Deux ans après son premier album Cyberstrictive, Apogean fait son retour. Le projet du prolifique Mac Smith (Eschaton, Abyssalis, passé chez Alterbeast et live pour Decrepit Birth, excusez du peu) a semble-t-il décidé de mettre un peu d’eau dans son vin niveau technique instrumentale au profit d’un groove de tous les instants surplombé d’atmosphères mélodiques.
L’ouverture « Daughter Of The Oak » suivie du morceau-titre viennent confirmer cette impression, ces deux titres étant essentiellement constitués de riffs maousses rappelant The Faceless et de saccades façon Gojira, complétés de quelques effets atmosphériques pour un effet « film à grand spectacle ». Un parti pris que les puristes pourront juger too much mais qui fonctionne au final, créant par là un aspect épique assez entrainant.
Un aspect qui va accompagner chacun de ces huit titres, n’hésitant pas à accélérer dans une frénésie jubilatoire entre deux phases alourdies mais accrocheuses quoi qu’il arrive (« White Trees, Black Leaves », « Hologram (Singing Silently On An Empty Stage) »). Un côté fédérateur malgré la densité de ce qui est proposé ici, osant des effets cheaps sur le papier mais qui vont finalement de pair avec le gras des vocaux et les riffs massifs proposés (au hasard, les simili violons pendant « Nassaru »).
Un second chapitre dans la lignée de l’album précédent, bien qu’un peu plus « facile ». Quoi qu’il en soit, Apogean possède toujours cette aisance instrumentale tout en trouvant l’équilibre entre férocité, technique et progressions aventureuses. Pas trop de surprise au final mais un très solide second opus.
Apogean
jonben
il y a 2 moisIl y a quelques bons morceaux mais je trouve un peu dommage que le reste soit assez plat, facile comme tu dis.
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