Abyssal Rift – Relics of Great Ash
Chronique Death/Doom

Abyssal Rift – Relics of Great Ash

beunz
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Auteur
13 août 2026
il y a 2 mois
6,671 vues
Année de sortie
2026
Note

Trois ans après l’excellent Extirpation Dirge, les choses ont grandement évolué pour Abyssal Rift. Le duo mené par Matt Auxier (Ash Prison) est devenu trio (alors que Metal-Archives nous montre quatre personnes sur la photo promo), le bassiste Mike Sliclen et un nouveau batteur (Brandon Smith) étant arrivés, tandis que le groupe débarque chez le […]

Abyssal Rift – Relics of Great Ash

Trois ans après l’excellent Extirpation Dirge, les choses ont grandement évolué pour Abyssal Rift. Le duo mené par Matt Auxier (Ash Prison) est devenu trio (alors que Metal-Archives nous montre quatre personnes sur la photo promo), le bassiste Mike Sliclen et un nouveau batteur (Brandon Smith) étant arrivés, tandis que le groupe débarque chez le prolifique Transcending Obscurity Records (Verdun, Viande…) pour ce second album de death/doom cosmique et suffocant auquel les fans d’Altarage devraient adhérer.

Car comme chez les espagnols, Abyssal Rift combine brutalité, pesanteur oppressante et atmosphères inquiétantes tel une balade dans un monde post-apocalyptique où la seule salvation serait souterraine. D’emblée on est pourtant soufflé par l’onde choc « Consummate Design » qui semble montrer que le groupe souhaite plus de death et un peu moins de doom, et pourtant ce titre d’ouverture évolue, ralentit et offre même une étonnante fin atmosphérique.

Des breaks surprenants, le groupe va en remettre à de multiples reprises comme sur « Relics Of The Great Ash », où l’on a un pont minimaliste aux sonorités indus permettant à ce titre de repartir sur les chapeaux de roue à la manière d’un Incantation quand ce dernier accélère, ou bien les notes lugubres au milieu de « The Enlightenment (There Was Never Will) ».

Et si les choses semblent s’éclairer un peu sur l’intro de « Sphere Of Perpetuity », c’est pour mieux nous faire retourner dans l’abysse (on a là le titre le plus funeral doom pour le coup). Autrement plus véloce et complexe qu’à ses débuts tout en conservant son côté caverneux, ce second album offre un voyage mouvementé entre abstraction et putride (« Surrealistic Visions »). Brut et désorientant, de quoi pleinement combler les fans de Disembowelment, Mortiferum et autres Spectral Voice.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

death/doom

Catégories

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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