emo/screamo/noise

Depleted Uranium – Origins

Originaire du Canada (de Toronto plus précisément), Depleted Uranium est un quartet énervé respectant le port du masque (à gaz). Origins est leur second album (leur premier éponyme étant sorti en 2018) mais correspond en réalité à leur premier. Et c’est là que vous vous dites « hein quoi ?! ». Explication: l’enregistrement (en live) de ce dernier a eu lieu en 2010, le groupe a conservé tout ça et le sort cette année tel un prequel afin de montrer d’où il vient.

Underoath – Voyeurist

Underoath qui sort un nouvel album, on est loin de l’évènement de l’année soyons clairs. Reconnaissons cependant que le précédent album des américains sorti il y a 4 ans, était plutôt réussi dans un genre très « fast food music ». La prise de contact avec ce Voyeurist se fait évidemment d’abord par la pochette, pour le moins… moche. Une mochette déjà aujourd’hui et il y a fort à parier que ce type d’effet visuel déjà cheap et daté aujourd’hui aura pris encore plus cher d’ici 3-4 ans. Bref, mauvais départ les gars, mais ne nous arrêtons évidemment pas au plumage [...]

Emanation – The Emanation Of Begotten Chaos From God

Avec sa petite renommée, Sentient Ruin Laboratories se permet de temps en temps de ressortir quelques albums passés inaperçu lors de leur premier passage dans les bacs. Aujourd’hui, c’est The Emanation Of Begotten Chaos From God du groupe espagnol Emanation qui obtient les faveurs du label californien. Projet solo d’un certain CG Santos qui officie aussi chez Teitanblood, Like Drone Razors Through Flesh Sphere ou encore Midnight Sequencer, Emanation a donc sorti ce premier album en 2014 (suivi d’un Temple Sleep Crystallization deux ans plus tard). Les présentations faites, on peut s’attaquer au contenu de cet album, un contenu [...]

Nyt Liv – Den Døde Sol

Deux ans après le très bon Ensomhedens Kolde Kald, premier album de ces danois un peu énervés, Nyt Liv revient avec un second long-format, sortant une fois de plus chez les très bons Indisciplinarian (Eyes, Anti Ritual). Et si vous aviez accroché à leur premier album (c’est bien mon cas), celui-ci devrait aussi vous convaincre.

To Forget – Echoes Take Their Place

Jeune trio originaire de Caroline du Sud, To Forget est actif depuis quelques paires d’années, ayant livré jusqu’alors un premier EP éponyme en 2017 et We Are All Condemned To Be Free en 2019. Echoes Take Their Place poursuit dans cette vision personnelle du screamo, mixant mélodies à fleur de peau et rudesse amère.

2021, quelques mini-chroniques d’albums que vous avez (peut-être) manqués

Et voilà, le temps de cligner des yeux et 2022 est arrivé, c’est fou comme le temps passe vite (bonne année au fait !) ! Si bien qu’on a pas eu le temps de vous parler de nombreux albums de 2021 tant cette année a été prolifique. Petite séance de rattrapage avec quelques courtes chroniques dans des genres plutôt variés…
Wayside – Shine Onto Me (shoegaze/grunge – autoproduction)

Premier album pour Wayside, jeune groupe australien qui aurait bien voulu naître dans les années 90 (encore un !). Shine Onto Me est un ravissement pour les oreilles pour [...]

End You – Aimless Dread

S’il fallait choisir un album pour qualifier l’année venant de (presque) s’écouler, peut-être bien que ce End You lui siérait le mieux. En effet, derrière ce one-man band constitué d’Eric Smith (chanteur de feu-The Catalyst, excellent souvenir en live), on retrouve toute la colère mais aussi la confusion se répercutant au travers de ces tensions dues au covid et autres aberrations politico-médiatiques faisant bouillir de l’intérieur le commun des mortels ayant un minimum de jugeotte.

Portrayal Of Guilt – Christfucker

Coucou les revoilou ! Portrayal Of Guilt semble vouloir rejoindre Thou en nombre de sorties en une même année. Non content d’avoir sorti l’un des meilleurs albums de 2021 avec We Are Always Alone et un excellent split en compagnie des non moins excellents Chat Pile, le trio texan revient en appuyant totalement son côté evil avec une cover toute noire, un nouveau logo bien crasseux (ou comme des fils de mandarine selon comment vous vous placez) et un titre entre le provocateur et le risible (ça aussi, c’est vous qui voyez).