Chelsea Wolfe – Pain Is Beauty

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Style: Ethereal WaveAnnee de sortie: 2013Label: Sargent House

Chelsea Wolfe fait partie de ces voix qu’on n’oublie jamais. Véritable chant de sirène, ce Pain Is Beauty exerce un fort pouvoir d’attraction sur l’auditeur dès la première écoute.

Tout au long de l’album, Chelsea démontre l’étendue de son potentiel vocal avec brio. Que ce soit de façon voix fantôme dans le gigantesque « Feral Love », de façon plus dramatique et mélodique dans « We Hit A Wall », de façon folk dans le magnifique « They’ll Clap When You’re Gone », ou encore de façon plus pop dans « The Warden », elle est à l’aise dans tous les registres.

La production de ce nouvel opus est magnifique et très travaillée. Les instrumentations sont minutieusement équilibrées pour mettre la voix en valeur mais à la fois permettre son utilisation comme une nappe sonore au même titre que les autres sons (« House of Metal » entre autres). Le mix apporte une cohérence importante à l’album et une ambiance homogène à des titres aux sonorités bien différentes. On passe ainsi de titres presque popisants (« Destruction Makes The World Burn Brighter ») à des pistes fleurant fortement l’ambiant (« Sick ») en passant par de très belles ballades (« The Waves Have Come ») sans quitter l’atmosphère bien particulière de l’album.

Dans ses moments lyriques comme dans ses moments plus électro, Pain Is Beauty garde un côté caverneux mis en exergue par la qualité à la fois fragile et puissante de la voix et par la sonorité « déglinguée » des instrus (« Reins »). L’ambiance générale est comme un vortex de noirceur dans lequel on se complaît même quand les mélodies se font inquiétantes (je pense notamment à « Ancestors… » et sa petite mélodie façon cirque qui ne serait pas déconnante dans un film d’horreur).

La plus grande puissance de cet album est pour moi son aspect émotionnel et l’ambiance ultra intimiste qui font de chaque écoute une expérience ensorcelante. Un album ample, profond, tour à tour nostalgique, ironique et mélancolique qui vous aspire entièrement quelle que soit votre humeur pour ne vous recracher  – déjà accro – que 56 minutes plus tard.

Tracklist:

1. Feral Love (3:23)
2. We Hit A Wall (3:37)
3. House of Metal (5:01)
4. The Warden (3:54)
5. Destruction Makes the World Burn Brighter (2:39)
6. Sick (5:36)
7. Kings (4:00)
8. Reins (5:16)
9. Ancestors, the Ancients (4:36)
10. They’ll Clap When You’re Gone (5:53)
11. The Waves Have Come (8:30)

12. Lone (2:36)

Chroniqueur

Ennoia

Amatrice de chats, de zombies, de littérature, de black metal en particulier et surtout de musique en général.

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3 Commentaires

  1. Angrom Angrom says:

    Découverte un peu sur le tard, mais superbe disque en effet. Et je ne suis pas un gros fan de voix féminines en général

    • Ennoia says:

      Aaah, bien contente que ça t’aie plu! Je pense que l’avantage de Chelsea pour quelqu’un comme toi qui n’est pas fan de voix féminines, c’est que sa voix est donnée comme partie d’un tout et pas « surimposée » sur un background musical. Elle est toujours incorporée au mix de manière organique et pas mise en avant indûment. Maintenant, si tu aimes Pain is Beauty, tu aimeras Abyss sans souci ;)

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