black metal

Alcest – Les Chants de l’Aurore

Déjà vingt-cinq ans que Neige a monté Alcest, l’un des projets ayant clairement influencé la mouvance post black metal actuelle par son alliance entre shoegaze, post-rock et (donc) black metal. Album après album, le propos d’Alcest est sur une constante de douceur solaire, de mélodies caressant dans le sens du poil tandis que les rythmiques souvent appuyées de blastbeats viennent nous rappeler les origines extrêmes des deux gaillards (le batteur Winterhalter étant passé par Peste Noire ou encore Glaciation).

Machukha – Mochari

Si vous vouliez une image de la douleur, la cover de Mochari, premier album de Machukha (« belle-mère ») devrait vous donner quelques picotements. Basé à Berlin mais mené par une vocaliste d’origine ukrainienne, Natalya, qui chante uniquement dans sa langue natale, il y a de quoi forcément avoir un certain retentissement dans sa musique en comparaison avec la difficile actualité de son pays d’origine.

Ernte – Weltenzerstörer

Gros rythme de croisière pour Ernte, qui sort en l’espace de deux ans son troisième album ! Et le pire c’est que le duo suisse a aussi d’autres projets: Ashtar pour la chanteuse Askahex (anciennement surnommée Witch, qui a même sorti un album l’an dernier) et Häxär pour le multi-instrumentiste V Noir (qui lui aussi a sorti un album en 2023). Un duo d’acharnés qui s’est donc bien trouvé et qui sort cette fois Weltenzerstörer, soit « destructeur du monde », tout un programme !

Desekryptor – Curse Of The Execrated

Sorti l’an dernier chez Blood Harvest Records, Vortex Oblivion, le premier album de Desekryptor a quelque peu éclipsé leur EP Curse Of The Execrated sorti seulement trois mois auparavant ! Le duo composé du batteur/chanteur PA et du guitariste/bassiste ES le ressort donc cette année, pas sur K7 (comme cela était le cas dans sa premiere version provenant de chez Caligari Records) mais sur CD via Nuclear Winter Records.

SYL – afmagt

Figure montante de la scène hardcore danoise, SYL débarque avec un nouvel EP explosif faisant suite à leur premier album de 2022 (alt godt). Le quintet de Copenhague ne se met aucune limite stylistique et part régulièrement dans des styles annexes, preuve en est ce afmagt (« impuissance »), soient six titres survoltés incorporant des éléments venus du punk, du hardcore et du metal sous de nombreuses variations.

Ætheria Conscientia – The Blossoming

Trois ans après l’épopée spatiotemporelle qu’était Corrupted Pillars Of Vanity, c’est non sans excitation que l’on retrouve les nantais d’Ætheria Conscientia. Le groupe a été quelque peu remanié entretemps, le batteur Paul Breheret (qui s’occupe par ailleurs du label Frozen Records) chante désormais, et c’est Valentin Henault qui s’occupe de la batterie. Un mouvement de line-up qui n’a pas entaché les envies créatives du groupe, bien au contraire, puisque les cinq gaillards ne se posent jamais de limite d’inspirations.

[Mini-chroniques] Rattrapage mensuel (avril 2024)

Computer Kill – S/T (autoproduction) – synthpop tubesque

Premier EP pour ce jeune projet de Baltimore. Computer Kill débarque avec un son complètement entêtant, quelque part entre (hyper)pop et synthpop qui vire parfois à la darkwave. Cinq titres parfaits entre naïveté dansante (“Trouble”), hit faussement désenchanté (“Haunted”), relents de post-punk (“Not Normal”, “Do It”) et un titre particulièrement déchirant pour conclure (“Sing And Play”). Bref, tout est là pour faire un carton, alors qu’est-ce qu’on attend ?
Computer Kill de Computer Kill
Vesperine – Perpétuel (Autoproduction) post-hardcore

Originaire de Lyon, Vespérine déploie depuis une dizaine d’années une [...]

Gradience – Ironsight

Duo né à Copenhague, Gradience s’est réuni avec l’envie de créer un mélange de metal et de rap « jamais entendu auparavant ». Le groupe ne souhaitant ne se mettre aucune limite, piochant autant dans le néo, dans le deathcore, dans le black voire le trap-metal, ce premier EP possède donc les idées bien larges !

Naxen – Descending Into A Deeper Darkness

Quatre ans après le très bon Towards The Tomb Of Times, les allemands de Naxen n’entendent toujours pas allumer la lumière chez eux puisqu’ils nous proposent cette fois de « descendre encore plus profond dans la noirceur », alléchant programme non ?