indus/cybermetal

McClane – F.H.T.H-1

Quelques mois seulement après l’énorme Sale Contre Tous, McClane fait son retour avec non pas 58 minutes pour vivre mais un nouvel EP trois titres. F.H.T.H-1 reprend peu ou prou les même éléments que son grand frère mais y ajoute quelques doses de nouveautés. Le gaillard l’annonce lui-même: « Enter the synthphonic rave metal era ».

Salò – Sortez Vos Morts

En ces temps où les bars sont toujours fermés, voilà un album qui va nous immerger derrière le comptoir d’un tripot crasseux où traine odeur de vieux mégots et celle d’un reste de gerbe mal nettoyé sur un mur, un mur d’où a aussi apparemment coulé pas mal de sang. Vous l’aurez compris, on n’est pas là sur les grands boulevards et Salò n’est pas un patron de bar des plus accueillants, un accueil qui se fait d’ailleurs par un extrait d’un dialogue de Seul Contre Tous, histoire d’instantanément créer le malaise attendu.

Mini-chroniques de fin d’année, la première vague…

La fin de l’année approche à (trop) grands pas et force est de constater que de nombreux albums de l’année 2020 ne figurent pas (encore) sur votre webzine favori. Manque de temps ou d’inspiration (voire les deux), voici quelques oubliés/découvertes de 2020 valant le détour sous forme de mini-chroniques. Et comme on dit pour le covid, il y aura d’autres vagues bientôt, prenez soin de vous !

Blood From The Soul – DSM-5

Annoncé comme un nouveau « supergroupe », Blood From The Soul ne vient pas vraiment d’apparaître en réalité ! Projet monté au début des années 90 par Shane Embury (Napalm Death) et Lou Koller (Sick Of It All), le duo a sorti un album en 1993 (To Spite The Hand That Breeds, sorti chez Earache à l’époque) avant de se voir rapidement rangé au rayon des one-shots oubliés. Vingt-sept ans plus tard, le projet est réactivé par Embury, s’entourant pour le coup d’illustres potes: Jacob Bannon (Converge, Wear Your Wounds), Dirk Verbeuren (Megadeth, Soilwork) et Jesper Liveröd (Nasum, Burst) qui viennent [...]

Mitochondrial Sun – Sju Pulsarer

Lassé par les incessantes tournées de Dark Tranquility (les quoi ???), Niklas Sundin a quitté le fameux groupe de mélodeath il y a quelques mois déjà. Un départ qui a permis au guitariste de se consacrer pleinement à son projet Mitochondrial Sun, où il officie seul aux commandes de son vaisseau (spatial). Apparemment très inspiré, le suédois a déjà sorti un premier album éponyme en février dernier (qui n’avait rien de metal mais plus ambient) et en donne déjà une suite avec ce Sju Pulsarer.

Evaporated Sores – Ulcerous Dimensions

Pour qui est au fait de l’underground US, le nom de Jared Moran doit peut-être parler à certains. Le gaillard est en effet aux commandes de très très nombreux projets (cherchez-le donc sur Metal Archives) qui vont du doom/sludge au grindcore en passant par du black metal plus ou moins expérimental. Sur Evaporated Sores, c’est du côté du death/doom que l’on va, bien entendu agrémenté de touches noisy/industrielles afin de transformer l’écoute d’Ulcerous Dimensions en bordel presque inaudible.

Realize – Machine Violence

Monté par Kyle Kennedy de Sex Prisoner en compagnie de son guitariste Matt Underwood et de Matt Mutterperl (North, Languish), Realize s’oriente pourtant assez loin des premières amours de leurs membres. En effet, Demolition (2017) a surpris son monde avec un metal indus bien agressif, un peu comme si Godflesh et Ministry faisaient irruption dans un pit hardcore.

Decoherence – Unitarity

Decoherence sort aussi vite les albums que notre ministre de la santé modifie les protocoles avec le covid. Ekpyrosis a donc vu le jour fin 2019 et voici déjà son successeur, lui aussi rempli ras la gueule de bruits et de cris glaciaux. Unitarity n’y va pas par quatre chemins et confirme en effet les envies industrielles du trio, qui semble vouloir s’inscrire dans la durée dans le sillage de Darkspace et de Blut Aus Nord (avec même quelques traces de Godflesh).

Dkharmakhaoz – Proclamation ov the Black Suns

Mystérieuse entité en provenance du Belarus, Dkharmakhaoz se compose de She (voix) et He (instruments) dont la réunion déploie un black metal annoncé comme expérimental. Pourtant Proclamation ov the Black Suns, leur premier album sorti chez Iron Bonehead Productions, s’oriente plus franchement du côté du black orthodoxe, voire post black, atmosphérique et dissonant à la fois.

Duma – S/T

Figurez-vous qu’une scène grind existe en Afrique, Duma s’étant assimilé à cette scène depuis quelques années même si sa musique contient énormément d’autres influences. Le duo Sam Karugu/Lord Spike Heart s’est établi à Nairobi (Kenya) mais a campé à Kampala (hoho!), capitale de l’Ouganda, plus précisément aux Nyege Nyege Studios, explorateur sonore local, où ils resteront pas moins de trois mois afin d’enregistrer ce Duma (« noirceur » en langue kikuyu, dialecte kenyan), mélange d’influences metal et d’electro très sombre.