Presto Ballet – Peace Among the Ruins

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Style: hard rock progressifAnnee de sortie: 2005Label: InsideOut Music

Il est des groupes qui ont perdu leur grandeur d’antan, c’est le cas de Metal Church. Ce groupe culte de heavy/thrash metal américain des 80’s n’est plus aussi fringant qu’il l’était à la grande époque de David Wayne (décédé cette année à 48 ans R.I.P.). Il suffit d’écouter le très mollasson The Weight of the World pour comprendre que ce groupe a perdu une grande partie de sa hargne d’antan. Pourquoi je vous parle de Metal Church en introduction de cette chronique du premier album de Presto Ballet ? J’ai abusé de trop de lait de chèvre ? Que nenni, Presto Ballet est tout simplement le nouveau projet du sieur Kurdt Vanderhoof, leader de l’Eglise de Metal.

L’adage selon lequel avec l’age on perd de sa fougue impétueuse est un peu vrai pour Vanderhoof. Avec Presto Ballet (oui je sais on a vu mieux comme nom de groupe et à ce titre je vous dispense de tout jeu de mot pourri), il n’est point question d’un heavy metal musclé ou d’un thrash metal corrosif. Notre cher Kurdt joue ici une musique beaucoup moins virulente, il s’agit ici de hard rock progressif aux sonorités 70’s. Ah ça y est, je vois déjà ceux pour qui le mot « progressif » est synonyme d’ennuie, de morceaux aux longueurs exagérées et de démonstration instrumentale stérile. J’imagine que ce style musical n’est pas du genre à attirer les fans de Metal Church (s’il en existe encore), pourtant ils auraient bien tort de prendre la poudre d’escampette.

A la différence d’un groupe comme The Flower Kings qui intègre aussi des sonorités très 70’s (orgue hammond, melotron, sons de synthé typique de cette époque, groove de la basse ou chœurs très 70’s), Presto Ballet va à l’essentiel. Ici, pas de morceaux aux longueurs infinis (le titre le plus long fait 7.34 et le plus court 3.39), ni de passages instrumentaux sans fin. On peut rapprocher le groupe d’un Spock’s Beard d’une certaine façon. On pense surtout à des références des 70’s tel que Kansas, Yes, Uriah Heep, Genesis et Deep Purple. D’ailleurs, pour retrouver ce feeling 70’s, outre les instruments vintage utilisés, l’album a été enregistré en analogique.

C’est peut-être ça qui donne à Peace Among The Ruins cette chaleur si 70’s et rend cette musique tellement vivante (un feeling live en quelque sorte). Quand au chanteur, Scott Albright, il vocalise dans un registre très proche de celui de certaines grandes stars du rock progressif des 70’s tel Jon Anderson (Yes), Greg Lake (Emerson, Lake & Palmer) ou Geddy Lee (Rush).

Le hard rock progressif de Presto Ballet est à la fois énergique et groovy (« Peace Among The Ruins », « Speed On Time »), épique et mystique (« The Fringes », « Find The Time », « Slave ») ou bien encore pop et ensoleillé (« Seasons », « Sunshine »). Le morceau titre fait beaucoup pensé à de l’excellent Deep Purple, un morceau comme le groupe anglais n’est plus capable d’en pondre.

La variété des compos, le style très accessible et la performance vocale du chanteur sont les atouts d’un album qui ne plaira pas seulement qu’aux fans de rock progressif. Alors certes, rien de bien nouveau ici, tout cela sonne même plutôt ancien, mais n’est-ce pas dès fois dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ? En tout cas, ce genre de disque fait un bien fou en période estivale.

  1. peace among the ruins
  2. the fringes
  3. seasons
  4. find the time
  5. speed of time
  6. sunshine
  7. slave
  8. bringin’ it on
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