death/grind

Artificial Brain – S/T

Attendu au tournant après deux albums marquants (Labyrinth Constellation en 2014 et Infrared Horizon en 2017), Artificial Brain s’est ensuite fait discret durant cinq longues années avant de revenir aujourd’hui avec cet album sans titre, conclusion de la trilogie. Pendant ce temps, les cinq gaillards de Long Island (contenant d’actuels et anciens membres d’Aeviterne, Luminous Vault, Revocation etc.) ont pu bosser ces dix nouvelles compos ultra imposantes.

Svart Crown – Les terres brûlées

Après deux albums sortis sur Century Media Records, Svart Crown débarque chez les français Les Acteurs de l’Ombre pour y sortir ce premier EP, l’occasion pour le groupe niçois de prendre un nouveau départ ? La réponse est malheureusement non. Si vous n’avez pas suivi l’actu récente du groupe, celui-ci a publié un communiqué quelques jours avant leur participation au Hellfest pour dire que ce concert serait leur tout dernier et que le groupe n’existerait plus ensuite. Une mauvaise surprise donnant un goût assez particulier à cette ultime sortie…

Ona Snop – S/T

Pour qui apprécie la scène fastcore/powerviolence, Ona Snop est normalement un nom que vous avez déjà aperçu. Le quartet de Leeds écume en effet la scène depuis quelques années en ayant déjà livré pas mal d’albums dont un split avec Power Trip (2020). Pour ce nouvel album sans titre, les anglais ont repris (plus ou moins) les mêmes couleurs que leur précédent long-format (façon de parler, les titres dépassant difficilement la minute !) et balancent avec toujours autant d’entrain leur propre version du genre.

Minipony – Ajna

Mon petit poney est tout mignon mais saviez-vous qu’il avait des tendances carnivores et schizophrènes ? Car derrière le nom incongru de ce groupe équatorien, se cache un trio mené par la charismatique chanteuse Emilia Moncayo (qu’on avait déjà croisé dans le projet dub/doom Blackwood, chroniqué ici il y a quelques années), accompagnée par le guitariste Amadeus Galiano et par le batteur Filippo Brandimarte. Auteur du surprenant « Imago » (2017), le trio vient lui donner une suite, enregistré pas par n’importe qui puisque c’est au Silver Cord Studio sous la houlette de son illustre propriétaire Joe Duplantier (Gojira).

Heriot – Profound Morality

Après des singles parus au compte-goutte (dont une cover de « Ten Ton Hammer » de Machine Head), les anglais Heriot viennent enfin sortir un véritable premier album. Depuis leurs débuts en 2020, le buzz a peu à peu pris, si bien que les attentes étaient jusqu’alors bien hautes pour les amateurs de brutalité oppressante.

Maktkamp – I Affekt

I Affekt est le premier album de Maktkamp, jeune formation norvégienne qui débarque cette année avec un mélange des genres bien énergique. Mais avant cela, parlons de la cover de l’album: signée Sigbjørn Lilleeng qui produit là une sorte de comics à sa manière, un peu bizarre mais très jolie, celle-ci interpelle visuellement avant qu’on ait entendu une seule note.

Guineapig- Parasite

Actif depuis 2013, Guineapig est un groupe italien de goregrind qui a rapidement su se distinguer via ses prestations à l’Obscene Extreme Festival ou encore via des splits en compagnie de Rompeprop ou encore Spasm (avec qui ils tourneront d’ailleurs prochainement avec les raffinés Gutalax). Pour son second véritable album (après Bacteria – 2014), le trio italien ne change pas son fusil d’épaule, Parasite s’annonce comme un défouloir bien gras avec zéro finesse.

Introtyl – Adfectus

Outre de nombreuses rééditions (Brutality, Iniquity), le label danois Emanzipation Productions aime aussi dénicher des formations de death metal plutôt exotiques. Originaire de Mexico, Introtyl est un quartet 100% féminin qui produit un death metal furieux et plutôt technique, respectant l’héritage old school du genre.

Mothman – Cancer Withdrawal

Comme toute sortie provenant de Dark Trail Records (Black Matter Device, The God Awful Truth…), on a de quoi se préparer à une grosse déflagration avec cet album. Mothman est un trio originaire d’Austin (Texas) qui joue pourtant une musique encore plus brutale que ce qui sort habituellement chez le label du créateur de Mathcore Index. Du mathcore, certes il y en a pas mal, mais celui-ci est ici accompagné par une extrême brutalité provenant du grindcore et d’une lourdeur hardcore/metal pour un Cancer Withdrawal qui se présente comme une impressionnante déferlante de violence.

Ruinas – Resurrekzión

Après un Ikonoklasta bien secoué sorti il y a déjà deux ans, Ruinas revient dans le grind game avec Resurrekzión, nouvel EP de six titres. Le duo Rober Bustabad (Machetazo, chant et instruments)/Angel (batterie) n’a pas dit son dernier mot en matière de déblaiement auditif !