Amorphis – Halo

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Style: Epic (occasionnellement Death) Metal Annee de sortie: 2022Label: Nuclear Blast

Album clôturant la trilogie entamée en 2015 avec Under the Red Cloud, on peut dire qu’Halo s’inscrit dans la parfaite continuité de ses aînés, à commencer par cet artwork établissant clairement la filiation avec cette fois une tonalité bleue.

Musicalement aussi puisqu’on y retrouve au menu, sans surprise : des mélodies orientales, des riffs et arpèges de guitare privilégiant la mélodie, une alternance death/chant clair remarquable de Tomi toujours au top, et des orchestrations symphoniques (on va y revenir).

Pourtant l’album commence plutôt timidement avec « Northwards » qui, s’il est tout de même porté par une chouette mélodie de guitare, est à mon sens assez peu marquant de même que le titre suivant « On the Dark Waters » (et son break oriental). On a en effet connu Amorphis beaucoup plus percutant et inspiré et à ce stade on en viendrait presque à s’inquiéter un peu, surtout en gardant en mémoire l’excellence du précédent album Queen of Time, qui était clairement un des meilleurs albums de 2018. Heureusement l’album va commencer à décoller à partir de « The Moon », dont le refrain s’imprime assez vite et sur lequel on apprécie les guitares très Paradise Lostiennes ainsi que le petit break avec synthé en avant complété par un chant féminin plutôt éthéré. Mais c’est vraiment avec « Windmane » que va s’enchaîner la meilleure partie de l’album, sur laquelle on va retrouver le grand Amorphis qu’on aime. Un « Windmane » donc qui met en avant les vocaux brutaux de Tomi, et sur lequel les percussions font merveille pour accompagner le phrasé saccadé et donner un côté tribal aux couplets, secondées par le synthé puis la guitare qui répètent la mélodie qui s’imprimera très rapidement. Et le sommet de l’album sera à mon avis atteint avec « A New Land » dont les guitares une fois de plus très reminiscentes de la bande à Nick Holmes font mouche tout de suite, complétées par des mélodies orientales et surtout un refrain imparable qui classe directement ce morceau dans les meilleures compos du groupe.

La suite est à l’avenant (avec en particulier les excellents « When the Gods Came » et « Seven Roads Come Together »), jusqu’au morceau titre, avant que le groupe fasse redescendre la tension et la pression sur les derniers morceaux avec d’abord « The Wolf » sur lequel les finlandais tentent le grand écart entre guitares agressives avec des riffs un peu patauds, et effets de manche symphoniques incluant des chœurs féminins inutiles, et sans grande surprise cela s’avère trop convenu et sucré pour être mémorable et ferait plutôt partie des moments à oublier sur l’album. Comme d’ailleurs la ballade qui conclut l’album et qui s’avère trop chargée en glucose et au final bien quelconque malgré des arrangements indéniablement chiadés, il faut dire que le chant féminin (featuring de Petronella Nettermalm du groupe suédois Paatos) générique et clichesque au possible n’aide pas…

Au bout de l’écoute et après avoir fait tourner l’album plusieurs fois on ne peut qu’arriver au constat suivant : le nouveau Amorphis est un bon album, mais c’est d’abord un album dépourvu de la moindre surprise, et surtout plusieurs crans en retrait par rapport aux deux précédents, qui il faut bien le dire, avaient mis la barre trèèèèèès haut en matière de songwriting et d’efficacité. Les amateurs du groupe prendront sans nul doute leur nouvelle dose avec plaisir, mais on espère tout de même que cette trilogie clôturée, le groupe va pouvoir se lancer dans quelque chose d’un peu différent et proposer de la nouveauté pour sa prochaine livraison!

Tracklist :
01 – Northwards
02 – On the Dark Waters
03 – The Moon
04 – Windmane
05 – A New Land
06 – When the Gods Came
07 – Seven Roads Come Together
08 – War
09 – Halo
10 – The Wolf
11 – My Name is Night (feat. Petronella Nettermalm)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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