Swims – Ep
Chronique Basse/Batterie

Swims – Ep

pilou
pilou
Auteur
24 janvier 2007
il y a 19 ans
5 commentaire s
2,015 vues
Année de sortie
2006
Note

Absolument inconnus par moi-même et je suppose par beaucoup de ceux qui liront ces lignes (estimation personnelle : 3 lecteurs connaissant), Swims nous provient de Sacramento, Californie. Il s’agit d’un duo basse – batterie, line-up à la mode actuellement, le nombre de groupes ainsi constitués commençant à devenir pléthorique (Lightning Bolt, Gâtechien…). Il faut dire […]

Swims – Ep

Absolument inconnus par moi-même et je suppose par beaucoup de ceux qui liront ces lignes (estimation personnelle : 3 lecteurs connaissant), Swims nous provient de Sacramento, Californie. Il s’agit d’un duo basse – batterie, line-up à la mode actuellement, le nombre de groupes ainsi constitués commençant à devenir pléthorique (Lightning Bolt, Gâtechien…). Il faut dire qu’en général ces deux instruments se complètent plutôt bien.

Que nous proposent donc ces deux américains ? Une musique toute en nuances, tout simplement. Loin de se réfugier derrière des murs d’effets pour gonfler le son et occuper l’espace sonore, les musiciens s’en remettent à une bien belle technique mise au service de la musicalité de l’ensemble. Point ici de démonstration, mais une utilisation de toutes les (nombreuses) cordes de la basse pour créer un univers cohérent, doux, lumineux. Ben oui, amateurs de sensations noires et dépressives, passez votre chemin. Même si l’ambiance n’est pas à la fête, on retrouve quelques tics primusiens primesautiers et sautillants. Mais globalement il s’agit plus d’arpèges mêlés au jeu de pouce, qui entraine un jeu sur 2 ou 3 voix différentes. Vraiment, le bassiste touche bien. Derrière lui, le batteur rempli son rôle de métronome marteleur. Sans être démonstratif, le jeu de la batterie s’inscrit lui aussi en nuances, sachant taper fort quand il y a besoin pour revenir à des subtilités de touché juste après. Les compositions sont alambiquées, très travaillées et jamais ennuyeuses, on n’écoute pas un disque de musiciens s’adressant à des collègues, mais un groupe mûr et accessible.

Au final un Ep de 20 minutes en 6 titres qui passe tout seul, agréable à écouter pour tout le monde, assez bluffant pour le bassiste néophyte. Un joli coup d’essai qui demande à être confirmé mais d’ores et déjà Swims nous aura donné 20 minutes de bonheur. Mission accomplie donc ! Distile Records continue avec eux son exploration du rock indé de bon aloi.

  1. pegasus
  2. (pop) the bubble boy
  3. drawing 1 : suburban
  4. when heavy hangs…
  5. beauty in battle
  6. knew

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

basse/batterie

Catégories

pilou

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50 articles publiés

5 commentaires

Monster

il y a 19 ans

Je sais pas, j’ai du mal à imaginer qu’un disque instrumental uniquement constitué de basse et de batterie puisse être passionant. Quoique Primus par moment c’est pas loin d’être ce genre de truc…

inthese

il y a 19 ans

j’ai écouté les extraits , c’est assez sympathique, je note sur mon petit calepein.
sinon, m’sieur Monster, n’avez vous point écouté OM, vous que je crois être, si je me souviens bien, amateur de doom et autres confiseries qui restent sur l’estomac?

Monster

il y a 19 ans

OM je connais de nom seulement… Enfin moi les equipes de foot ?? Pourquoi ? c’est aussi un duo basse-batterie ?

inthese

il y a 19 ans

vi, et je pense que tu aimerais, parce que c’est LOURD (et fait pas des anciens Sleep (oui je sais, ils ont toujours chois des noms propices aux jeux de mots dans notre belle langue))

Dun23

il y a 19 ans

De la page myspace du groupe, on peut se rendre compte que le bassiste fait plus que bien toucher, il est vraiment excellent techniquement avec un jeu à priori essentiellement axé sur le tapping. Je me demande ce qu’il pourrait faire sur un stick chapman. Ca pourrait être intéressant à la manière d’un Tony Levin.

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