Impure Wilhelmina

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Annee de sortie: 2010
Arrivé un peu en avance au Point Ephémère à Paris pour y voir le soir-même le concert d’Impure Wilhelmina et Knut et interviewer ces derniers, nous avons rencontrés les membres d’Impure Wihelmina et improvisé cette interview sans trop avoir prévu de questions. Je m’excuse donc du manque de professionnalisme (première interview en ce qui me concerne) dont nous avons pus faire preuve bien que l’interview en elle-même s’est tout de même révélé assez instructive. Petite discussion avec Mathias (bassiste) et Michael (Chanteur et Guitariste) :

Hororo : En premier lieu on aurait déjà bien aimé savoir l’impression que vous avez de cette tournée avec Knut.

Mathias : Ben ce sont des gros connards de première, on se fait royalement chier. Type en face : On se tape toujours sur la gueule. Là c’est la dernière date et on en a vraiment ras le bol.

Michael: Non, a part ça on joue dans des salles un peu différentes tous les soirs, il y a une bonne ambiance entre nous.


Hororo : Au sujet du groupe, il y a eu pas mal de changements il y a un an, un an et demi.

Michael : Il y a un an, on a le batteur et le guitariste qui sont partis pour des raisons professionnelles et pour finir des études et on a décidé pendant l’enregistrement du dernier album de continuer l’aventure. Mario et Alex sont arrivés ensuite et sont dans le groupe depuis à peu près une année.

Hororo : Mais la transition s’est bien faites, y’a pas eu de problème?

Mathias : Ben il ont du apprendre les morceaux.
Michael : On a mis un peu de temps a trouver des gens, ça a flotté un peu un moment.

Hororo : Vu qu’il y a une intimité importante dans ce que vous confiez dans les morceaux le fait d’accueillir de nouveaux membres ça a du être un peu dur ?

Michael : Comme c’est moi qui amène la plupart des choses et même avant dans le groupe, que il y ait deux personnes en plus ou pas ce n’est pas tellement différent… Mais le travail qu’on a pu faire ensemble sur les nouvelles compos que j’amenais, et bien ça a été super.
Mathias : Quoiqu’on n’est pas des machines, les choses se passent différemment selon les personnes, mais en l’occurrence ça fonctionne.

Hororo : Et vous sentez déjà une différence, ce que vous pourrez prendre comme une orientation plus tard ?

Mathias : Oui on a composés des trucs mais… enfin moi j’ai pas d’idées, c’est encore à travailler.
Michael : Oui enfin ça se passe bien, c’est vraiment cool, c’est vrai que l’on a du apprendre pas mal de l’ancien répertoire pour les concerts. Mais pendant les prochaines semaines on va composer ensemble.

Hororo : J’aurais une question par rapport au premier album, est ce qu’il va être réédité ?

Mathias : Le I Can’t Believe I Was Born In July ?

Michael : Il est justement déjà réédité.

Hororo : Ah ok, parce que moi j’ai eu un mal fou a le trouver.

Michael : On en a ce soir, et il va être redistribué par Overcome.

Hororo : On parlait au départ de la tournée avec Knut est ce que vous trouvez qu’il y a un lien important entre vous, par exemple au niveau du son ?

Michael : Au niveau du son, c’est-à-dire ?

Fewz : Est-ce qu’il y un son suisse ?


Mathias : Ben, nous on ne le voit pas.
Michael : C’est à vous de nous le dire. Chacun fait son truc, c’est vrai qu’il y a une bonne ambiance et qu’on les connaît un peu. Les groupes sont tout de même très différents les uns des autres.

Hororo : C’est clair que les groupes sont bien indépendants mais je trouvais qu’il y avait une sorte de puissance, une manière de voir, peut être comme la Norvège dans le black metal ?

Michael : T’arrives a lier des groupes entre eux, tu fais la comparaison avec le black metal mais tu reconnais chaque identité de chaque groupes. Nous, c’est clair que l’on est plus tournés vers la France.

Hororo : Finalement vous ne voyez pas trop de différences culturelles entre la France et la Suisse ?

Michael : Aucune même, on a le même culture que vous, on a les mêmes affinités et vision, les mêmes mode d’emploi. Et puis Genève c’est quoi ? C’est rien.


Hororo : Au niveau du dernier album dans le livret il y a pas mal d’illustrations qui forment une histoire et j’aurais aimé savoir si au niveau des paroles ça se transcrit, peut être pas comme un album concept mais une logique ?

Michael : Plus pour July, dans ce nouvel album c’est plus au niveau de la musique. Les textes des morceaux sont indépendants. Je sais que le type qui a fait la pochette a écouté l’album en boucle en faisant ses dessins, il a fait le scénario dans sa tête mais bon après faudrait lui demander a lui … mais il est pas là.

Fewz : Comment s’est passé la rencontre avec la personne qui s’occupait de l’artwork parce que je trouve qu’il y a une forte identité visuelle par rapport a votre groupe

Mathias : Alors pour July c’est un de nos amis qui voulez absolument faire la pochette donc il est parti sur un truc, il nous l’a montré et on a travaillé dessus un peu ensemble et pour le nouvel album c’est le même gars mais on voulait qu’il fasse un truc plus dessiné.
Michael : Le prochain se sera un truc avec des photos…

Hororo : Est-ce que ça a beaucoup d’importance pour vous le livret.

Michael : C’est la première fois que l’on a fait un livret, pour July c’était un truc beaucoup plus simple. Ca dépend de l’envie du moment.

Hororo : Mais est ce que pour vous il y a toujours besoin d’un travail au niveau de la presentation, de la pochette. Est-ce que ça de paire avec l’album ?

Michael : Nous on supervise, on ne fait jamais ça nous-même. On garde un Å“il dessus.
Ce que l’on dit au gars qui fait la pochette c’est « fait ce que tu veux » en lui disant ce que nous on aimerait bien dans l’ensemble, en l’occurence qu’on aimerait bien des dessins. Pour l’instant ça se passe bien parce que les gens s’impliquent bien dans la musique, ensuite ils creusent et ils nous font pas un truc torché à la va vite.

Hororo : Votre but en tant que musicien c’est tout simplement de faire des chansons ou vous vous exposez vous-même ou est ce qu’il y a un besoin de créer une ambiance.

Mathias : Quand tu composes, t’as envie de toucher les gens avec ta musique.
Michael : Moi j’aime bien écouter des choses très triste parce que ça me libère de certains trucs. Donc j’ai fait l’album dans le même esprit de ce que j’aime écouter.

Fewz : Qu’est ce que vous faites a coté du groupe ?

Mathias : Disons qu’on n’a pas l’intermittence comme en France. Donc si tu veux faire de la musique, dans n’importe quel style, tu dois travailler derrière.
Michael : Moi je fais des remplacements en physique et en maths dans des collèges.

Fewz : Et tes élèves, ils sont au courant que tu fais partis d’un groupe ?

Michael : Ouais, ils sont au courant mais ils écoutent du Hip Hop.

Hororo : Mais est ce que la musique ça passe avant ce que vous faites ou est ce que c’est juste un rêve que vous essayez de réaliser.

Michael : Ben, le travail t’est obligé de toute façon.
Mathias : Quand tu te lèves un matin et que t’a bossé toute la semaine et que tu dois aller en studio et qu’il est 9 H du mat et que t’a trois semaines de vacances et que ça va être tout les jours comme ça et ben c’est cool. Ce n’est pas dur, ce n’est pas contraignant. Mon boulot est cool mais voilà, je préfère faire de la musique.

Vu le manque de préparation que j’ai mentionné au début notre interview s’est donc un peu arrêté n’importe comment mais avec la confirmation que malgré tout ce qui peut boucher la route d’un musicien dans sa vie personnelle et professionnelle, Impure Wihelmina était un groupe passionné et c’est finalement tout ce qui compte.

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

hororo a écrit 395 articles sur Eklektik.

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