Bilan 2014 – Angrom

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Annee de sortie: 2014

La fin de l’année approchant … (Euh … en fait je suis un peu à la bourre) il est temps de conclure 2014 par un petit bilan de cette année que j’ai trouvé plutôt qualitative : environ 70 albums 2014 écoutés pour une vingtaine d’achats. Cette année ayant été assez dense, je me permets de mettre en valeur un top 10 strict et quelques mentions honorables qui auraient pu figurer dans le top 10 d’une année moins riche

Top 10 (stricto sensu et sans ordre particulier)

Kaleidoscope

Transatlantic Kaleidoscope
Les nouveaux rois du progressif sont de retour, et après un troisième album un peu décevant, retrouvent le chemin des filets avec un Kaleidoscope assez varié comme son nom l’indique.

sixxam

Sixx AM – Modern Vintage
Découverte du groupe pour moi avec ce disque lumineux, bourré de tubes imparables et foutrement bien tricoté par DJ Ashba, Nikki Sixx et James Michael.

Perret

Guillaume Perret & the Electric Epic – Open Me
Sans doute mon disque de l’année, un mélange aventureux de jazz, de progressif, de metal (presque) et de rock, avec plein d’effets sur les saxophones. Guillaume Perret transforme l’essai du premier album avec brio.

TriptykonMelana2014

Triptykon – Melana Chasmata
Un parangon de noirceur. Tom G Warrior se bonifie, comme le pinard, avec le temps. Melana Chasmata est un voyage malsain dont on ne ressort pas indemne, mais comme dans les peintures de Goya, la beauté se trouve souvent au fond de la noirceur.

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Iced Earth – Plagues Of Babylon
Les années passent et Iced Earth reste au top. Un second excellent album de heavy pour la bande à Schaffer, mon seul petit regret étant que les soucis de santé de ce dernier n’aient pas permis au groupe de venir le défendre sur scène au Hellfest.

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Flying Colors – Second Nature
Un grower . Au début, on se dit que le groupe n’a pas réussi à se surpasser avec ce second disque. Et puis les écoutes passent et le disque s’impose de lui même comme l’excellent album de pop-rock-progressif qu’il est. Mike Portnoy tire encore une fois son épingle du jeu en plaçant deux de ses projets dans le top 10.

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Behemoth – The Satanist
Le second album sombre du top annuel. Behemoth est au top avec un album aussi concis et efficace que son titre. Les puristes crieront sans doute à la trahison, mais force est de constater que le tour de force réussi par la bande à Nergal est foutrement impressionnant.

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Blues Pills – Blues Pills
La belle découverte de l’année. Un groupe frais qui ne réinvente pas grand chose mais qui a signé un premier disque enthousiasmant qui a tourné tout l’été dans l’autoradio. Le rock 70’s n’est pas mort et Blues Pills est bien parti pour en être l’un de ses représentants au sein de la nouvelle génération.

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Jack White – Lazaretto
Le disque qui m’a fait entrer dans l’univers d’un artiste que ça m’énervait de ne pas aimer… Quasiment que des tubes rock , avec le petit coté brut et garage qui va bien.

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Dark Fortress –Venereal Dawn
Dernier disque de la noire trilogie qui squatte ce top ten, Dark Fortress m’a réconcilié avec le black metal intelligent cette année. Mais je sens qu’il va me falloir une palanquée d’écoutes pour en saisir toutes les nuances.

Mentions honorables

Je souhaite mettre en évidence dans cette catégorie quelques disques qui ont manqué de peu le top dix : tout d’abord le rock burné et inventif des belges de Triggerfinger avec leur By Absence Of The Sun et celui plus classique mais irrésistible (surtout en live) des norvégiens d’ Audrey Horne dont le Pure Heavy porte bien son titre.
Côté brutal Bloodbath tire son épingle du jeu avec un Grand Morbid Funeral qui poursuit l’évolution de ce supergroupe du death metal sans trahir la tradition. Primordial  signe avec Where Greater Men Have Fallen un excellent disque, qui est juste un peu trop proche des standards du groupe pour accrocher le top 10. Même constat pour  Mastodon, même si Once More Round The Sun est à mon avis au dessus du précédent, et se paye sans conteste le tube de l’année avec « The Motherload », ce très bon disque reste un peu trop dans les sentiers battus pour que ce soit un véritable coup de coeur. Enfin Steven Wilson nous fait patienter avant son très attendu prochain album solo avec un compile de reprises et d’inédits fort sympathique :  Cover Version.

Voilà pour 2014, en avant pour 2015 !

En bonus une petite playlist des morceaux que j’ai le plus aimé cette année.

Playlist 2014
Flying Colors – « Mask Machine »

Audrey Horne – « Waiting For The Night »
Iced Earth – « Chtulhu »
Behemoth – « O Father O Satan O Sun! »
Mastodon – « The Motherload »
Transatlantic – « Black As The Sky »
Triggerfinger – « By Absence Of The Sun »
Steven Wilson – « The Day before you came » (Abba cover)
Blues Pills – « Gypsy »
Sixx AM – « Stars »

Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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