Afterbirth – In But Not Of

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Style: Brutal Death AtmosphériqueAnnee de sortie: 2023Label: Willowtip Records

Si l’on n’est pas friand de brutal/slam death metal, on aura tôt fait d’être rebuté par Afterbirth en s’arrêtant à l’écoute des premières secondes de ce nouvel album des New-Yorkais qui rentre immédiatement dans le vif du sujet.

Et pourtant, leur musique a bien plus à offrir que des vocaux ultra gutturaux et des accélérations supersoniques. Les 4 premiers titres font en effet « presque » (tout est dans le « presque ») tout pour nous convaincre d’aller poser nos esgourdes ailleurs. Mais il y a déjà ces petites touches mélodiques et spatiales qui accrochent l’oreille et semblent nous susurrer : « reste, tu vas voir il y a autre chose! ». Et en effet on ne tardera pas à être récompensé pour notre persévérance, ne serait-ce qu’avec le break spatial et magnifique de « Vivisected Pychopomp » qui évoque rien de moins que les mythiques Lykathea Aflame, les digressions atmosphériques de « Hovering Human Drones » sur lequel les vocaux se font rares et finalement anecdotiques. Et justement le titre suivant, l’éponyme « In But Not Of » va encore un peu plus loin en restant purement instrumental sur 4/5ème du titre et s’avère incroyablement prenant et accrocheur, permettant de mesurer à quel point cantonner Afterbirth aux pans les plus caricaturaux du brutal death serait une grave erreur.

L’un des gros points forts du groupe à mon sens est de proposer 11 titres (pour 35 minutes) plutôt courts et directs qui ne lassent jamais et, vous l’aurez compris, qui ne passent pas leur temps à bourrer à 200 bpm. Les accélérations sont bien là mais entrecoupées de passages mélodiques et atmosphériques qui permettent de ne jamais se sentir dépassé et submergé par la musique du groupe (écoutez aussi « Angels Feast on Flies » peut-être le titre le plus emblématique de l’album).

Enregistré, mixé et masterisé par l’hyperactif musicien/producteur Colin Marston (Dysrhythmia, Krallice), In But Not Of est une réussite absolue qui ne s’adresse donc pas (et peut-être pas du tout à eux en fait) qu’à ceux qui aiment leur brutal death metal bien sauvage. Ceux-là risquent en effet d’avoir du mal à digérer notamment le splendide instrumental planant « Time Enough Tomorrow », son lead de guitare cristallin et ses percussions à l’avenant. Une sorte de « Planet Caravan » instrumental et encore plus spatial qui ferait la nique aux morceaux d’ambiant souvent trop longs et pénibles de Blood Incantation.

Même si vous êtes allergique au brutal death metal, il faut donc absolument tenter une écoute de ce In But Not Of, un album qui, comme celui d’Artificial Brain en 2022 (duquel il se rapproche un peu, même si ma préférence va pour Afterbirth – à noter que le chanteur d’Afterbirth était d’ailleurs le chanteur d’Artificial Brain pendant 10 ans) figurera probablement en bonne place dans de nombreux tops fin d’année. Enorme!

Tracklist :
01 – Tightening the Screws
02 – Devils with Dead Eyes
03 – Vomit on Humanity
04 – Autoerotic Amputation
05 – Vivisected Psychopomp
06 – Hovering Human Head Drones
07 – In But Not Of
08 – Angels Feast on Flies
09 – Time Enough Tomorrow
10 – Death Invents Itself
11 – Succumb to Life

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 1173 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. RBD says:

    C’est un vieux groupe en fait, ils existaient déjà dans les 90’s avant une longue interruption. Je n’avais pas trop accroché à un précédent album chez Unique Leader. Au moins c’est original, au-delà du chant d’évier bien typé Slam.

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