There Were Wires – Vessel
Chronique Post-Hardcore

There Were Wires – Vessel

beunz
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Auteur
20 juillet 2026
il y a 2 mois
11,087 vues
Année de sortie
2026
Note

Plus de vingt ans après avoir sorti son dernier album (Somnambulists – 2003), les bostoniens There Were Wires ont décidé de se reformer (leur split ayant été entamé en 2004). Entretemps, le quintet (qui avait échappé à mes radars à l’époque) a réédité sa discographie, ce qui semble-t-il, leur a donné envie de s’y remettre […]

There Were Wires – Vessel

Plus de vingt ans après avoir sorti son dernier album (Somnambulists – 2003), les bostoniens There Were Wires ont décidé de se reformer (leur split ayant été entamé en 2004). Entretemps, le quintet (qui avait échappé à mes radars à l’époque) a réédité sa discographie, ce qui semble-t-il, leur a donné envie de s’y remettre puisque ce Vessel vient de sortir, proposant une nouvelle approche de leur hardcore…

En effet, si le groupe a débuté dans un hardcore virulent ayant pour influences Converge et Unbroken, le temps écoulé leur a donné envie de ralentir le tempo. Mixé comme à l’époque par Kurt Ballou (guitariste de Converge), There Were Wires bascule avec ce Vessel dans une optique plus contemplative que radicale (facette qu’on leur connaissait à leurs débuts).

Ainsi ce nouvel album débute par un « All Paths Become The Road », ouverture tournant autour d’un riff hypnotique répété tandis que les rugissements de Ryan Begley (aussi auteur de designs pour des groupes comme Pelican, Mono ou The Hope Conspiracy) viennent compléter le tableau avec puissance. Un titre qui s’épaissira à mi-chemin dans un esprit Generation Of Vipers ou Buried Inside, appuyant ses grooves et inserts mélancoliques d’une lourdeur faisant mouche.

Et le reste de l’album ne sera pas en reste ! Même si cette mixture de riffs plombés (parfois surmontés d’atmosphères plus intrigantes comme sur l’interlude « No Dark Corners » suivi du ténébreux « I’d Lock You In A Dream », ou l’intro au synthé de « 1901 », titre peu éloigné d’un Neurosis) et de vocaux expressifs peut sembler très familière dans le genre, There Were Wires trouve là le point d’équilibre entre gras, surpuissance et émotions à vif. Entre les multi vocaux de l’énorme « Puncture Wounds » ou l’incisif « The Carousel Of Sickening Bliss » (qui lorgne vers les regrettés Swarm Of The Lotus), les bostoniens déploient ici fièrement une véhémence brute et bien impactante, à l’agréable goût de reviens-y.

Un retour qui n’était pas forcément des plus attendus (le groupe ayant été plutôt confidentiel à ses débuts), surtout dans ces nouveaux horizons sonores, mais à la force de frappe qui convainc instantanément.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

post-hardcore

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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