The Old Dead Tree + Markize + Amartia + Liturgy of Decay – 01 décembre 2007 – Le Nautilys – Comines

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Annee de sortie: 2010

Un samedi soir (c’est-à-dire en plein week-end, pour ceux qui sont mal réveillés), une très bonne salle (le Nautilys, à Comines, 59), une affiche (100% française) plutôt alléchante pour qui affectionne le style, un tarif raisonnable. Et pourtant 3 pelés dans le public. Après le mystère des voix bulgares, le mystère des voies métalliques. Jusqu’à l’arrivée de la tête d’affiche The Old Dead Tree (TODT), j’ai pensé que seuls ces derniers allaient permettre l’apparition de fans en délire. Que nenni, la salle restera jusqu’au bout une caisse de résonance quasi vide. L’éventualité d’une mini tempête dans la région ne me semble pas être la principale raison de cette désaffection. Un peu déprimant quand même. Malgré cela, que nous ont offert les groupes ? Eh ben on va voir ça tranquillement, si vous le voulez bien :

Liturgy of Decay (myspace).
Première fois que j’ai l’occasion d’assister à un concert de ces Gotheux et pourtant c’est à une impression de « déjà vu » que j’ai affaire : le look et l’attitude du chanteur me rappellent en effet immédiatement que les allemands de Diary of Dreams accueillent en leur sein le même personnage. Lorsque à l’image s’ajoute le son, je me dis que, en plus des incontournables du gothique des 80’s, la bande d’Adrian Hates doit définitivement faire partie des influences de Liturgy of Decay. J’ignore si cela était dû à un son de batterie électronique un peu fort mais j’en suis encore à me demander quel pouvait bien être l’intérêt de la 3è guitare. Je n’ai pas été vraiment convaincu par la prestation en soi qui fleurait bon l’amateurisme dans sa mise en place (pause entre chaque morceau trop longue, communication qui était plus le reflet d’une timidité que d’une froideur « gothique » qui aurait pu permettre de mettre en place une ambiance particulière). On a même droit à la lecture laborieuse d’un texte de plusieurs pages sous forme de chronique sociale de notre France d’aujourd’hui : que les piliers du régime se rassurent, ce n’est pas encore ce soir qu’ils seront foulés au pied.

Amartia (myspace).
Bon j’ai quand même voulu relire la chronique que j’avais faite de leur album avant de commencer ce report histoire de comparer mon humeur de l’époque à celle d’hier. Eh bien, autant sur cd la voix de la chanteuse ne m’avait pas convenu, autant sur scène la voix de la chanteuse ne m’a pas convenu non plus. Je n’ai pas non plus réussi à passer outre ma défiance des morceaux qui m’irritaient. Mais j’ai pourtant passé un moment agréable en grande partie grâce à l’excellent guitariste dont chaque solo est un petit bijou : un son superbe, un toucher fluide et une inspiration mélodique particulièrement enivrante. À noter que les autres musiciens « assurent grave leur mère » aussi.
Je disais dans ma chronique (pardon pour l’auto citation mégalomaniaque) « je n’irai pas jusqu’à le déconseiller aux amateurs du genre ». Je vais aujourd’hui un peu plus loin en recommandant plutôt aux amateurs de s’intéresser à Amartia et de ne pas hésiter à aller les saluer en live. Manuel de TODT ira même jusqu’à parler d’agréable surprise au moment des remerciements de groupes accompagnateurs ; j’ai la faiblesse de penser que c’était sincère. Ah j’oubliais : beaux lights.

Markize (myspace).
Je ne connaissais pas ; je n’ai donc lu aucune chronique les concernant. Mais je suis prêt à supposer que les critiques ont dû utiliser des expressions telles que « les Within Evanecoil français ». Ça va du look aux compositions en passant par les lights et les effets sur la voix. En-dehors de quelques approximations, c’est plutôt carré mais ça manque selon moi de personnalité (trop de gimmicks empruntés çà et là) ; en tout cas je n’ai pas pu ne pas me dire « ça sonne comme ci ou comme ça ». Et puis autant être honnête, je n’ai pas tenu tout le set… Oui voilà j’avoue, j’ai craqué au bout de 6 morceaux ! Je pense malgré cela que Markize peut se faire sa petite place au soleil, les amateurs du genre ne manquent pas (sauf à Comines, ce samedi soir…).

The Old Dead Tree myspace).
Bon là faut que je vous explique rapidement dans quel état d’esprit je me trouvais avant de parler de la prestation des fers de lance du metal gothique made in France. J’attendais doublement le groupe – sans pour autant trop en attendre : le dernier concert auquel j’avais assisté m’avait laissé un goût amer (pour moi le groupe ne se donnait pas les moyens de ses ambitions) et le dernier album en date (The water fields) ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (chronique). Mais c’est pétri d’une philosophie stoïcienne que j’abordais ces retrouvailles (ben ouais pas con le mec). Trois bonnes surprises tout d’abord : 1/ le groupe ne laissent pas passer 2 titres avant d’être « dedans » contrairement à leurs habitudes. Les caractéristiques générales sont donc établies dès les premières secondes sans qu’il faille maintes interventions techniques. 2/ Manuel gère intelligemment sa voix et les craintes que j’envisageais quant à la restitution des prouesses studio sont rapidement occultées. Les passages gutturaux sont moins poussés et certains sont mêmes remplacés par une voix, certes virile, mais mois profonde qui permet de s’économiser sur la longueur. 3/ Malgré un jeu un peu « mécanique », le batteur de session assure bien ses parties et offre au groupe une assise rythmique solide. Bon point.
Malgré cela, le groupe (peut-être décontenancé par une foule à la présence clairsemée) ne semble pas dans une forme olympique. Le nouveau deuxième guitariste ne souhaite pas, semble-t-il, modifier la jurisprudence de son prédécesseur en restant très discret, ce qui a un peu pour effet de déséquilibrer la présence scénique du groupe selon moi et l’attention a tendance à se porter vers le chanteur-guitariste malgré la régulière affabilité du bassiste. Impression d’autant plus présente que, et ça c’est une fâcheuse habitude, la guitare et la voix de Manuel Munoz ont un volume sonore très supérieur à celui de son comparse. Pas mal de leads passent ainsi à la trappe pour qui ne connaît pas sur le bout des doigts le répertoire musical. En parlant de répertoire musical, je ne suis malheureusement pas en mesure de faire un « mea culpa » car les versions live des titres du cru 2007 ne parviennent pas plus à me toucher que leur version studio. Je ne suis donc pas mécontent de constater que plus de la moitié (7 très exactement) de la set list provient de la discographie antérieure. Un concert pas mémorable donc mais globalement sympathique.

set list :
Dive
It can’t be
Is your soul for sale
Regarding Kate
We cry as one
How could you
Out of breath
Hey
It’s the same for everyone
Knock out song

rappel :
Start the fire
What else could we said

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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9 Commentaires

  1. AlCheMist says:

    Markize sur scène, c’est de la pose ridicule, du chant à côté de la plaque, des têtes qui doivent plus passer les portes des loges et en plus c’est chiantissime, voilà c’était le tacle de la journée…

  2. Mr NIKE says:

    Live report MARKIZE
    « c à chier par terre » metol mag
    « leur jeu de scène est pitoyable » Gothik fanzine
    « ils se prennent pas pour de la merde, pourtant c’en est… » blairo trash magazine
    Ils devraient arrêter là les frais…

  3. darkantisthene says:

    ah ouais en fait moi j’ai été super sympa finalement !

  4. un spectateur says:

    des potes on fait un concert a lille avec eux et m’ont dit : « c’est des connards qui se la pète, alors que leur chanteuse chante faux. »
    no comment

  5. Edenrecord says:

    Bonjour, je me présente David organisateur (Edenrecord) du concert du 1er décembre 2007.
    Je suis très dessus de vos réactions, de ce que vous dit sur les groups et de votre comportement.
    Organiser une t’elle soirée demande beaucoup de travail et d’argent.
    Voir vos réactions me fait panser que la France n’est pas prête de ce passer du Rap R&B (il ne faut pas vous plaindre). Je suis attristé, je ne suis pas pré de réorganiser dans le nord de la France.
    Bonne année.

  6. karthen says:

    La critique est facile, surtout quand il s’agit de parler de groupes francais…c’est bien domage.

  7. Yacine says:

    Liturgy Of decay: ce qui est sûr, c’est que le chanteur est un pervers narcissique à mon avis assez dangereux et passablement perturbé spirituellement parlant. Sa musique est à l’image de sa mégalomanie. Le refuge dans le gotheux est idéal pour ce genre d’individu…

  8. Liturgy Of Decay (ch says:

    Enchanté Yacine.

  9. Sels. says:

    « Voir vos réactions me fait panser que la France n’est pas prête de ce passer du Rap R&B  »
    Déjà, apprends à écrire. Ensuite,
    Dire une chose pareille est plus ridicule encore que ceux qui critiquent le concert. Quoi, on n’a plus le droit d’aimer certaines choses? Et si ceux qui n’aiment pas Markize par exemple, écoutent à la base du métal de qualité et qu’ils trouvent LÉGITIMEMENT que Markize est stéréotypé et mauvais en plus ?
    Ce n’est pas parce qu’on adore pas tout ce que la scène métal française produit qu’on a mauvais gout. Markize, en effet, est un groupe inutile comme beaucoup d’autre.
    Alors, réfléchis avant de débiter des conneries plus grosse que ton encéphale.
    Quand à celui qui élucubre sur la personnalité d’Olivier (chanteur de Liturgy), qu’il aille décidément se coucher. Sans doute que Yacine dit cela avec un arrière goût fascisant …

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