Favez

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Annee de sortie: 2010

Voilà presque 1 mois que votre album est disponible en Suisse, et il me semble que c’est la première fois que les médias locaux s’intéressent autant à la sortie d’un de vos albums. Vous attendiez-vous à un tel engouement ?

Très franchement, l’engouement médiatique pour le nouvel album vient surtout du fait qu’on tourne depuis des siècles, et que finalement on s’est fait beaucoup d’amis…. Les journalistes savent qu’on a des choses pas trop idiotes à dire, qu’on est assez sincère et qu’une interview ne sera pas une série de platitudes auto promotionnelles. J’ose espérer qu’ils étaient contents de voir que le groupe ne stagnait pas, essayait des choses différentes et se mettait un peu en danger, mais au fond de moi, je crois qu’ils parlent de nous parce qu’au fil des années, on est devenus des potes…


Pour beaucoup de médias, vous venez de sortir là votre "album de la maturité", mais vous aviez déjà étonné un bon nombre d’auditeurs en 1999 avec "A sad ride on the line again" qui proposait une facette totalement différente du groupe. Que gardez-vous comme souvenirs de cette expérience et comment l’idée d’enregistrer dans une église vous est-elle venue à l’esprit ?

C’était il y a dix ans, à l’époque nous faisions de la musique depuis 7 ans et c’était la première fois que nous avions l’impression de faire quelque chose de juste, sans nous poser de questions sur ce qu’on était sensé faire en tant que groupe de punk rock, on a juste pris les chansons qu’on avait et on s’est demandé si vraiment ces 10 morceaux avaient besoin de bruit et de fureur. La réponse était négative, on s’est donc enfermé dans une église, histoire de ne pas être tenté par les gros amplis une fois en studio (ça ne sonne pas super, un marshall dans une église), et hop, on a fait un album très calme. Super expérience, vu qu’en faisant exactement comme on voulait, sans écouter qui que ce soit qui nous disait « ouaih mais bon, votre musique elle est chouette parce que ça chiiiiiie » et en y allant à l’instinct (ouaih mais bon, notre musique elle est chouette parce que les chansons sont biiiiien), on a réalisé qu’on était assez à l’aise. Et finalement c’est plutôt ça le punk : faire ce que tu veux quand tu veux en te foutant de ce que les autres pensent.


Entre 2002 et 2005, vous avez sorti trois albums ("From Lausanne, Switzerland", "Bellefontaine Avenue", et "Old and strong in the modern times") que vous avez à chaque fois défendus sur scène avec un nombre de dates assez impressionnant : ce rythme effréné était-il voulu, ou s’agit-il d’un concours de circonstances ?

En fait on aurait pu en faire encore plus, devenir un « vrai » groupe qui tourne continuellement, mais après de longues réflexions, ça ne nous excitait pas trop de passer notre vie enfermés dans un van à courir après les dates… Donc on s’est fixé un planning qui nous permettait de garder une vie sociale normale et de pouvoir développer nos vies sentimentales et professionnelles. On a tous des jobs chouettes qui nous permettent quand même de faire une soixantaine de dates par année, c’est confortable, c’est agréable et ça nous permet de faire vivre le groupe sans aucune pression extérieure, du style partir un mois en Scandinavie pour pouvoir payer le loyer. Il faut que ça reste beau et excitant, un groupe, si ça devient un boulot, c’est d’un ennui…


Lorsque vous avez annoncé que "Old and strong in the modern times" marquait la fin d’une ère pour Favez, aviez vous déjà une petite idée quant à la direction musicale que le groupe allait prendre, ou vouliez-vous juste prendre le temps nécessaire pour trouver la formule qui vous redonnerait envie de remonter sur scène ?

On avait une idée très très floue de ce qu’on voulait. On a juste essayé beaucoup de formules différentes en répète (une guitare et un orgue, une batterie aux balais, de la guitare acoustique, etc…), mais finalement, ce qui te montre le chemin, c’est la chanson… Si ton son ne colle pas avec l’état d’esprit du groupe, il n’y aura aucune chanson qui sortira. Si au contraire le son devient une sorte de palais, tu trouveras très vite des chansons dans toutes les chambres. Il faut juste chercher et ne pas avoir peur de se dire « voilà ce que je voulais avant, et c’était bien, mais ce n’est plus ce que je veux maintenant, alors on cherche autre chose ».


Avec l’arrivée de deux nouveaux membres au sein du groupe, votre façon d’aborder le processus de composition a-t-il changé ou est-ce que cela se passe plus au feeling ?

On avait quelques morceaux en chantier quand les deux claviers sont arrivés, mais tout a démarré quand Jefferson (le pianiste) nous a rejoint pour une première séance de compo. On était tout à fait sur la même longueur d’onde, il a directement trouvé des trucs incroyables et vu qu’on a assez peu d’ego dans le groupe, on était tous très content que ça se passe avec un influx extérieur au 4 membres de base , c’est tellement régénérateur d’avoir un nouveau mec qui arrive un peu à la fraîche et qui bouleverse tout ce que tu as appris et mis en pratique pendant 17 ans…


Vous avez toujours été soucieux de ne pas vous répéter musicalement, car si à l’écoute de chacun de vos albums il est indéniable que la marque de fabrique Favez est toujours présente,  il y a toujours pleins de petits détails et arrangements qui offrent une nuance par rapport à vos précédentes productions.  Cela vient-il naturellement ou mettez-vous un point d’honneur ne jamais faire la même chose deux fois ?

Le plus important, c’est d’essayer de rester honnête par rapport à nos évolutions personnelles. C’est normal de ne pas aimer à 35 ans ce que tu vénérais à 20 ans. La plupart des rockeurs forment de nouveaux groupes ou arrêtent la musique parce qu’ils composent un énième morceau à la Hüsker Dü et que ça ne leur procure plus le même frisson qu’au début. Nous on essaie juste de faire ça ensemble plutôt que de figer le groupe et de le saborder quand il ne nous plaît plus.

 – Chris, ta voix fait partie intégrante de l’identité des Favez, mais à l’écoute de ce nouvel album, il me semble qu’elle n’a jamais été aussi intense et remplie d’émotions, quel est ton secret ?
Merci ! Je ne sais pas trop que te répondre, j’essaie de faire des paroles qui me touchent et que je pourrai donc chanter de manière touchante, mais sur « Bigger Mountains », c’est clair que le fait d’avoir un producteur anglo-saxon a changé énormément de choses… Il m’a poussé à mettre de l’émotion partout, tout le temps. Par exemple on a passé 20 minutes sur le mot « Courage » dans Naked And Gasoline parce qu’il trouvait toujours que je le retenais trop. Je n’ai pas de souci de langue vu que ma mère est américaine et que j’ai toujours parlé anglais, mais c’est sûr que dans l’intention c’est plus difficile, vu que ça reste une langue que je n’utilise pas dans mon quotidien, donc il y a un gros boulot d’honnêteté à trouver dans l’enregistrement d’une voix qu’un producteur francophone n’aurait pas forcément accompli.


Sur votre nouvel album, il y a deux titres  qui, à mon avis, représentent assez bien la mutation du groupe entre
"Old and strong in the modern times" et "Bigger mountains higher flags"; il s’agit de "The Goodbye Song" et "The Torch Song", est-ce que l’idée de les mettre à la suite était voulue ou est-ce un pur hasard ?
Tout à fait voulu, comme le disait Noir Désir quand ils ont sorti « Des Visages », ils ont mis un morceau de punk old school au milieu du disque pour montrer qu’ils « pouvaient toujours envoyer la sauce ». Ca nous a marqué cette façon de toujours essayer d’évoluer mais de ne jamais renier la base de notre caractère… Le fait de les mettre côte à côte, c’est un petit clin d’œil à un certain naturel, un amour inconditionnel de nos racine, sans non plus que cet amour soit une omniprésence castratrice.


Le titre "Naked and Gasolined" n’est pas spécialement le plus représentatif de l’album, c’est pourtant le morceau qui a été choisi comme single. Comment cela se fait-il que votre choix se soit porté sur ce titre en particulier ?

Pas du tout, on va en effet faire un single pour l’Angleterre, mais ce sera « She Wakes Up Every Night ». Naked a juste été choisi par les radios en Suisse, sans qu’on ait quoique ce soit à y voir. Pour nous c’est un peu un exercice de style pop, une récréation. Evidemment, pour les radios, il fait « toum-tam-toum-tam », donc à la première écoute c’est plus compréhensible… Je ne sais pas que penser des radios en général, j’ai toujours beaucoup de plaisir à faire des interviews en live, certains animateurs sont excellents, mais je peine à m’identifier à la musique qu’ils passent. Donc, ouaih, Naked And Gasolined, pourquoi pas… Il est ludique et drôle. Et finalement c’est pas tous les jours que le mot « Cancer » est utilisé dans une chanson pop-radio…


Vouliez-vous garder une part de suspense autour de vos nouvelles compositions, que l’auditeur découvrirait en écoutant l’album de A à Z ?

Non, je trouve qu’un bon album met longtemps à s’installer dans les esprits, je ne pense pas que la première écoute A-Z soit si importante que ça et je pense qu’attirer un peu l’auditeur en lui faisant découvrir quelques titres avant, en live ou sur le net, ne gâche rien, vu que l’album ne se découvrira qu’au fil du temps, à force d’écoutes un rien attentive. Surtout dans le cas de Bigger Mountains,, je ne crois pas à l’effet claque dans la gueule. Il est j’espère un peu plus subtil et insidieux que ça…


Pour cet album, vous avez fait appel à Greg Wales et il semble que le courant soit relativement bien passé : comment se sont déroulées les sessions d’enregistrement ?

Intense, on faisait des 14-15 heures par jour, il était investi comme personne, il avait étudié les démos comme si sa vie en dépendait et il n’a jamais lâché l’affaire. Il a une vision du rock qui nous correspond parfaitement, il est à peine plus âgé que nous et ose faire des références assez risquées dans notre milieu (Tom Petty, sans rire). En même temps, c’est un fan de vieux punk, une calure en hardcore… C’est assez rafraîchissant de travailler avec un mec qui n’a aucun snobisme et qui veut juste rendre l’esprit de la chanson au mieux, sans rentrer dans des préjugés ou des chapelles…


Vous avez du tomber de haut lorsqu’il vous a annoncé que vous seriez le seul et unique groupe qu’il enregistrerait cette année ?

Pas vraiment, il enregistre énormément de groupes live pour la radio Australienne, il a bossé avec tout le monde, on a passé des soirées mémorables à écouter ses anecdotes sur la batterie de Lars Ulrich (faite plus petite sur mesure pour cacher le fait que Lars est un nain), ou les 3 correcteurs de voix successif que Meatloaf utilise en live, tellement il chante faux… Donc il a une expérience de l’enregistrement assez gigantesque, et quand on a vu a quel point il mettait du cœur dans ce disque, on a assez vite compris qu’il ne pourrait pas faire ça 20 fois par année ; le pauvre garçon a vieilli de 30 ans en l’espace de trois semaines, sans rire, il mourrait plutôt que de garder une prise médiocre.


La sortie de cet album marque aussi le début d’une nouvelle aventure avec le label Gentlemen Records, comment est-ce que cela s’est passé ? Cette décision vient-elle aussi du fait que votre ancien label (Stickman Records) était basé en Allemagne, donc plus aussi pour un souci de proximité et de contrôle ?

Entre autre, mais on a toujours eu des différents avec Stickman quant à leur difficulté à mettre un peu d’argent pour la promo. Pas qu’on veuille avoir des clips sur mtv, mais Old and strong est sorti dans un tel anonymat en Allemagne et en Angleterre que c’était vraiment frustrant pour nous, de mettre tellement de temps et de travail et de cœur dans un disque dont la plupart des gens n’ont finalement pas connu l’existence. C’est un chouette label, Stickman, mais ils travaillent un peu comme si on était encore en ’86, ils détestent internet. Je sais pas, je ne pourrais rien dire de mal sur eux, mais c’est vrai que Fig de Gentlemen est un peu plus mordant dans sa façon de travailler, c’est assez motivant d’avoir quelqu’un qui est juste à côté, qui nous tient au courant et qui envoie du bois quant il s’agit de défendre l’album.


Votre album sera disponible un peu partout en Europe d’ici le début 2008 et votre tournée européenne débutera en mars prochain, est-ce que le fait d’être sur les routes vous a manqué ?

Tellement. A la fin de la compo, on n’en pouvait plus, vraiment. Et on vient de retourner aux affaires ce weekend, ça faisait un bien fou de jouer des nouvelles chansons, de voir comment elles tenaient la route par rapport aux anciennes, de faire des blagues sur scène. En studio, c’est de la branlette, tu fais ça pour toi et pour ton plaisir, ensuite, il s’agit de recréer l’acte avec des gens, et ça, je connais peu de groupes qui pourraient s’en passer.


J’ai d’ailleurs entendu dire que vous aviez décidé de lever un peu le pied quant au rythme de vos tournées, comme vous avez d’autres occupations professionnelles et personnelles à côté du groupe c’est tout à fait compréhensible, mais est-ce aussi dans l’optique de conserver intact le plaisir de jouer sur scène ?

Oui, entre autre, un concert doit rester du plaisir, tu vois assez vite quand un groupe n’est pas franc sur scène et c’est assez dur d’être complètement investi dans le concert quand tu ne fais plus que ça. On préfère faire un peu moins, mais ne jamais se retrouver à tricher sur une scène.


Depuis quelques années, de plus en plus de groupes suisses rencontrent un certain succès et s’exportent  hors de nos frontières, comment expliquez-vous cette tendance ?

On est un petit pays, c’est dur de devenir un groupe qui tourne quand tu vis dans une nation de 7’000’000 d’habitants, il faut partir. A un niveau nettement inférieur, c’est ce qu’ont fait les suédois depuis les années ’90. Et c’est sans doute pour ça qu’il y a comparativement relativement peu de groupes français ou allemands qui se retrouvent à tourner à l’étranger, ces pays sont assez grands pour que le groupe puisse s’y retrouver sans problème, avoir un nombre de fans et de concerts tout à fait viables. Donc oui, c’est une chance et une malchance d’être suisse, mais quant tu vois que Honey For Petzi de Lausanne vendent plus de disques en Allemagne que la plupart des groupes français, tu te dis que ça vaut la peine d’être obligé à bosser et d’avoir un peu d’ambition.


Il est indéniable qu’Internet est dorénavant un outil indispensable pour tout groupe qui débute et qui souhaite se faire connaître, mais que pensez-vous de tout le foin que font les majors autour du téléchargement ?

Il y a certainement beaucoup de mauvaise foi de part et d’autres, mais les majors refusent le nouveau format (digital pur) parce qu’ils vont perdre le contrôle de l’objet, donc de l’argent. Par contre quand les téléchargeurs disent que la gratuité est normale, ça fait quand même un peu rire. Ce n’est pas normal, c’est juste plus cool pour ton porte-monnaie. Mais j’en fais aussi, il y a un petit côté sportif assez rigolo, et si ça se trouve, le vinyle va continuer sa remontée spectaculaire, donc s’il y a une bonne chose à garder de cette crise, c’est bien que les passionnés se soient remis au meilleur format que la planète ait connu ! Mais bon, pour ce qui est du débat éternel sur le téléchargement, je pense qu’on y verra plus clair d’ici à 10 ans, que ces choses sont entre les mains des puissants, qu’on finira de nouveau par être à leur merci et qu’on n’a pas fini de rigoler.


Les membres de Favez ont des goûts musicaux assez différents, quels ont été vos derniers coups de cœur récemment ?

Pour Guy et Yvan, c’est certainement Wolfmother, pour Fabrice je pense qu’il a beaucoup aimé le dernier Jeremy Enigk (tout comme moi), Maude écoute du Rap indie, je ne m’aventurerais pas à sortir de noms, Jefferson obsède sur Sparklehorse et moi, mon top 5 de l’année est The National, The Snake the cross the crown, Springsteen, Band of Horses et Dogs.


Le Romandie est devenu un lieu incontournable de la vie nocturne Lausannoise depuis son ouverture. La diversité des concerts et des soirées proposées, ainsi que l’atmosphère conviviale qui y règne sont-elles la raison d’un tel succès ?

J’adorerais le croire, mais je pense plutôt que c’est le prix plus que raisonnable de la Bière.
Sans rire, je fais partie de l’assoce qui a monté le club, et on a cherché à faire ça depuis 99, donc on a eu le temps de faire un projet de gestion assez béton. Maintenant le club marche bien surtout parce que les gens sont curieux et qu’ils veulent faire la fête, deux qualités que nous apprécions chez le public lausannois. On essaie de faire en sorte d’avoir des prix bas sur les billets d’entrée, on perd tout le temps de l’argent sur les concerts, et ensuite on se rattrape sur les discos. Tout le monde bosse bénévolement et on compte sur le soutien des gens, pas seulement en présence et en argent, mais surtout pour venir donner un coup de main, servir des bières, ce genre de truc. Donc si vous habitez Lausanne, passez au Romandie, et si vous aimez le lieu, on adorerait vous voir derrière le bar, même une seule fois par année ! C’est ludique, on se fend la malle et on se fait des nouveaux amis !


Il faut dire que depuis la fermeture de la Dolce Vita en 1999, la ville de Lausanne était plus ou moins orpheline d’un club rock. Que gardez-vous comme souvenir de cette salle qui a vu défiler un nombre incalculable de groupes et de soirées ?

Comme toutes les petites salles du monde entier, celle-ci était unique, elle avait une histoire fantastique, un caractère hors du commun, elle a bien vécu et elle est morte assez naturellement, donc pas trop de regrets, sa disparition a permis la création d’un nouvelle scène de gens qui ont pu créer leur propre truc plutôt que de vivre sur les rentes de la génération d’avant. J’ai beaucoup de bons souvenirs, particulièrement Chokebore, Bluetip, Entombed, Third Eye Foundation…


Favez existe depuis dix-sept ans. En regardant en arrière est-ce qu’il y aurait quelque chose que vous feriez différemment ?

Non, rien, on est exactement où on voulait être quand on a commencé à prendre l’affaire au sérieux en ’97, on joue devant des gens malins, enthousiastes et avertis, on fait entre 150 et 400 personnes dans la plupart des pays où on joue. Plus petit, ce ne serait pas vraiment viable, moralement comme financièrement, et plus gros, ça devient franchement impersonnel et désagréable. En plus je trouve que nos albums sont cools, ils ont tous leurs petites qualités et leurs petits défauts, comme les gens qu’on aime : ni lisses, ni idiots…

Quels sont vos objectifs pour les mois / années à venir ? J’ai lu quelque part que vous aviez arrêté de rêver à la vie de star du rock et que pour vous, la réussite était de sortir de bons albums. Actuellement, c’est donc votre passion de la musique et le fait de jouer ensemble qui passe avant tout ?
Exactement, c’est comme ça que ça à toujours été, c’est comme ça que ce sera je l’espère encore longtemps…


Un dernier mot pour nos lecteurs suisses, français et belges ?

Putain putain, c’est vachement bien, vous êtes quand même tous des Européens.

Merci à tous pour votre temps et bonne continuation au groupe !
Merci à toi et à bientôt !

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