indus/cybermetal

Duma – S/T

Figurez-vous qu’une scène grind existe en Afrique, Duma s’étant assimilé à cette scène depuis quelques années même si sa musique contient énormément d’autres influences. Le duo Sam Karugu/Lord Spike Heart s’est établi à Nairobi (Kenya) mais a campé à Kampala (hoho!), capitale de l’Ouganda, plus précisément aux Nyege Nyege Studios, explorateur sonore local, où ils resteront pas moins de trois mois afin d’enregistrer ce Duma (« noirceur » en langue kikuyu, dialecte kenyan), mélange d’influences metal et d’electro très sombre.

Fange – Poigne

Fange n’est jamais là où on l’attend. Quatre mois à peine après la sortie de l’éprouvant Pudeur (officiellement, le stream est dispo depuis déjà quelques semaines), les bretons surprennent leur monde avec un nouvel EP, Poigne, dont l’objectif est d’affirmer totalement le caractère indus/noise de leur musique, ce de manière beaucoup plus brute et avec un apport minimum de la guitare.

Golden Fangs – Golden Fangs EP

Golden Fangs est un duo basé entre Lyon et le village de Champtercier (Alpes du Sud), composé de Julien Guillot (Stazma The Junglechrist) aux machines et d’Olivier Timoteo (Picore, Von Magnet, Usul Prod) à la guitare et à la basse. Tous deux sortent avec cet EP les trois premiers titres de leur histoire, montrant déjà une forte personnalité !

Non Serviam – Le Cœur Bat

Dans le genre curiosité pour public ayant le cœur bien accroché, voici Le Cœur Bat par Non Serviam, projet collectif anonyme parisien qui définit sa musique comme de l’industrial/experimental/black metal/grindcore/trip hop/baroque/electro/doom/crust (pfiou ça en fait beaucoup là non ?!) et actif depuis quelques années (son premier album Un peu d’amour pour la haine datant de 2014). Et même si l’on peut rester quelque peu perplexe devant cette impressionnante liste stylistique, une fois ce nouvel album lancé on se rend compte que Non Serviam ne ment absolument pas.

Pornohelmut – Bang Lord

Derrière ce nom quelque peu loufoque et cette cover psychédélique (qui va très bien avec) se cache un certain Neil Barrett, qui lui aussi porte (à deux lettres près) un nom prédestiné tant sa musique l’est: barrée. Bang Lord est donc le premier album du texan, bien décidé à expérimenter en amenant sa musique dans des sentiers escarpés.

Borgne – Y

Tête pensante de Borgne, Bornyhake est un musicien ultra prolifique. Actif dans de nombreux autres groupes (souvent solo) tels que Enoid (qui vient d’ailleurs de sortir un nouvel album), Astral Silence ou Ancient Moon, le multi-instrumentiste suisse sort avec ce Y le neuvième album de Borgne. Complété aux claviers par une certaine Lady Kaos arrivée après Règne Des Morts (2015), le duo signe avec ce nouvel album une nouvelle déflagration de black metal industriel.

Fange – Pudeur

Alors qu’on avait à peine digéré (non sans peine) l’excellent Punir, Fange est de retour avec Pudeur, nouvel album à l’artwork ne laissant pas indifférent comme on en a l’habitude avec ce quartet, pardon ce trio puisque le batteur est parti…et n’a pas été remplacé. Enfin si, il a été remplacé par une boite à rythme, ce qui affirme encore plus la volonté de Fange de s’aventurer dans des contrées industrielles tout en conservant ce (dé)goût pour le pilonnage et la crasse.

Machine Girl – U-Void Synthesizer

Machine Girl fait son retour deux ans après The Ugly Art, le duo formé par Matthew Stephenson (production, voix) et Sean Kelly (batterie, même si l’essentiel des rythmiques seront assurées par des boites à rythme il interviendra à multiples reprises) revient avec un album iconoclaste, mix personnel de punk/metal (parfois carrément grind) et d’electro (sous quasiment toutes ses formes) pour un résultat détonnant pour mieux faire imploser vos fragiles boites crâniennes.

Code Orange – Underneath

Les extra-terrestres américains de Code Orange sont de retour (avec leur look plus WTF et justement… extra-terrestre que jamais), pour nous proposer leur nouvelle livraison de hardcore/metal new-school bien haineux et brutal. 13 nouveaux titres et une intro qui nous plongent dans l’ambiance bien glauque des américains, voilà ce qu’on retrouve au menu d’un Underneath bien riche et pas avare en contenu avec ses 47 minutes au compteur.
On est saisi d’entrée et mis sur le grill avec le monstrueux « Swallowing the Rabbit Whole », tout en haine et muscles dehors, mariant riffs surefficaces, grosses moshparts, hurlements, et bruitages indus. [...]

Wax Vessel ou la seconde vie des perles oubliées de Myspace…

Abandonné par un maximum de (plus ou moins) trentenaires il y a de ça presque vingt ans pour aller chez le grand méchant Facebook, Myspace a eu beau être « a place for friends », c’était surtout une manière super simple de découvrir de la musique. Pour ceux qui auraient oublié ou qui seraient passés à côté à l’époque, n’importe quel groupe pouvait avoir sa page avec player intégré et en-dessous figurait un top huit comprenant souvent d’autres groupes (de potes ou d’influences la plupart du temps). Bref, il y avait de quoi passer des heures à passer de page en [...]