Dour Festival 2005 – 14/15/16 juillet 2005 – Dour – Belgique

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On était en Belgique pour le festival de Dour en ce week-end prolongé du 14 juillet pour assister à ce festival hétéroclite toujours riche en surprises où la variété est de mise, la qualité aussi, d’autant que l’organisation était des plus réussies pour cette 17ème édition. 

Le festival de Dour est situé à quelques kilomètres de la France, il ne manquerait plus que les portables captent les réseaux français et on se croirait en France car tout sur place n’est presque indiqué qu’en français. 

Cette année Dour affichait complet avec 128.000 personnes sur 4 jours, record battu pour un festival alternatif sans grosse tête d’affiche et qui fait la part belle aux découvertes, avec plus de 150 groupes pour un prix plutôt raisonnable, 70€ (+ 10€ de camping). 

On y était en un peu plus de 2h de voiture au départ de Paris (c’est une des frontières belges les plus proches de Paris), déjà sous un soleil de plomb qui s’abattra sur nous ces 4 jours et nous vaudra quelques coups de soleil et une soif permanente! 

Il y a une longue queue à l’entrée à notre arrivée car, comme le camping est situé à l’intérieur même du festival, il faut y rentrer avec tente et tout le barda pour pouvoir planter sa tente. Ce système s’avère être très bien pensé car nous n’aurons pas à sortir du tout du festival pendant sa durée, tout en nous baladant sans contrainte entre le site lui-même et le camping attenant. 
Au camping, l’infrastructure est autre qu’au Fury Fest, pas mal de sanitaires, des points d’eau, des douches (payantes), des stands bouffe et boisson.
L’ambiance du camping est bien sympa, d’ailleurs beaucoup viennent à Dour autant pour le festival et ses groupes que pour le camping et son ambiance.

Ce festival est assez bien organisé, pas mal de petits idées pratiques : distribution de crème solaire, point pour recharger ses portables avec tous types de chargeurs, aspergeurs d’eaux (des brumisateurs ambulants), camping collé au festival. La nourriture n’est pas trop chère et assez variée, 10€ les 6 bières mais c’est de la Hoegardden quand même, patrie de la bière oblige!
Un bosquet amène une ombre bienvenue au milieu du site brûlé par le soleil, situé entre 2 chapiteaux et la grand scène, on y entend un vrai brouhaha.
Sinon niveau scènes, pas moins de 6 dont 4 chapiteaux et 2 en plein air. Aucune n’est vraiment monumentale, aucune n’est toute petite non plus, les groupes jouent tous dans des conditions correctes.

Jeudi

On arrivera pas trop tôt aux concerts le jeudi, après les attentes de routine au parking puis au camping et le temps de trouver un emplacement et d’installer nos tentes, mais nous étions surtout en fait intéréssés par le concert d’Isis ce jour-là. 

Nashville Pussy
(crusto) Pour moi, tout l’intérêt de ce groupe n’est pas la musique mais les deux nanas du groupe. Deux blondasses assez vulgaires il faut l’avouer, mais c’est déjà mieux que rien. Musicalement, ce n’est pas du tout mon délire. Le groupe prends du retard à cause des problèmes techniques. Le groupe commence enfin, une dizaine de minutes plus tard, et la moitié du premier morceau me motive a partir faire un tour, voir les autres scènes, avant de revenir un peu plus tard sous la même tente/ scène. 

Isis
Ils jouent juste après Nashville Pussy. Le son est pas mauvais et les compos en sont d’autant plus efficaces. J’ai trouvé le set du groupe meilleur qu’à la Loco avec Jesu et Dälek. "So Did We", "Wills Dissolve", "Backlit" sont joués, tout comme l’excellent "The Begining And The End", ansi que d’autres titres tels que "Celestial". Le set est prenant, intense, pas mal de monde est en semi-trance (drogues, alcool et chaleur aidant), et l’heure que passera Isis sur scène paraît très et trop courte. On en redemande, un rappel est effectué. Le groupe a délivré cet après-midi là un des meilleurs concerts de cette 17e édition. 
(jonben) Génial, rien à dire j’étais à fond pendant tout le set – en état de semi-trance oui ;), un gros son et des compos admirables, une présence palpable du groupe sous une tente surchauffée, encore mieux qu’à la Loco ! 

TTC
(crusto) Premier groupe de rap du festival. Ils jouent sur la grande scène, en plein air, soleil de plomb en pleine gueule. Le problème de cette scène fût le son approximatif tout au long du festival, mais en même temps, c’était prévisible et quasiment logique. Donc voilà, un groupe de rap français dont on ne comprend aucune parole, c’est embattant. Le set est mitigé, j’ai trouvé le groupe un peu trop amorphe, limite chiant, alors que j’aime beaucoup leurs disques. Dommage. 

On bouffe, on glande, on discute avec les voisins de camping, et on s’en va écouter Vitalic
Ce mec est un DJ de l’est de la France, un nancéen. Pas mal de monde devant la scène. La musique que nous propose le sieur est digne des boites de nuits d’Ibiza. J’aime pas, et le mec chie à quelques reprises sur ses enchaînements. Mais le public apprécie. 

Jaga Jazzist
Ce groupe suédois est un orchestre mêlant jazz, rock, cuivres, xylophone, contre basse… C’est très bon, les musiciens sont tous carrés, à l’aise techniquement, doués. Les membres sont pour la plupart charismatiques, mais c’est le batteur qui l’est le plus. Il bouge de son kit pour aller sur le devant de la scène, en vrai chef d’orchestre. Première bonne découverte. 
(jonben) Une dizaine de musiciens à fond dedans sous le grand chapiteau du fond où Isis ont joué plus tôt, un batteur explosif pour des rythmiques sonnant entre jazz et électro avec une frappe digne d’un groupe de hardcore, des signatures rythmiques évoluées pour des tempos chaloupés, Jaga jazzist m’ont mis ma 2ème claque de la journée alors que je n’en attendait pas forcément autant. J’avais déjà vu le groupe il y a 2 ans ici même à Dour et il ne m’avait pas marqué plus que ça, j’avais trouvé leur set à l’époque assez ennuyeux sur la longueur mais là, c’était énorme, des morceaux énormément groovy avec des rythmiques complexes mais entrainantes, le dernier album plus speed avec des guitares orientées post-rock a sûrement dû joué pas mal sur leur set live. 

Vendredi 

On arrive sur le site dès le début d’après-midi pour une journée sous le signe de la variété avec une suite de groupes dont la musique navique entre metal et hardcore sur la Pop Bitch et la Main Stage, sachant qu’on a aussi entendudes bribes d’un paquet d’autres concerts hip hop, reggae, électro, pop/rock qui avaient lieu sur les autres scènes. 

F.A.K.E
(crusto) C’est le Papa Roach belge. Un métal avec chant mélodique, puis hurlé. Le public s’emmerde, ne bouge pas. Il est à peine 14h. Les musiciens s’en sortent pas trop mal, même si leur musique n’est pas géniale. 

Resistance
Ils remplacent Stampin’ Ground que je suis dégoûté de ne pas avoir pû voir. Groupe belge avec le chanteur de Battlefield proposant un metalcore avec un chant hardcore à la limite du death par moment. Ca bouge pas mal, beaucoup de double pédale, mais le son est moyen. Le public est réceptif et les premiers mosheurs sont dans le pit. 

Lofofora
On quitte la scene pour aller voir Lofofora. Toujours ce problème de son sur la grande scène, c’est énervant. On entends quasiment que la basse et le chant. Dans l’assistance, pas mal de fans du groupe, qui reprennent en chœurs les paroles. Le concert est une fois de plus bousillé à cause du son pas terrible, mais aux dire de certains, pas pire qu’au Fury Fest. On s’en va, ça nous saoule. 

Sage Francis
(jonben) Après un "La Peau" assez mal interprété, on fuit Lofofora, préfèrant aller voir le hip hop de Sage Francis, phénomène du hip hop underground que j’avais bien envie de découvrir sur scène et on ne le regrettera pas. Ce Sage Francis, un gars massif à la barbe impressionante rape avec conviction et ça se sent. La plupart des groupes hip hop que j’ai eu l’occasion de voir m’ont saoulé par leur attitude de branleurs de banlieue prétentieux, rien de tout ça avec Sage Francis, c’est 100% bonne ambiance et le flow rapide et très rythmé du bonhomme est des plus agréable. Il est secondé d’un autre barbu à la gratte et un autre aux platines qui tape la plupart du temps les rythmiques en direct sur une beat box. Les 2 participent vocalement. 
Les morceaux se suivent, bien énergiques, très dansants, Sage Francis n’hésitant pas à se lancer dans des danses énergiques délirantes secondé par ses 2 acolytes plus 2 autres qui viendront le rejoindre pour se lacher totalement en danses improvisées. Mais le set est quand même sérieux, entre 2 vannes sur 50 Cent, Sage Francis pose une critique de son pays sous fond de l’hymne national US, un "Star Spangled Banner" trituré, ou se pose pour un morceau folk chanté en hommage au feu roi de la country Johnny Cash. Sage Francis : 1ère fois que je vois du hip hop qui m’emballe autant, un flow super rapide, des instrus bien gérées avec un gratteux et un mec aux samples et à la beat box qui tapait les rythmiques en live mais surtout une grosse presence scénique, les mecs qui se lachent totalement. 

Unsane
Unsane sur la grande scène ne draine pas beaucoup de pélerins et le public sera de plus en plus clairsemé. C’est vrai qu’il est difficile de voir où veut en venir le groupe, le son étant des plus crades alors que la musique du groupe est déjà des plus noisy. Le groupe sera annoncé avec emphase par le parrain du festival mais le groupe n’était pas des plus animés sur scène, bref j’assistais un peu éloigné, pas du tout dedans.
(crusto) Toujours la même Main Stage, toujours le même problème. Le son de la guitare est mauvais, alors que c’est un élément majeur du groupe new-yorkais. Les compos s’enchaînent et la bouillie sonore qui ressort donne l’impression que le groupe joue toujours le même morceau. Plus la fin approche, plus les compos sont meilleures. J’ai bien aimé tout le set du groupe, mais ce son a encore une fois tout gâché. 

On file, et on arrive juste à la fin de Cataract. Le dernier morceau est le « hit » du combo suisse : "Nothing’s Left". Tant pis, j’aurais bien aimé les voir, mais ça sera la prochaine fois. 

Entombed
On retourne à la grande scène pour voir les vétérans suédois, Entombed. Leur death n’ roll est terrible. Un petit problème de guitare, mais sinon, comme par magie, le son est presque bon ! Un événement. Et tant mieux pour Entombed, qui nous jouera ses "Hollow Man", "Wolverine Blues", "Scottish Hell", "Full of Hell" etc.. Un set tres efficace, rock n’ roll, au plaisir de tous les metaleux de l’assistance. Un bon concert.
(jonben) Croyant y voir Cult of Luna, on arrive devant la grande scène et c’est Entombed qui arrive, ils devaient jouer juste après et ont demandé à leurs compatriotes d’échanger leurs places sur l’affiche, sûrement pour pouvoir partir plus tôt vers un autre lieu. Sous le soleil tombant, le death matiné d’esprit rock n’roll des vétérans suédois assure, le chanteur au cheveux longs malgré un crane quelque peu dégarni a toujours la patate. Un bon set classique mais sans folie, les morceaux sont bien retranscrits malgré des duels de solos pas toujours très réussis.

Walls Of Jericho
(crusto) On retourne dans la Popbitch Tent (celle des concerts de hardcore). Et c’est Walls Of Jericho qui se produit. Le concert sera énorme. Le son est bon, les compos sont très bien rendues, les titres sont taillés pour la scène. Candace est une pile de 10 000 volts, bouge partout, saute partout, et le public est taré. Un circle pit, puis beaucoup de moulinets, de kicks, l’ambiance tough guy…Le set dure une heure environ, mais une très bonne heure. L’un des meilleurs concerts du festival. 

Cult Of Luna
Cult Of Luna joue sur la grande scène. Le son n’est pas mauvais, mais je n’arrive pas à rentrer dans l’ambiance. Il est 20h environ, en plein soleil. Les compos du groupe sonnent plus lourdes que celles d’Isis, et le chanteur braille à souhaits. J’aime beaucoup sur disque, mais là, je n’ai pas accroché. La faute à quoi ? Sans doute à un créneau horaire pas top et à une scène tout sauf intime. 
(jonben) Effectivement, Cult of Luna n’étaient pas vraiment à leur place en plein air sur la grande scène ensoleillée mais ça a quand même bien donné, même si c’était beaucoup moins prenant que dans une ambiance plus feutrée, comme celles auxquelles on a pu avoir droit à La Loco ou dernièrement au Fury Fest. 

Fantomas
Pour Fantomas, un max de public s’est déjà rassemblé avant même le début du concert, bizarre vu la musique bien difficile d’accès du groupe, sûrement un effet hype ou peut-être un effet "Patton". Le groupe offrira un set comme toujours millimétré avec un pot-pourri de leurs différents albums. Leur musique faite de changements incessants d’un extrême à l’autre ponctué par les chants, bruitages buccaux et cris démentiels du chef d’orchestre Patton. Bien nickel au final comme à leur habitude avec un set équivalent à celui du Fury.
(crusto) A peine le temps de glander qu’on arrive devant la deuxième grande scène du festival, pour voir Mike Patton et Fantomas. Et là, énormément de monde ! Autant qu’a Vitalic. 
Le set dure une heure environ, mais une heure de délire, de changements incessants de rythmes, enfin du Fantomas quoi. C’est pas mal du tout, le son est bon, et le public, en grande partie en phase de découverte, ne comprenais pas tout le temps le trip du groupe. Mais le groupe ne fait pas fuir, fascine et « hypnotise ». Bozzio derrière sa « batterie » est un véritable monstre de technique. Le set se fini, et on arrive devant Laibach. 

Laibach

Le groupe slovène, militariste et jouant sur l’ambiguïté politique me saoule un peu. Je n’aime pas l’indus, mais c’est pas mal fait. Le plus du concert sont, pour moi, les deux blondasses sur scène (crevard style). Nous restons donc quelques morceaux. 

Amon Tobin
Nous revenons pour Amon Tobin. Le brésilien sera au début hué car ses morceaux sont trop ambiants, pas assez groovy. Mais le mec n’est pas con, il va monter en puissance, et proposer des morceaux de plus en plus dansants, rendant pas mal de gens en transe. Et pour finir, Amon Tobin mixera du Slayer, avec Mike Patton en tant que guest, qui poussera des hurlements dont il a le secret, au grand plaisir de l’assistance. Un bon set electro qui montera en crescendo. 

Samedi

On arive sur le site dès le début d’après-midi pour une journée très axée metalcore, sous la Pop Bitch en particulier, mais tout de même avec le regret qu’Heaven Shall Burn et Stampin’ Ground aient annulé. Un paquet de gens, ce samedi le site est blindé, et on a même parfois limite du mal à circuler sur un site qui est quand même bien énorme et bien foutu, avec de nombreuses zones d’ombre. 

Deadsoil/ Born from Pain / Diecast
(jonben) Les allemands de Deadsoil et Born from Pain puis les américains de Diecast nous assènent 3 sortes de metalcore différentes et même si l’originalité n’est pas forcément là, les 3 groupes sont efficace en live. Les riffs metal pleuvent, l’agression du chant hardcore aussi, l’air de la Pop Bitch commence à bouillir sous l’influence des pits qui se déchainent progressivement. Au final 3 bons concerts bien pêchus avec des sons assez corrects.

Jesu
Enfin je vois Jesu! Après un set avorté en 1ère partie d’Isis à la Loco plus tôt cette année, on attendait tous de voir un vrai set du groupe de Justin Broadrick. Passant sur la grande scène clairsemée à 16h, on a encore eu droit à un soleil brûlant, je me cache d’ailleurs à l’ombre de la tour des ingés son et lumière. Le son se révèle assez froid et faiblard sur les 1ers morceaux, on entendait quasiment pas la voix. Limite l’ennui commence à pointer puis le son s’améliore petit à petit, et certains morceaux commencent à bien donner, en particulier "" de l’album sur lequel les cris de Broadrick nous réveillent. Jesu ne nous ont pas sorti le concert du festival, ça c’est sûr mais c’était plaisant.

Mes acolytes dont Crusto commencent à accuser sérieusement l’accumulation alcool + soleil et je les accompagnent chancelants sous le rendez-vous de ces 4 jours, vers le bosquet central puis retourne voir Eths!

Eths
Le public est beaucoup plus nombreux que pour Jesu sur la grande scène mais toujours assez statique sous une chaleur toujours écrasante, pourtant le groupe bénéficie d’un gros son et assurera un très bon set.
Dénigrés par certains, Eths est quand même un sans conteste un groupe français de talent et qui se donne à fond sur scène, toujours bien motivés et mobiles, ils méritent amplement leur succès, tournant sans relache dans toute la France. Ce n’est pas la 1ère fois que je les voyais mais c’est celle qui m’a le plus marqué, autant scéniquement que musicalement, les morceaux donnant dans un néo assez brutal et souvent sophistiqué dominé par la voix phénoménale de leur frontwoman dont la carrure fluette ne laisse pas présager une telle voix.
Surtout que Candice se donne sur scène, communique bien avec le public, elle enverra même balader de quelques remarques bien senties les quelques blaireaux du 1er rangs qui lui sortent des "à poil". Ils l’auront sûrement énervée car elle crache ses tripes, elle hurle même littéralement à la mort certains passages, tout en alternant avec quelques chants clairs donnant plutôt bien.
Bref un très bon set du groupe, je n’écoute pas leur album des masses mais c’est sur scène que le groupe révèle sa valeur. 

25 ta Life
Juste après, je vais voir Rick Ta Life qui aboie sous la PopBitch. A ma surprise, je crois être à un autre concert car j’entend des growls et le guitariste joue un riff thrashy avec un son bien métal qui m’a assez emballé, mais non c’est bien 25 Ta Life qui bénéficie d’un son assez nickel, encore meilleur que pour les autres groupes harcore sur cette scène. Rick et sa bande reprennent rapidement une orientation plus hardcore (old school to new school comme on dit), ça bouge bien, les riffs sont simples mais ça envoie, Rick, entièrement tatoué sauf le visage et aux longues dreadlocks, encourage au circle pit. Première fois que je voyais le groupe et j’en ai une bonne impression, surtout que le pit était le plus déchainé du festival, Rick ayant un sens de la communication et du feeling hardcore inné.

Napalm Death
Après un petit tour au campin, je reviens alors que Napalm Death sont en train d’atomiser la Popbitch. Entre quelques discours sur le retrait des troupes anglaises d’Irak, Napalm Death nous assène un son extrème et percutant ne laissant aucune place au compromis mélodique. Ca sonnait plutôt bien mais je dois dire que j’étais un peu saoulé après m’être tapé autant de concerts metal/hardcore et je suis parti au bout de quelques titres.

Alec Empire 
Bizarre, j’avais vu Alec Empire il y a 4/5 ans, je me rapellais d’un truc éléctro noise bourrin qui pétait les oreilles, là c’était plus un rock électro façon electro-clash punky. Son groupe est une formation rock classique, guitare/basse/batterie, avec en plus au clavier la japonaise assez canon qui le suit souvent.
Un vrai batteur et un gratteux ça fait une différence, les gros beats sont toujours présents mais accompagnés de sons plus acoustiques, c’était au final assez plaisant, surtout que le bonhomme a une bonne présence scénique, il slammera d’ailleurs sur le public sous fond de rythmqiues noisy apocalyptiques. 

On passera le reste de la soirée à errer entre les scènes et le camping, je m’atarderait un moment pour La Phaze, groupe français electro/ragga/rock, le groupe fait pour bouger par excellence, des beats electro/drum n’bass avec un fond ragga, c’est pas très palpitant mais ça motive le plus statique des festivaliers présents.
On range les tentes dès le lendemain midi et on va tout poser dans la caisse. On ne se rendra compte qu’à ce moment qu’il y a un lac artificiel juste à côté du parking, mais du genre le pûr lac, au fond d’une carrière avec une eau minéralisée d’un bleu limpide. Si on avait su on serait venu se baigner comme les dizaines de gens qu’on y voit. A savoir pour l’année prochaine si on revient.
On repasse au festival utiliser nos derniers tickets et voir un coup Israel Vibration puis les français des Fils de Teuhpu mais ça nous a rapidement gavés et on commençait à sentir passer la fatigue de 3 jours de festival un peu agités, on quitte donc Dour direction Paris.

Voilà on a quand même réussi à voir pas mal de groupes bien bons, la 1ère soirée étant celle qui m’a le plus marqué musicalement avec les excellents Isis et Jaga Jazzist
mais on a aussi passé un très bon moment pendant ces 4 jours un peu en-dehors du monde, dédiés à la musique, l’ambiance et la bière belge et autres boissons, et cette année à la canicule également même si les aménagements du festival la rendirent supportable. 

En tous cas Dour est définitivement un festival à faire, il y en a forcément pour tous les goûts, un fan d’électro, de reggae, de pop-rock ou de hip hop a autant de chance de voir plusieurs groupes intéressants par jour qu’un amateur de metal/hardcore, ce qui en fait un festival convivial et métissé où on peut venir avec n’importe quel pote quel que soit ses goûts.

Toutes les photos proviennent de http://live.dourfestival.be/

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 497 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. toma says:

    Bonjour messieurs, j’espère que vous avez cuvé depuis dour parceque c’était pas glorieux! Je me rends compte que c’est peut etre pas le cas parce que les caractères blancs sur fond blanc, c’est pas une bonne idée…
    Si vous vous souvenez je suis celui à qui vous aviez absolument tenu à filer une compil’ Overcome.
    Cool quand meme le webzine, lachez pas l’affaire.

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