emo/screamo/noise

Exhalants – Atonement

Structure discrète mais de très haute qualité, Hex Records est l’un de ces labels DIY fortement recommandable mais qui reste bien trop confidentiel ! Ayant sorti par le passé quelques albums de groupes plutôt renommés dans le monde du hardcore tels que Cursed, End Of A Year ou encore Ed Gein, le label de Portland a ensuite misé sur des formations moins connues mais non moins intéressantes (Engineer, Achilles, USA Nails). Focus aujourd’hui sur Exhalants et son second album Atonement qui mériterait une bonne place dans toute discographie de fans de post-hardcore/noise qui se respectent.

Fuck The Facts – Pleine Noirceur

C’est toujours un plaisir de retrouver nos cousins québécois Fuck The Facts ! Actif depuis 1997, le groupe mené par Mel Mongeon a su affiner son style de grindcore (autoproclamé « bastardized grindcore ») au fil du temps et faire de vrais choix artistiques. Il faut remonter à Stigmata High Five (2006) pour véritablement constater cette évolution de leur approche musicale, contenant en plus d’assauts furieux des envies plus progressives et surtout une ouverture naturelle dans des contrées peu communes pour un groupe de grind. Le groupe a ensuite poursuivi sa route au gré d’albums construits de manière atypique, le dernier [...]

Horsewhip – Laid To Waste

Horsewhip est un nouveau venu dans le milieu du hardcore US mais ses membres ont bien contribué à la scène des années 90/début 2000 en jouant dans des groupes cultes tels que CombatWoundedVeteran, Reversal Of Man ou Order Of Importance. Pour leur seconde offrande (après un expéditif premier jet en 2018), Horsewhip n’a pas calmé ses nerfs, balançant un bâtard de crust/hardcore infusé de chaos métallique.

Evaporated Sores – Ulcerous Dimensions

Pour qui est au fait de l’underground US, le nom de Jared Moran doit peut-être parler à certains. Le gaillard est en effet aux commandes de très très nombreux projets (cherchez-le donc sur Metal Archives) qui vont du doom/sludge au grindcore en passant par du black metal plus ou moins expérimental. Sur Evaporated Sores, c’est du côté du death/doom que l’on va, bien entendu agrémenté de touches noisy/industrielles afin de transformer l’écoute d’Ulcerous Dimensions en bordel presque inaudible.

Lorne Malvo – S/T

Amateurs de films des Frères Coen ou de séries un peu plus récentes, vous aurez peut-être fait le rapprochement avec le nom de ce jeune groupe. Lorne Malvo est en effet l’un des personnages de Fargo, mais surprise, le groupe n’est pas originaire du Dakota du Nord comme la ville, mais du Mans. Pour son premier EP, les manceaux ont mis en ligne ça gracieusement sur Bandcamp en mai dernier avant de se faire repérer par le très bon Zegema Beach Records, l’occasion de mettre en lumière l’une des meilleures sorties screamo de l’année…

Strike Anywhere – Nightmares of the West

Est-il encore nécessaire de présenter Strike Anywhere ? Le groupe de Richmond est en effet un vieux briscard de la scène punk hardcore US (vingt ans d’existence), ayant signé des albums sur les cultes Fat Wreck Chords et Bridge Nine Records. Pourtant le groupe mené par le charismatique Thomas Barnett a connu une véritable césure ces huit dernières années avec un silence total laissant penser à un split pur et simple. Le groupe fait donc son grand retour avec ce Nightmares of the West, nouvel EP qui montre que leur punk rock a encore des choses à dire !

The Sound That Ends Creation – Memes, Dreams, And Flying Machines

« The Sound That Ends Creation », ça sonne comme une promesse, et cette promesse, le dénommé Chris Dearing (jeune texan qui jouait autrefois dans des projets de death technique tels que Giant Of The Mountain ou Surgically Impaled) tient à la mettre en pratique dans un ahurissant bordel sonique ! Pour son cinquième album où le gaillard s’occupe une fois de plus de tout, le niveau de violence est encore monté d’un cran dans un ouragan à la limite du compréhensible.

Limbs – Soft Narcosis

Si vous suivez bien votre webzine préféré, vous vous souvenez sans doute de ce groupe de hardcore chaotique philippin dont j’avais parlé il y a deux ans. Non ? (sérieux vous me décevez !) Sachez alors que Moeist (le groupe en question) connaît des compatriotes tout aussi qualitatifs, en l’occurrence ici Limbs – qui n’a rien à voir avec le groupe homonyme ayant sorti Father’s Son, qui figure sous cette chronique. Ce Limbs-là est un trio de Manille dont les envies sont de faire du hardcore chaotique influencé par Converge et l’intégrer dans une atmosphère apocalyptique.

Tuscoma – Discourse

Découvert en live lors de leur tournée européenne en compagnie de Chaviré (très bon screamo nantais), Tuscoma est un duo néo-zélandais qui m’avait alors fait forte impression. En effet, la puissance dégagée sur scène était alors impressionnante, notamment celle du batteur qui frappait si fort que les premiers rangs recevaient des morceaux de cymbales sur la tête (ça surprend !). Deux ans plus tard, les deux gaillards viennent donner une suite à leur prometteur début Arkhitecturenominus (2018) en redéfinissant à leur guise le post-black metal.

Neige Morte – IIII

Basé entre Lyon et Göteborg, Neige Morte existe depuis déjà plus de dix ans et sort, comme l’annonce son titre, son quatrième album ici (plus un split avec The Austrasian Goat). Si le groupe a un peu changé au cours de son existence (l’ancien chanteur d’Overmars étant parti en 2015), le désormais trio n’en a pas délaissé ses expérimentations noisy au milieu de son black metal, le « bruit » a toujours fait partie de leur approche musicale mais il prend sur IIII une dimension ultra suffocante.