post-punk/coldwave

Attic Birds – Let’s Talk About People

Groupe nordiste (de Lille) fêtant ses dix ans d’existence, Attic Birds aura pris un peu de temps avant de s’y mettre mais semble désormais rattraper le temps perdu. En effet, le groupe a sorti son premier EP Colourbreak en 2019 et voici Let’s Talk About People, premier long-format d’un indie rock piochant ses influences chez la crème de la scène U.S.

Sons – Sweet Boy

Ces Fils-là sont belges, provenant de Flandres (au Nord de la Belgique, pas loin d’Anvers) et ont peut-être déjà été sous votre radar avec leur premier album Family Dinner (2019). Si ce n’est pas le cas, vous pourrez le tester après ce Sweet Boy et juger de l’évolution entre les deux opus. En ce qui concerne la production de ce dernier, sa conception a été un peu complexe: façonné durant la pandémie, produit à distance avec le producteur australien Michael Badger-Taweel, ce nouvel album façon « télétravail » bénéficie d’un son garage abrasif allant de pair avec l’énergie déployée par Sons.

Tempers – New Meaning

Si l’envie vous prenait d’aller faire un tour à pied la nuit, voici la bande sonore qu’il vous faut ! Pour son quatrième album, le duo Jasmine Golestaneh (chant)/Eddie Cooper (synthés) nous convie à une déambulation nocturne sur fond d’une synthpop typée 80’s, au jeu sur les échos rendant ce New Meaning tellement obsédant.

Drug Church – Hygiene

Avec une cote de popularité en augmentation constante, surtout après des tournées sur lesquelles le groupe était bien entouré (j’ai eu la chance de les voir en live il y a quelques années en compagnie de Title Fight) et un Cheer (2018) sonnant toujours aussi bien quatre ans après, autant dire que Drug Church était attendu au tournant avec ce quatrième album !

Violence – Area Sub Rosa

Avec leur son à la croisée du crust et du blackened hardcore cathartique (matérialisé dans leur très bon dernier album en date The Coldest Place Is Within Myself – 2018), les danois de Woes ont apparemment décidé de calmer leurs ardeurs. On retrouve chez Violence leurs membres dont les envies semblent aujourd’hui d’aller dans des émotions diamétralement opposées.

Mary Cream – Pulse

Pulse est la première offrande de Mary Cream, projet solo d’un certain Gabriel Apostolidis (grec vu son nom ou franco-grec puisque basé à Paris) qui entend faire cohabiter des influences plutôt variées entre metal, post-punk ou encore electro. Présenté ainsi, le mélange peut sembler un peu casse-gueule mais il apparaît totalement maîtrisé par sa tête pensante.

Cloakroom – Dissolution Wave

Cloakroom célèbre ses dix ans avec ce Dissolution Wave et vient par la même occasion briser cinq ans de silence après le très bon Time Well. Toujours chez Relapse, le trio originaire de l’Indiana revient à nouveau avec son shoegaze si personnel agrémenté de space rock au fuzz maousse, présentant pour l’occasion un concept particulier abordant la question de l’humanité, de l’art, de l’abstrait, tout ça avec une narratologie du côté de la cosmologie.

Traitrs – Horses In The Abattoir

Duo canadien formé en 2015 par Sean-Patrick Nolan et Shawn Tucker du côté de Toronto, Traitrs possède déjà une discographie bien riche avec trois albums – Rites And Rituals (2016), Heretic (2017) et Butcher’s Coin (2018) – ainsi que deux EPs. Quelque part entre coldwave et gothic rock à l’ancienne jusqu’alors (ça cite autant The Cure, Bauhaus que The Sisters Of Mercy), le duo connait un nouveau départ avec ce Horses In The Abattoir en se focalisant désormais davantage sur les ambiances synthétiques.

cursetheknife – Thank You For Being Here

Jeune pousse originaire d’Oklahoma City, cursetheknife débarque avec un premier album se réappropriant un style ayant fait un gros comeback ces dernières années: le shoegaze. Et s’il parait délicat aujourd’hui de sonner original avec ces riffs et textures emblématiques des 80’s/90’s, ce trio réussit à sonner totalement frais.

Amyl and the Sniffers – Comfort to Me

Oui oui je sais… Cette pochette est effectivement assez dégueulasse (il existe une variante beaucoup plus supportable visuellement à mon sens, dommage que le choix ait porté sur celle que vous voyez ci-dessus). Ça devrait être interdit de sortir un disque avec une pochette pareille, a fortiori un disque de cette qualité, car c’est bien de cela dont il s’agit. Rien de moins que le disque qui a réussi il y a plusieurs semaines à me faire sortir (temporairement bien sûr, car il y revient toujours à un moment ou un autre) Glow On de la platine rendez-vous compte, [...]