiani sur « True Believers ».
Comme sur le précédent album, il y a ce morceau référence, qui nous a fait penser à Deftones même si cette fois ce n’est pas sur le plan vocal (la rythmique mélancolique de « Ghost in the Night »). En dehors de ces singularités l’album contient son lot de titres imparables (« Euphoria », « Disappear », « True Believers » étant probablement mes favoris) et il n’y a heureusement pas de filler à déplorer ce qui fait de l’album une réussite.
Pas de révolution évidemment mais une confirmation : Don Broco est un groupe sur lequel compter pour reprendre quelque peu les choses là où le néo-métal s’est arrêté, et le faire avec brio! Avis aux amateurs donc!
Tracklist :
01 – Cellophane
02 – Disappear
03 – Somersaults
04 – Nightmare Tripping (feat. Nickelback)
05 – Ghost in the Night
06 – True Believers (feat. Sam Carter)
07 – Euphoria
08 – Pacify Me
09 – Swimming Pools
10 – Hype Man
11 – The Corner
don broco
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