Now It’s Overhead – Fall Back Open

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Style: dark popAnnee de sortie: 2004Label: Saddle Creek

D’Athens, Georgie, un des viviers de la pop indé américaine, nous vient le deuxième album de Now it’s overhead, groupe d’ Andy Lemaster et des deux membres d’Azur Ray, Orenda Fink et Maria Taylor. La tonalité du premier album éponyme où régnait un climat tendu a évolué vers des compositions qui semblent de premier abord plus directes, plus faciles, en somme plus pop.

Mais « Fall Back Open » est de ces disque qui demandent de nombreuse écoutes avant de se faire apprécier à leur juste valeur, les premières ne laissant au mieux qu’une impression d’agréable fond sonore, au pire, de banal déjà-entendu. Peu à peu, chaque morceau semble se dégager du magma et une certaine cohérence se dessine malgré la grande diversité de styles abordés. Des mélodies pop/folk doucement mélancoliques ou plus vitaminées ( « Turn & Go et le parfait « The Decision Made Itself « ) aux ambiances sophistiquées et épiques de certains morceaux ( « Fall Back Open ») en passant par l’electro pop de bonne facture (« Profile »), l’unité est maintenue par la densité toujours (trop?) présente et la tension sombre qui sous-tend chaque composition.

Pourtant l’ensemble reste inégal: si certains morceaux lorgnent vers le meilleur, d’autres ne dépassent pas le stade d’une pop un peu convenue et peinent à dégager la moindre émotion ( « Surrender  » ou encore « Reverse » ). Et surtout, on sent une propension à surcharger les mélodies d’arrangements qui les étouffent alors qu’elles gagneraient à être plus épurées, les titres moins encombrés de fioritures se révélant finalement les plus pertinents. A l’écoute de cet album, on pense à beaucoup d’autres groupes ( REM, Llama Farmers, Kent voire Placebo) et peut-être justement un peu trop pour qu’il puisse prétendre à une vraie personnalité. Il en résulte un album un peu disparate mais qui révèle un vrai potentiel notamment lorsqu’il abandonne l’emphase un peu excessive pour favoriser des atmosphères plus aériennes comme sur le magnifique « Antidote », certainement le meilleur morceau de l’album ( sur lequel chante Michael Stipe de REM).

  1. wait in a line
  2. surrender
  3. profile
  4. turn & go
  5. fall back open
  6. decision made itself
  7. reverse
  8. antidote
  9. little consolation
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