power/thrash/heavy

ACOD – Fourth Reign Over Opacities And Beyond

Malgré ses seize ans d’existence et sa dense discographie (quatre albums avant celui-ci), je ne découvre ACOD qu’avec ce Fourth Reign Over Opacities And Beyond, son nouvel album sortant chez Les Acteurs de l’Ombre. Le trio marseillais déploie un mix de black metal mélo et de death école suédoise (donc mélo lui aussi), le tout avec un boulot prononcé sur les ambiances.

Ensanguinate – Eldritch Anatomy

Jeune formation slovène débutée il y a deux ans de cela, Ensanguinate est de ces groupes pour qui l’âge d’or du death metal se situe dans les années 80, un point c’est tout ! Déjà perceptible sur leur première démo (Entranced By Decay, sortie en 2020), c’est un mélange de différentes écoles qui ont semble-t-il bercé ces natifs de Ljubljana durant leur jeunesse (et vraisemblablement encore aujourd’hui).

Soilwork – Övergivenheten

On prend les mêmes et on recommence. Et tant mieux dans ce cas! Verkligheten m’avait déjà collé une sacrée mandale en 2019, rien de moins à mes yeux que la résurrection du grand Soilwork qu’on n’osait même plus espérer. Un Soilwork qui va de l’avant, regarde dans le rétroviseur avec fierté, mais sans nostalgie ou regret (on le voit ne serait-ce que dans l’artwork très coloré qui ne rappelle pas du tout les artworks thrash ou sombres des débuts, même si le titre en suédois signifie tout de même « abandon » après la « réalité » du grand frère). Et qui propose [...]

Hautajaisyö – Ei Hauta Kysy Lupaa

Autrefois nommé Redeye (de 2006 à 2014), Hautajaisyö (qui signifie « nuit de funérailles » en finnois) est un quartet finlandais sortant ici son quatrième album. Ei Hauta Kysy Lupaa qui signifie « la tombe ne va pas demander de permission » apparait ici aussi clair que le nom du groupe: la mort est omniprésente chez le quartet, et aussi dans le style pratiqué.

Maktkamp – I Affekt

I Affekt est le premier album de Maktkamp, jeune formation norvégienne qui débarque cette année avec un mélange des genres bien énergique. Mais avant cela, parlons de la cover de l’album: signée Sigbjørn Lilleeng qui produit là une sorte de comics à sa manière, un peu bizarre mais très jolie, celle-ci interpelle visuellement avant qu’on ait entendu une seule note.

Archvile King – À La Ruine

Projet solo d’un certain Baurus, Archvile King est né à Nantes en 2019 et se montre déjà très prolifique: un EP en 2020 (Vile), ce premier album et un split en compagnie de Simulacre (tous deux sortis récemment). Un important rythme de sortie allant de pair avec la musique qu’il produit, jouée essentiellement dans la frénésie.

Kvaen – The Great Below

Débarqué par surprise en 2020 avec The Funeral Pyre, Kvaen est le projet solo de Jacob Björnfot, suédois ayant officié notamment dans The Duskfall, enfin pas totalement solo puisqu’un batteur de session (Tomi Tuhkala, finlandais jouant notamment dans le groupe de black metal Outlaw) l’accompagne sur ce second album. Et pour couronner le tout, une sacrée liste d’invités vient participer à The Great Below: Vreth (Finntroll), Jeff Loomis (Arch Enemy, ex-Nevermore), Angus Norder (Witchery), Sebastian Ramstedt (Necrophobic) ou encore Mike Wead (King Diamond). Voilà pour les présentations.

Ghost – Impera

J’y allais presque à reculons cette fois-ci, alors que je suis pourtant client de l’univers de Tobias Forge depuis ses débuts. Quelques chroniques peu flatteuses, peut-être aussi la peur que Ghost finisse par s’auto-caricaturer et surtout que Forge n’arrive plus à écrire des tubes comme il le fait pourtant depuis plusieurs années maintenant…
Mais à la première écoute d’Impera, les doutes se sont immédiatement envolés et la confiance restaurée. Je n’en étais qu’au 3ème titre, et je savais qu’une fois encore c’était gagné, que Ghost m’avait encore une fois harponné fort et bien. Et j’irais même jusqu’à dire que, [...]

Bloodywood – Rakshak

A l’instar de The Hu et de leur rock/metal aux influences traditionnelles tibétaines, voici la nouvelle sensation de « world metal », provenant d’Inde cette fois. Bloodywood (le jeu de mots est sympa, avouons-le, le groupe a d’ailleurs débuté en tant que groupe parodique reprenant des titres de pop) vient donc du pays des mille et une nuits et entend mixer des éléments venus de leur traditions locales avec un metal moderne boosté aux hormones et plein d’énergie.

Weaponry – Everwinding Slaughter

Avec son logo qui picote et sa cover hommage à Mad Max, Weaponry annonce clairement la couleur: l’extrême violence sur fond de poursuite sur grosses cylindrées sur fond d’univers postapocalyptique est au menu de cet Everwinding Slaughter. Composé du multi-instrumentiste canadien Jo Capitalicide (Spectral Dance, Ice War… ici sous le pseudo Jo Steel) et du grogneur espagnol Dave Rotten (Avulsed, Putrevore…), le duo verse dans un mix de crust et de death metal aussi gras que bas du front.