Ray Manzarek / Robby Krieger (The Doors) – Le Bataclan – Paris

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Annee de sortie: 2010

En ce premier week-end de juillet 2011, on commémorait – à Paris plus qu’ailleurs – le 40ème anniversaire de la mort de Jim Morrison. Quatre lieux se sont distingués : le cimetière du Père Lachaise, le Bataclan, la Cigale et le Lézard King.

Aujourd’hui, comme depuis 40 ans, l’admirateur Doorsien se divisait. Il y a les pour, et les contre Ray Manzarek : moraliste hors pair, opportuniste de première, utilisant la mémoire du défunt pour faire fructifier son salaire… Tout ce qu’il faut au fan absolu de Jim pour boycotter la cérémonie religio-lucrative de Ray Manzarek et Robby Krieger au Bataclan.
Cerise sur le gâteau, le claviériste a demandé il y a quelques semaines la fermeture du Lézard King (bar parisien dédié à la mémoire de Morrison) ne souhaitant pas « être perçus comme ayant non seulement approuvé l’établissement, mais aussi la consommation d’alcool ». Pas partageur, le Manzarek.

Multiplication des commémorations, le même jour était programmé à la Cigale un autre concert hommage, celui de The Doors Alive, cover-band au nom somme toute assez peu énigmatique.

Ce week-end là, il y a donc ceux qui sont allés voir Krieger et Manzarek se recueillir rituellement au Père Lachaise, et ceux qui ont préféré aller se désaltérer, au Lézard King, par exemple.

Dimanche soir, il y a ceux qui sont allés applaudir les rescapés du naufrage du 3 juillet 1971, et ceux qui ont choisi la Cigale, « intégrité » oblige.

Sans parti pris et pour le plaisir de réentendre les sons de guitares et de rhodes originels, j’étais présent, ce dimanche 3 juillet 2011, au Bataclan :

Bien marqués par l’âge mais toujours aussi à l’aise dans l’interprétation de leurs solos, les vétérans nous on concocté un set de circonstance : outre les incontournables (Roadhouse Blues, Break On Through, When the Music’s Over, Light My Fire…), le duo a proposé pour fêter les 40 ans de l’album L.A. Woman, d’interpréter l’ultime enregistrement des Doors avec Morrison, dans son intégralité (comme ils l’avaient déjà fait en 2003 au Zénith pour fêter les 60 ans que Jim aurait eu, joie des anniversaires-prétextes).

Ce coup-ci c’était Dave Brock (qui a fait ses classes dans le cover-band « Wild Child ») à qui a été confié la lourde tâche de chanter les textes de Morrison : plus humble que le Ian Astbury de 2003 (qui tenait son rôle l’air de rien), force est de reconnaître que le monsieur malgré quelques absences s’en est plutôt bien tiré dans son rôle d’illusionniste : ni trop ni trop peu, Brock termine le concert avec les honneurs.

2h15 d’un show faisant l’impasse sur The Soft Parade, morceaux choisis de la soirée :

Setlist :
01 Roadhouse Blues
02 Break On Through
03 Strange Days
04 When the Music’s Over
05 Peace Frog
06 Blue Sunday
07 The Changeling
08 Love Her Madly
09 Been Down So Long
10 Cars Hiss by My Window
11 L.A. Woman
12 L’America
13 Hyacinth House
14 Crawling King Snake
15 The WASP (Texas Radio and the Big Beat)
16 Riders on the Storm

rappel :
17 Love Me Two Times
18 Five To One

19 Light My Fire

Chroniqueur

Salvador

Salvador du blog livevideobootlegs écume les salles parisiennes, d’une culture très diverse, essentiellement rock, de moins en moins métal, de plus en plus noise, mais aussi hip-hop, il y fait des vidéos depuis environ un an, ayant ressenti le besoin d’archiver certains concerts et y a de plus en plus pris goût.

Salvador a écrit 4 articles sur Eklektik.

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