Après deux EP destructeurs, le voici enfin, le premier album de No Cure ! Presque deux ans après I Hope I Die Here, le groupe de l’Alabama voit les choses en grand avec un premier long-format (qu’il aura passé une grosse partie de 2025 reclus dans une cabane isolée pour enregistrer), nouveau chapitre de leur mixture personnelle de hardcore qui moshe et de death metal moderne.
Vu ainsi It Is Going To Get Dark semble un nouvel album de deathcore quelconque, or le quartet emprunte plutôt une voie plus chaotique, aux embardées beatdown pleines de groove derrière l’énorme noirceur qui se dégage de l’ensemble. Un hardcore/metal en version massive qui rappelle une fois de plus Knocked Loose, bien que No Cure s’en distinguera régulièrement, notamment en intégrant quelques phases surprenantes comme les guitares épiques sur « Starved In Sanctuary (My Hands Are In Your Chest Cavity) » ou « My World In Flames », histoire de caler quelques mélodies à l’ancienne à côté de leur brutalité basse du front. Ou bien encore, il y a les nombreux passages carrément death qui viendront eux aussi donner encore plus de relief à leur son (« Convulsing In The Dark »).
Comme sur leur dernier EP, le groupe a invité quelques potes au carnage. Tout d’abord Jayway (25 Ta Life) sur « Brain Matter Displacement », titre varié où l’on a donc un passage hip hop venant parfaitement se marier avec le reste (dont quelques « gang vocals »), Tyler Short (Inclination) sur « Ironclad », Skyler Conder (Varials, qui a lui aussi signé un gros album de 2026 dans le genre !) sur « Sharpen The Blade » et enfin Vincent Bennett (The Acacia Strain) sur « Purity Spiral ». Bref, un répertoire qui, encore une fois, a de la gueule et où chacun vient apporter sa (grosse et énervée) pierre à l’édifice.
Un édifice bien épais, toujours sous tension, aux rythmiques massives boostées par un son imposant concocté par Kevin Langley (Katabasis), qui a calé beaucoup de basses et une batterie aux toms très appuyés. Bref, un réjouissant massacre, que vous pourrez apprécier en live en fin d’année (avec une date à Paris), No Cure accompagnant Thrown, Counterparts et 156/Silence, un plateau qui devrait faire quelques dégats dans le pit.
No Cure
jonben
il y a 2 moisJ’ai bien aimé les morceaux que j’en ai écouté, il y a de la science du riff, et si il y a un peu d’influences Death ça n’a rien à voir avec de Deathcore, c’est plus du Coredeath :).
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