power/thrash/heavy

Maktkamp – I Affekt

I Affekt est le premier album de Maktkamp, jeune formation norvégienne qui débarque cette année avec un mélange des genres bien énergique. Mais avant cela, parlons de la cover de l’album: signée Sigbjørn Lilleeng qui produit là une sorte de comics à sa manière, un peu bizarre mais très jolie, celle-ci interpelle visuellement avant qu’on ait entendu une seule note.

Archvile King – À La Ruine

Projet solo d’un certain Baurus, Archvile King est né à Nantes en 2019 et se montre déjà très prolifique: un EP en 2020 (Vile), ce premier album et un split en compagnie de Simulacre (tous deux sortis récemment). Un important rythme de sortie allant de pair avec la musique qu’il produit, jouée essentiellement dans la frénésie.

Kvaen – The Great Below

Débarqué par surprise en 2020 avec The Funeral Pyre, Kvaen est le projet solo de Jacob Björnfot, suédois ayant officié notamment dans The Duskfall, enfin pas totalement solo puisqu’un batteur de session (Tomi Tuhkala, finlandais jouant notamment dans le groupe de black metal Outlaw) l’accompagne sur ce second album. Et pour couronner le tout, une sacrée liste d’invités vient participer à The Great Below: Vreth (Finntroll), Jeff Loomis (Arch Enemy, ex-Nevermore), Angus Norder (Witchery), Sebastian Ramstedt (Necrophobic) ou encore Mike Wead (King Diamond). Voilà pour les présentations.

Ghost – Impera

J’y allais presque à reculons cette fois-ci, alors que je suis pourtant client de l’univers de Tobias Forge depuis ses débuts. Quelques chroniques peu flatteuses, peut-être aussi la peur que Ghost finisse par s’auto-caricaturer et surtout que Forge n’arrive plus à écrire des tubes comme il le fait pourtant depuis plusieurs années maintenant…
Mais à la première écoute d’Impera, les doutes se sont immédiatement envolés et la confiance restaurée. Je n’en étais qu’au 3ème titre, et je savais qu’une fois encore c’était gagné, que Ghost m’avait encore une fois harponné fort et bien. Et j’irais même jusqu’à dire que, [...]

Bloodywood – Rakshak

A l’instar de The Hu et de leur rock/metal aux influences traditionnelles tibétaines, voici la nouvelle sensation de « world metal », provenant d’Inde cette fois. Bloodywood (le jeu de mots est sympa, avouons-le, le groupe a d’ailleurs débuté en tant que groupe parodique reprenant des titres de pop) vient donc du pays des mille et une nuits et entend mixer des éléments venus de leur traditions locales avec un metal moderne boosté aux hormones et plein d’énergie.

Weaponry – Everwinding Slaughter

Avec son logo qui picote et sa cover hommage à Mad Max, Weaponry annonce clairement la couleur: l’extrême violence sur fond de poursuite sur grosses cylindrées sur fond d’univers postapocalyptique est au menu de cet Everwinding Slaughter. Composé du multi-instrumentiste canadien Jo Capitalicide (Spectral Dance, Ice War… ici sous le pseudo Jo Steel) et du grogneur espagnol Dave Rotten (Avulsed, Putrevore…), le duo verse dans un mix de crust et de death metal aussi gras que bas du front.

Schizophrenia – Recollections Of The Insane

Deux ans après le sympathique EP Voices, revoici les belges de Schizophrenia avec un premier long-format sous le bras. Repérés par le label ricain Redefining Darkness Records (Burial, Celestial Sanctuary…), les quatre gaillards d’Anvers reviennent toujours aussi inspirés par le thrash et le death de tradition, mais viennent ici ajouter encore plus de mélodie (par rapport à l’EP) à leur tambouille.

Diabolisches Werk – Beast

Projet monté par des membres de Dysangelium et Endstille (entre autres), soient de respectables groupes germains actifs depuis pas mal d’années, Diabolisches Werk a été monté (comme tant d’autres) durant la pandémie de 2020. Ayant envie de changer de registre, le jeune groupe de vétérans a décidé de s’orienter vers un death metal incisif bercé par les rythmiques du thrash.
Pissmark, Smellhammer (jolis noms fleuris !) et leurs amis balancent donc sur Beast vingt-quatre minutes aussi brutes que sales, « The Excremist » a son titre parlant pour lui-même tandis qu’on va musicalement dans du thrash plutôt traditionnel mené par la [...]

Begat The Nephilim – II: The Grand Procession

Begat The Nephilim est un groupe du New Hampshire qui apprécie mélanger les genres pour faire sa tambouille. Ainsi dans leur marmite on trouve comme ingrédients: du metalcore, du black metal, du death metal, du metal symphonique et même des soupçons d’autres influences plus discrètes (comme du post-rock pendant « Threnody: Death Of Spring »). Un panel très large qui se déploie tout au long de ce II: The Grand Procession, second long-format annoncé comme un mélange de The Black Dahlia Murder et de Fleshgod Apocalypse.

Demolizer – Upgrade

Même si j’en écoute à doses modérées, un bon album de thrash ne fait jamais de mal ! Cet album, c’est Thrashmageddon, premier long-format des danois Demolizer sorti l’an dernier ayant de quoi ravir les amateurs du genre. Moins d’un an plus tard, voici Upgrade, nouvel EP qui est en fait une version réenregistrée de leur premier EP Ghoul (2018), accompagnée par une cover d’Annihilator.