Réglé comme un coucou danois, Offernat revient tous les deux ans avec un nouvel album, en l’occurrence le troisième pour le duo de Copenhague, parmi les plus injustement méconnus de la scène metal locale. Ayant démarré via un sludge/post-metal immersif (All Colours Retract – 2022), le duo a intégré sur Where Nothing Grows (2024) de nombreux éléments plus extrêmes, choix encore plus affirmé sur The Ecstasy Of Death.
S’articulant autour de quatre titres fleuves (allant de huit à plus de dix-sept minutes), ce troisième opus nous emmène une fois de plus dans un trip mouvementé aux envies black/death épiques entrecoupées par de multiples breaks ouvrant le paysage au progressif (avec quelques riffs pouvant évoquer Opeth et même Gojira), au post-rock ou autres harmonies plus sensibles (dès le final de « Tears Dissolved In Light », titre introductif contenant déjà un maximum d’informations).
Offernat aime toujours se compliquer la tâche, montrant à nouveau combien son goût pour la variété est plus qu’ouvert. Musicalement aussi, passant de growls plus caverneux (« The Signal’s Origin ») à des shrieks black metal (majoritaires), le duo installe un climat tantôt menaçant, tantôt plus exalté, semblant chercher à surprendre l’auditeur via de nombreuses modulations (de vitesse comme atmosphériques).
Quatre titres pas forcément des plus évidents de prime abord mais dont les séquences viennent s’imbriquer les unes aux autres au fil des écoutes. A vous désormais de vous faire submerger par ce magma en fusion et de permettre à ce talentueux duo de sortir de la confidentialité !
Offernat
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