hardcore/punk

Eyes – Underperformer

Eyes, ce sont cinq gars issus de la scène hardcore danoise (certains étant apparemment passés chez Telos et Hexis) qui ont décidé de se mettre ensemble pour créer une musique bien rentre-dedans, entre punk, hardcore et black metal. Et si leur son apparaît aussi virulent que méchant, les danois font preuve d’une auto-dérision sacrément rare dans le milieu à l’image de leurs clips, aux concepts simplissimes mais au rendu hilarant. Et pourtant nul ne présage à un tel second degré à l’écoute de ce Underperformer, premier album faisant suite à un EP sans-titre sorti en 2018. En effet, le [...]

Expander – Neuropunk Boostergang

Trois ans après ses tonitruants débuts Endless Computer, le gang de « Neuropunks » du Texas (aka Expander) fait son retour ! Neuropunk Boostergang reprend tous les éléments qui avaient fait le succès de son premier album, soit une approche futuriste aux relents de Mad Max (leurs tenues n’étant pas piquées des vers) d’une mixture survoltée de punk et de thrash.

Year Of The Knife – Internal Incarceration

Alors que le dernier album d’End est à peine digéré, voici que leurs cousins de Year Of The Knife repointent le bout de son nez, bien décidés à maltraiter les oreilles et les cervicales de quiconque passe à leur portée. Le point commun entre ces deux groupes: le goût pour le pilonnage en règle au travers d’un hardcore/metal frontal et surpuissant.

Bain de Sang – Sacrificed For A Load Of Filth And Lies

Groupe parisien contenant des gens provenant de chez Blockheads, Comity, Judoboy et Aenima (aaah nostalgie en lisant ces derniers noms !), Bain de Sang annonce la couleur par son patronyme: rouge sang. Prenant la suite de We Are The Blood We Are The Fear (2015), ce nouvel EP est à l’image de sa (très réussie) cover: un pur carnage !

Puro Odio – S/T

Duo cagoulé originaire du Pays Basque espagnol, Puro Odio voit son EP sans-titre sorti l’an dernier réédité par Sentient Ruin. Se jouant des (gestes) barrières entre punk, metal et hardcore (on est ici plus précisément entre crust/d-beat, oï! et black metal), ces deux morceaux sont autant d’expéditions punitives nihilistes que l’on se prend en pleine poire en l’espace de cinq minutes à peine.

Entry – Detriment

En attendant le prochain Touché Amoré (prévu pour octobre et dont un premier extrait vient de fuiter), le guitariste (Clayton Stevens) et le bassiste (Tyler Kirby) s’accordent une pause-défouloir, bien loin de leurs habitudes émotionnelles. Ici, les envies sont bien de balancer une dose de violence immédiate et sans compromis dans la tradition du punk hardcore crustisant un peu.

NyreDolk – IndeBrændt

Duo danois anonyme affublé de masques anti-covid très performants (l’un qui aurait pu jouer dans Ghoul, le second chez Midnight), NyreDolk est un jeune groupe faisant cohabiter black metal et punk dans une réverb qui colle puis qui gratte. Après une très bonne démo sortie en 2018 (ayant reçu de très bons retours, au point qu’ils étaient invités au Roskilde festival cette année… édition annulée vous savez pourquoi), les deux cagoulés remettent ça avec un IndeBrændt, second EP quatre-titres.

Okkultokrati – La Ilden Lyse

Quatre longues années se seront écoulées depuis l’excellent Raspberry Dawn, soit la rencontre sauvage du black metal, du punk, du rock n’roll et d’influences davantage gothiques dans un même écrin décadent. Son successeur La Ilden Lyse (« laisse le feu brûler ») annonce tout de suite que les norvégiens ne souhaitent pas changer leur recette à base de riffs répétitifs Mötörheadiens sur fond d’atmosphères embrumées, bref pas de quoi se dépayser ici !

Infant Island – Beneath

Un petit mois à peine après avoir sorti son inattendu EP Sepulcher, Infant Island fait son retour en long-format. Beneath est donc le second véritable album du groupe de Fredericksburg après son éponyme sorti en 2018, et comme aperçu sur son EP, le screamo n’est plus si « traditionnel » et se pare à de multiples reprises d’expérimentations, quelque peu déstabilisantes…

Daggers – Neon Noir Erotica

Il aura fallu six longues années pour que Daggers sorte enfin un successeur au très bon It’s Not Jazz, It’s Blues ! Très occupés par leurs projets parallèles (Necrodancer, Cocaine Piss ou encore Deathmaze), les belges étaient donc attendus au tournant et pas de déception à l’horizon, ce Neon Noir Erotica poursuit dans cette atmosphère singulière entre groove et gueule de bois.