Fleshpress – No return

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Style: sludge black metalAnnee de sortie: 2010Label: Kult of NihilowProducteur: James Vuohi

Deux mini albums de Fleshpress sortent cette année. Le visage couvert d’yeux est celui de No return. Une image peu commune pour une couverture d’album de Fleshpress, me rappelant le trait et l’univers dessinés par Mike Huddleston dans le comics Deep Sleeper. Dans ce comic, un écrivain se perd dans ses rêves pour aboutir dans un univers dont il ne pourra plus s’échapper quand un autre se réveillera à sa place dans son propre corps.

La comparaison s’arrête là car le thème de la possession a peu en commun avec la musique de Fleshpress, si ce n’est ce rythme hypnotique qui guide les pas de l’auditeur vers le premier riff massif auquel celui-ci s’attend. Le sludge black metal des finlandais trouve ici de nouvelles variations dans l’art de composer un morceau pesant grâce au jeu de leur batteur, Mikko, aussi membre d’une dizaine d’autres groupes dont les plus connus sont Clandestine Blaze et Deathspell Omega.

Son jeu, celui de la basse et une discrète mélodie suffise à tenir en haleine jusqu’à ce que la guitare surgisse par une porte dérobée pour prolonger la pression, accompagnée d’habituels vocaux black metal du plus bel effet. Un riff des plus massifs, totalement à la hauteur de l’introduction de cinq minutes qui précède son entrée en scène. La conclusion justifie ensuite l’usage du black metal comme genre pour définir la musique de Fleshpress avec une accélération haineuse finissant la création d’un morceau dans la progression du superbe Pillars, dernier album du groupe sorti en 2007.

Après cela, quand une ligne de basse purement Black Sabbath introduit le second, et dernier morceau, la machine est lancée et le riff qui fait suite se révèle tout aussi excellent et ne fait pas mentir la pesante introduction qui le précéde. L’atmosphère est alors moins malsaine, voir détendue, et l’ont comprend mieux la raison de ce mini album, constitué de deux excellents titres toutefois bien différents de ce à quoi Fleshpress a pu nous habituer jusqu’à présent.

Le doom prime donc pour ce deuxième titre, si ce n’est pour la voix du hurleur en début de morceau. Reposant après un imposant départ, le point commun entre ces deux morceaux est l’interaction constante qu’ont les instruments dans l’élaboration d’un groove plus différent l’un que l’autre mais toujours aussi lourd. Deux compositions parfaites dans leur genre respectif.

  1. Dead end the crawling thru shit and blood soul burning
  2. Spiral filter forcing you down to black pyramid

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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Groupes cités dans la chronique

Commentaire

  1. guim says:

    J’ai reçu l’EP ce week end. Disque plus lumineux que ce à quoi je m’attendais, mais oui il a l’air très sympathique. Je pense me chopper l’autre EP prochainement.

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