En plus d’avoir signé l’un des meilleurs albums de 2026 (…Beginning Of The End), Portrayal Of Guilt prend aussi le temps de sortir sur le label portant le même nom des albums valant le détour: Street Sects, Porcelain et l’incroyable dernier Crippling Alcoholism. Voici donc un nouveau venu, Threat Modeling, jeune groupe texan qui ne va pas perdre de temps, un premier EP de même pas dix minutes pour sept titres.
Vous l’aurez compris, on fait dans l’immédiat chez Threat Modeling qui vient directement tout pulvériser à peine « 17000+ » lancé. A peine plus d’une minute au compteur mais la recette de powerviolence en mode chaos fulgurant fait déjà mouche. Et si on perçoit quelques éléments « émotionnels » dans le son de guitare sur la fin, ces derniers vont pouvoir être plus distincts en final de « Bet » (et son étonnant break), l’outro « Any Place Is Better » instrumental au grain screamo à l’ancienne, ou pendant le ralentissement de « Curse ».
On ressent chez le quartet d’Austin l’envie de sonner punitif tout en restant compréhensible, ainsi leur recette ne fait pas dans le bête et méchant qui se contente d’avoiner sans but mais s’organise autour d’une structure plus développée que pas mal de leurs confrères. Cela ne veut aucunement dire que le groupe altère sa violence, loin de là, mais cela les fait sonner à part… un peu comme un Portrayal Of Guilt des débuts (période Let Pain Be Your Guide), mais ayant un train à prendre.
Un peu court mais déjà très convaincant par sa vision « emo » se distinguant de l’ultra violence qu’ils produisent. Bref, un potentiel à creuser pour ce jeune groupe en devenir.
Threat Modeling
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire